Leurs valeurs de la République

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Quand les politiciens républicains évoquent les valeurs de la République, « Leurs valeurs », Ils ont tout dit. Après, rideau, circulez : il n’y a rien à voir, rien à dire, rien à réfléchir, juste se taire...

On n’entend plus que cela : les valeurs de la république ! Ils n’ont que cette expression à la bouche ; c’est la vérité indépassable du temple républicain, le Graal avant-gardiste du messianisme idéologique moderno-progressiste : on ne peut penser mieux, ni plus fort, ni plus haut ; on est dans les hauteurs où culmine l’esprit.

Je me suis souvent posé la question de savoir la tête que feraient les adeptes du faisceau républicain si on venait à leur demander d’énumérer à brûle-pourpoint ces fameuses valeurs républicaines. Et de les définir. Ce sont surtout des incantations qu’ils ânonnent béatement pour ne pas dire bêtement, des slogans creux qu’on lance pour se rassurer dans lequel chacun y met ce qu’il veut y trouver, comme l’inévitable « vivre-ensemble » ou comme les droits de l’homme auxquels ils font sans cesse référence sans même en connaître le contenu et probablement sans rien n’y comprendre, et sans même s’apercevoir que dans les trente articles de la Déclaration onusienne, le mot « droit » est répété 62 fois, tandis que l’on découvre en fin de lecture le mot « devoir » signalé une fois, comme pour dire qu’on en a parlé… Une déclaration humanistoïde à caractère universel qui offre tous les droits au nouveau Dieu de l’humanité qualifié « Homme », et n’exige de lui aucun devoir en retour, aucune prise de responsabilité, il y a là une grave lacune intellectuelle qui fait douter de l’équilibre mental des auteurs de cette Déclaration. Mais qui en parle ?

Ils se veulent des esprits ouverts, tolérants, fraternels, humains, tout pénétrés de l’esprit des Lumières. Et pourtant les politiciens républicains ne cessent de conduire la France au chaos. Ils l’entraînent à disparaître par obsolescence et à discréditer l’occupant légitime, c’est-à-dire le Français de souche.

Je vais essayer de faire un effort de pédagogie dans leur sens, donner ma version ces antiennes qu’ils invoquent à tout bout de champ, les « valeurs de la République », tels que je les interprète… à ma façon et à titre personnel, bien sûr.

Les droits de l’homme, comprenons : les droits du sous-homme, de l’homme dévirilisé, déresponsabilisé, docilisé, infantilisé, castré, bêtifié, décérébré, zombifié, ectoplasmifié, un consommateur réduit à ses ultimes fonctions vitales neurovégétatives et à la gestion de son tractus gastro-intestinal. Bref, l’Homme nouveau du Nouvel Ordre Mondial.

La démocratie, comprenons : la démocratie imposée au nom du peuple ; jamais la démocratie selon le peuple. Une démocratie imposée au nom du peuple n’est pas la démocratie. Le comble, ils ignorent, ils bafouent ce qu’ils ont eux-mêmes institué : le principe de la Constitution, c’est-à-dire : « La république est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

La laïcité, comprenons : le bourrage de crâne idéologique intensif selon la trilogie socialisme, libéralisme, communisme, soit le matérialisme absolu, la négation de toute morale fondées sur l’ordre naturel, de toute spiritualité attachée à l’ordre surnaturel.

La devise républicaine

Comprenons :

a) La liberté selon Saint-Just (1) : pas de liberté pour les ennemis de la liberté ; autrement dit, c’est moi, Saint-Just, qui décide de la liberté dont je m’arroge l’usage : donc pas de liberté pour ceux qui ne pensent pas comme je pense moi ; pas de liberté pour ceux qui n’expriment pas ce que j’exprime moi (En général le « pas de liberté », chez Saint-Just, signifiait la mort !). 

b) L’égalité : le nivellement par le bas, l’égalitarisme rouleau compresseur, araser tout ce qui dépasse, mettre les aigles et les colibris dans la même cage comme dit Victor Hugo (il le disait à propos du communisme, mais on y revient), promouvoir les médiocres et les crétins alpinoïdes ; l’égalité pour tous, oui, mais sauf pour le républicain égalitariste : je prône l’égalité au nom de la république, mais je me considère moins égal que les autres parce que je le vaux bien et que je ne suis pas prêt de mettre en commun tout ce qui m’appartient.

c) La Fraternité : entre copains, coquins, faquins, requins, entre gens qui se tiennent par la barbichette, entre initiés comploteurs, entre frères Trois-points, entre pêcheurs en eau trouble et gibier de potence, entre profiteurs de la Gueuse, entre profiteurs de toutes les bonnes occasions que procure la vache-à-lait France, à l’exclusion de tous ceux qui sont interdits de festin.

