Le monde qui va mal

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 Pourquoi le monde va mal...

La réponse est simple, elle s’impose à la réflexion de tout esprit sagace comme un fait indiscutable.  

Dans les 30 articles de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de l’ONU (1948), la plus universellement utilisée...

Le mot DROIT est employé

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Le mot DEVOIR est employé

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Cherchez l'erreur !

Il n’est question que « Toute personne a le droit de… ». D’accord, toute personne a le « droit de »… ; mais elle n’a jamais le « devoir de »... Un peu facile de n’avoir que des droits.

Quand, dans une société, on a pour principe supérieur moral et civique de favoriser à ce point les droits subjectifs au détriment des devoirs, c’est qu’on a la nette volonté d’aliéner l’homme plutôt que de le « libérer ». Et c’est pour cela que le monde va mal.

Voilà pourquoi, au nom des droits d’un homme maçonnique divinisé et glorifié, d’un Homme virtuel qui n’existe pas et qui a remplacé le culte de Dieu par le culte d’un ectoplasme anthropomorphe, on peut tout se permettre, tout s’autoriser, tout justifier, les abus de pouvoir les plus intolérables, comme les déviances les plus dégradantes... Notez bien cette constatation : les défenseurs des droits de l’homme, sont tous, sans exception, des gens de pouvoir, c’est-à-dire, en premier lieu, des gens d’argent et des politiciens. Les droits de l’homme ne sont pour eux qu’un brevet d’honorabilité et de bonne fréquentation qu’ils exhibent à tout propos pour camoufler leurs turpitudes.

Les droits subjectifs relèvent de la sujétion de l’individu à l’autorité de l’État et dépendent donc d’un pouvoir.

Le devoir relève de la responsabilité individuelle, donc de la liberté propre à chacun et dépend de sa conscience morale.

Cet aspect fondamental de la personnalité de l’homme est totalement occulté dans la Déclaration onusienne.

J’ai déjà beaucoup glosé sur les prétendus droits de l’homme, mais la question qui revient régulièrement, qui me turlupine, est celle-ci : de quel droit, des gens comme vous et moi, qui ne sont ni plus ni moins que des mammifères comme tout le monde, et qui se distinguent des autres mammifères en ce qu’ils baissent la culotte pour faire leur besoins, s’autorisent-ils au nom d’une supériorité autoproclamée que d’autres n’auraient pas, de décréter et d’imposer des commandements de portée universelle en référence à un homme abstrait, équivoque, purement théorique, — des commandements devant lesquels l’humanité entière devrait s’incliner, se soumettre, et cela sans jamais consulter les premiers concernés, c’est-à-dire les hommes eux-mêmes ?

Quel est leur pouvoir ? De quel démiurge le tiennent-ils ? De Dieu ou du Grand Architecte de l’Univers ? Même Moïse, qui se posait en Guide du Peuple élu, rendait compte à Dieu ; il ne se substituait pas à lui (enfin, si on veut...). Même Jésus n’a jamais excipé de sa nature divine avec autant d’arrogance que ces fonctionnaires prétencieux qui ont fixé dans le marbre ces prétendus droits de l’homme selon leur propre arbitraire ; nos grands « humanistes » auraient besoin d’apprendre de lui l’humilité, d’autant qu’il a mis sa vie en exemple de ses commandements.

Les rédacteurs anglo-saxons de la Déclaration universelle des Droits de l’homme (toujours à l'avant-garde, les Anglo-Saxons, dans ce genre d'escroqueries universalisantes) étaient à l’origine francs-maçons, Juifs pour certains, de gauche pour d’autres. Inutile de dire que cela réduit la portée et la valeur de cette pseudo-déclaration à la dimension d’une profession de foi politico-politicienne à vocation sectaire ; ils avaient en plus la prétention de donner à ce parchemin une valeur universelle. Plus forts que Dieu.

Les trente articles sont des déclarations de principe, un égrenage de bons sentiments très progressistes, qui n’ont qu’une portée limitée réduite à de simples recommandations n’engageant personne. Autrement dit, comme souvent les déclarations ronflantes et pompeuses, ils n’ont aucune valeur juridique. Par ailleurs, qui les applique et qui les fait respecter ? Ces principes sont souvent contradictoires ; si bien que lorsqu'on exige tous les droits, on est obligé d’en supprimer certains pour en favoriser d’autres, selon les intérêts en présence ; il en résulte que certains en ont plus que d'autres ; cela s'appelle des privilèges ; et l'on se doute que cela peut être mal vécu par ceux qui ont le sentiment d'un deux poids deux mesures. Après l’utopie, la dure réalité. Ensuite, à quel homme s’adresse cette Déclaration onusienne ? Un homme hypothétique, purement théorique, complètement déresponsabilisé, hyper-protégé, qui ne doit rien à lui-même mais tout à la société, qui ne s’engage sur rien, ne prend aucun risque dans la vie et n’a que des avantages à revendiquer ? D’autre part, un individu malintentionné pourrait prendre systématiquement le contrepied de chaque article de la Déclaration, et la transformer en manuel du parfait dictateur. Fini les bons sentiments, et vive Big Brother !

Certains de dire : « À défaut, on peut se rabattre sur la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, bien française, celle-là. Au moins elle n’a pas de prétention universelle ».

« Bien française » ? La Déclaration française de 1789 est d’inspiration anglo-saxonne et maçonnique comme les autres (Déclaration des droits de l’État de Virginie, 1776), comme tout ce qui est républicain. Cela permet d’en finir avec cette forgerie, cet énorme mensonge, ce mythe insupportable au nom duquel certains se croient autorisés de clamer à tout instant que la France est la patrie des droits de l’homme. La France n’a jamais été la « patrie » ni le pays des droits de l’homme, c’est une pure invention, une imposture, une supercherie de première issue des abstractions meurtrières de l’esprit maçonnique des « Lumières ».

D’autre part, si son contenu est quand même plus équilibré que celui de la Déclaration de l’ONU (elle s’adresse au moins à un homme décrété citoyen), dans le fond cela ne change rien. De plus, elle est entachée d’un vice également énorme : d’après des historiens qui se sont penchés sur la question, les 17 articles de la Déclaration ont été systématiquement bafoués par les hommes de la Révolution française qui ne cessaient, pendant qu’ils égorgeaient leurs compatriotes ou les mettaient en prison, de se réclamer des « Immortels principes » (voir ci-dessus le manuel du parfait dictateur). Des « principes immortels », sauf pour ceux qui en sont mort.

Revenons à notre bonne vieille morale helléno-chrétienne. Elle ne nous a jamais trompés ; elle ne nous a jamais trahis ; mieux, elle a servi à faire, parmi les meilleurs d’entre nous, des hommes et des femmes accomplis, et au diable les déclarations des droits de l’homme ! 

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Addendum

L’application de la Déclaration des droits de l’homme a entraîné la création d’une multitude de dispositions tendant à lutter contre le racisme et les discriminations. Ainsi les chartes de la « diversité » — souvent titrées « Nos valeurs » (sic) — se sont multipliées dans de nombreuses entreprises parmi les plus importantes, particulièrement les multinationales et les entreprises du bâtiment grosses consommatrices de main-d’œuvre immigrée ; tel ce spécialiste national du recyclage de déchets dont la charte exprime clairement la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances (sic), et qui s’engage pour le respect des droits de l’homme. On n’en demande pas tant à un patron. La judiciarisation du politiquement correct les fait plier voire les rend dingues. Beaucoup d’entreprises en font des tonnes dans le domaine de la diversité ; soit qu’elles sont en recherche de crédits publics ou de subventions ; soit qu’elles sont tenues par des contrats avec l’État et les collectivités territoriales ; alors, elles se tiennent à carreau et au garde-à-vous ; certains patrons n’hésitent pas à prendre la carte politique de l’élu local, même s’ils n’en partagent pas les idées. Il serait bon cependant que les entreprises et leurs DRH (sic) se contentent de rester des entreprises, et qu’elles ne se croient pas obligées de se transformer en nouveaux sanctuaires distributeurs de moraline pour satisfaire à l’idéologie du politiquement correct ou à la doxa du moment. Pour ce qui est de la vraie morale, il existe une institution dédiée à cette fin : l’Église catholique ; elle l’a fait depuis des siècles, très bien ; mais elle le fait aussi très mal depuis quelques décennies, j’en conviens ; mais c’est son job ; certainement pas celui d’un chef d’entreprise…

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