Le républicain, qu’il soit de droite ou de gauche, a une caractéristique essentielle : il a tous les droits, la notion de devoir étant une idée folle qui ne remonte pas jusqu’à son cerveau ; ces droits lui sont garantis à vie par les valeurs de la république. Les devoirs, c’est pour les cougourdes du privé qui payent des impôts sur la valeur ajoutée qu’ils créent. Et si par hasard on n’est pas d’accord avec les valeurs républicaines ? Eh bien, sachez que si vous n’êtes pas d’accord avec les valeurs républicaines, vous n’aurez qu’un droit et un seul résumé en quatre points : travaille, consomme, paye et tais-toi ! La vraie devise de la République.

Ajoutons à cela les grands mots comme humanisme, universalisme cosmopolitisme, mondialisme, etc.

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1. Il serait bon de conseiller aux fervents de la République qui ne rêvent, comme le fameux Peillon (ministre socialiste éphémère de l’Éducation nationale sous Hollande) que de religion laïque ou de religion républicaine, de faire de Saint-Just le saint patron de la République ; un homme qui écrit : « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » ne peut être que tout à fait mauvais ; il mérite donc des dévots de la laïcité qu’il soit élevé sur les autels de la République !

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Les valeurs de la République : joindre l’idéologie à l’esprit vénal

  • Les valeurs de la République, c’est le détournement de l’État, c’est-à-dire la captation et le vol de la propriété publique qu’ils se partagent avec les fonctions et les privilèges.
  • Les valeurs de la République, c’est la mentalité fonctionnaire techno-bureaucratique (1), la mentalité de ceux qui se dévouent au service qu’ils se rendent d’abord à eux-mêmes (le fameux service public) et qu’ils font payer cher, très cher, aux « usagers », trois fois : par le tarif, par l’impôt, par l’emprunt… et pour une qualité de service le plus souvent aléatoire.
  • De ceux qui considèrent que tout leur est dû, que tout leur est acquis de droit, et qui ne se reconnaissent aucun devoir. Un certain 4 août, ils ont soi-disant fait tomber les privilèges, mais ce n’était que pour mieux les accaparer à leur profit.
  • De ceux qui considèrent qu’ils ont le droit exclusif à la liberté d’expression parce que leur parole légitimée par leur statut a valeur d’autorité assermentée ; ce qui fait qu’on entend qu’eux, alors qu’ils devraient être de ceux qu’on entend le moins.
  • La République Française est la plus grosse fabrique au monde de fonctionnaires et de citoyens assistés.
  • La République Française vit depuis la « Libération-sic » sous le régime communiste néostalinien de la fonction publique (Statut Thorez).
  • Nombre de gens du privé, hélas !, ont la même mentalité que les fonctionnaires parce qu’ils sortent des mêmes écoles républicaines ou conventionnées grandes et petites, des mêmes entreprises de formatage collectiviste.  
  • La République Française est donc un système totalitaire.
  • Du coup, ces valeurs républicaines dont ils ne cessent de se targuer ne sont en définitive que des mensonges d’apparatchiks cryptocommunistes fabriqués à leur avantage, qui font d’eux des parasites sociaux vivant aux dépens de la société civile.

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    1. Lorsqu’on aborde de façon critique la fonction publique aujourd’hui en France, cela ne veut pas dire qu’on s’en prend au fonctionnaire intuitu personae, mais qu’on vise le système dans ses fondements qui reposent sur l’irresponsabilité structurelle attachée à la nature même de l’activité fonctionnelle ; irresponsabilité que renforcent 1) la garantie de l’emploi et du salaire à vie ; 2) la finalité d’une activité budgétisée qui se caractérise par une absence totale d’obligation de moyens : ils prélèvent, c’est tout ; quant à l’obligation de résultat, c’est à la va comme je te pousse dans une débauche de gaspillages. Il n’en reste pas moins, que s’il existe nombre de gens honnêtes et de valeur dans le système comme partout, il entretient en son sein, et plus que partout ailleurs, un nombre infini de bras cassés, de parasites, d’inutiles sociaux, poids morts qui pèsent sur la société civile et entravent son dynamisme. République et fonction publique sont coexistentielles et consubstantielles de l’État moderne ; elles ruinent les peuples et les nations européennes.

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Mais quel est donc le but de la République ?

Le but de la République, cela depuis son avènement en 1792, est clairement, après le renversement de l’Ancien Régime monarchique, la destruction de la nation française, de la famille et de la religion catholique. D’origine judéo-maçonnico-protestante comme nous l’avons vu, ce système, typiquement anglo-saxon comme la franc-maçonnerie, a été imposé à tous les pays du monde, à l’exception des « monarchies » pétrolières créées artificiellement par les Anglo-américains pour contrôler les riches gisements pétroliers du Moyen-Orient.

La République est basée sur une dilution de l’unité nationale ou division partitocratique imposée par le biais des idéologies que sont le socialisme, le communisme, le libéralisme et leurs avatars, toutes contrôlées aujourd’hui par les oligarchies financières mondialistes ; fausses oppositions, fausses alternances, fausse légitimité, cristallisant et énervant les citoyens autour de conflits idéologiques artificiels destinés à entretenir la division au sein du peuple et à l’affaiblir. Les républiques, véritables armes de destruction massive aux mains des ennemis de l’humanité, ont pour but de faire régner le chaos afin d’aboutir à la destruction des vieilles nations européennes, de préparer leur dissolution au sein du Nouvel Ordre Mondial et d’assurer le triomphe de la dictature universelle.  

Contrairement à ce que l’on entend rabâcher à longueur de temps, la république n’a rien à voir avec la démocratie. Il est important de ne pas confondre république et démocratie qui sont totalement antithétique. La représentation dite nationale — principalement les députés — est une imposture (parmi d’autres !) dont la fonction est moins de représenter les électeurs que de faire passer dans le peuple la volonté des oligarchies mondialistes.

On peut le constater à leur féroce opposition à la démocratie directe et à leur haine des mouvements patriotiques ou nationalistes, allant même jusqu’à les harceler judiciairement ou jeter leurs leaders en prison, à défaut de les éliminer physiquement… pour le moment.

Il est important d’avoir à l’esprit que la République n’est pas la France ; elle n’est pas la nation non plus ; on remarquera cette chose étrange — mais pas si étrange quand on connaît les dessous — que les républicains parlent de la République comme d’un pays, et n’emploient le mot « France » que par nécessité, comme ils parlent de concitoyens, jamais de compatriotes, etc.

Plus que jamais la démocratie directe s’impose ou il faudra admettre la fin de la France comme nation historique indépendante et souveraine, et admettre également que le « peuple libre » au sens strict du mot « France » n’est plus qu’un peuple esclave soumis à la domination mondiale du Veau d’Or.   

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Et maintenant la question :

Pourquoi abolir la République ?

Parce qu’elle est le Mal… J’ajouterai même le mal total, le mal satanique absolu qui prend le contrepied systématique de notre civilisation chrétienne multiséculaire. Si des détracteurs s’avisaient de vouloir démontrer tout ce qu’elle a apporté à la France, je leur répondrais, preuves à l’appui, qu’il est facile, et même trop facile aujourd’hui, de démontrer le contraire à travers le remarquable travail civilisationnel laissé en héritage par l’Ancien Régime, même avec ses défauts. La faute à qui ? Je dirais la faute aux catholiques — dont je suis — qui sont restés trop timorés, trop prisonniers du Ralliement à la République depuis plus d’un siècle, et qui n’en ont obtenu, en retour, que mépris, avanies et humiliations ; trop crispés sur l’héritage royaliste, qu’ils soient maurrassiens ou non, contrerévolutionnaires ou autres, trop spectateurs complices de leur propre sort ; le résultat est qu’ils ont été incapables de constituer un corps politique solide, structuré, combatif, alors que le matériel intellectuel était sous leurs pieds et à portée de mains ; ils n’avaient qu’à se baisser pour le ramasser, avec la certitude d’avoir le soutien d’un peuple généreux et enthousiaste prêt à s’engager dans le combat pour défendre son pays, un pays que des forces obscures veulent transformer dans un sens qu’ils rejettent. À part des initiatives isolées sans lendemains, les catholiques ont été absorbés par leurs pires ennemis, les républicains ; ils ont été mithridatisés puis se sont dilués dans les minables démocraties chrétiennes et n’ont jamais pu faire mieux que d’être des républicains honteux.

Un instant sur la dichotomie de Jésus, quand il sépare le temporel du spirituel. Quand on fait de la politique on est obligé d’y penser, et je me souviens d’en avoir discuté avec des amis quand j’étais au FN historique. Quelle position tenir quand on est catholique ? Quand Jésus dit : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », cette célèbre directive, souvent prise à la lettre, a pour effet de pousser à la démobilisation ceux qui l’appliquent avec rigueur et sans discernement. Seulement quand Jésus dit « Rendez à César », il ne dit pas : « Ne soyez pas César »… Et c’est là qu’est toute la différence. Jésus, homme de paix et de bonne volonté s’il en fut, n’a jamais fait allusion aux problèmes militaires, ni aux problèmes politiques, ni aux problèmes de son pays en général ; il accepte cependant de guérir le serviteur du centurion, l’occupant de la Palestine, même s’il est surpris de cette demande : « Moi, j’irais le guérir ? » La seule allusion à ce problème vient de Jean le Baptiste, quand des militaires qu’il vient de baptiser lui demandent : « Que nous faut-il faire ? » Et Jean de répondre : « Ne faites ni violence ni tort à personne, et contentez-vous de votre solde. » Autrement dit, faites la guerre si vous devez la faire, mais faites-la proprement… Si tant est que cet adverbe soit un mot approprié en parlant de guerre.

La guerre, qu’elle soit militaire ou politique, est impitoyable, que l’arme soit meurtrière ou argumentaire ; quand il s’agit de défendre justement sa vie, celle des siens, ce à quoi l’on tient le plus, parce que ce à quoi on tient le plus a une immense valeur, — une valeur sentimentale, humaine, spirituelle qui transcende toute espèce de réalité. Alors le combat s’impose et il est du devoir de chacun de s’y engager, corps, biens et âmes.

Une France qui n’est plus catholique, n’est plus la France : elle trahit sa mission terrestre, le vœu de Clovis et le sacrifice de Jeanne.

Il faut sauver la France

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