Le désastre français

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On peut dire que nos derniers Présidents de la République, à partir de Georges Pompidou, suivi de MM Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron, en attendant les suivants, auront été une plaie pour la France, un cauchemar pour notre pays. Ils nous auront tout fait. Et selon le rituel désormais admis comme l’un des dogmes fondamentaux de la république : ne jamais consulter les citoyens ; leur imposer, contents pas contents, les scories idéologiques que l’on fait passer pour des idées politiques et les mettre devant le fait accompli.

On peut d’ailleurs se poser la question : est-ce que nous avons eu de bons Présidents de la République ? Est-ce qu’un « bon » Président c’est quelque chose de possible, d’imaginable, de concevable dans une république ? Qu’est-ce que c’est pour un patriote, un bon Président de la République ? Peut-on le définir ? Le général de Gaulle fut certainement celui qui eut le plus de panache. S’il n’avait laissé un mauvais souvenir pour avoir incorporé les communistes dans son premier gouvernement au nom de la Résistance, après la Libération-sic — une erreur que la France paiera cher, très cher, et paye encore aujourd’hui —, et s’il n’avait pas bradé nos colonies dans des conditions scandaleuses, on peut dire qu’il aurait été un très grand.

Une exception parmi la cohorte d’insignifiants qui jalonnent la courte histoire de la République, au point qu’il est permis de se demander si la fonction de Présidentielle n’est pas le suprême faire valoir des médiocres et des crétins… Et qu’on se demande à la fin si la France a réellement besoin d’un Président de la République. Encore, certains s’efforçaient-ils de maintenir haut le pavillon français. Avec les sept derniers, la France n’est jamais tombée si bas à l’aune de leur personnalité inconsistante, de leur manque absolu de clairvoyance, de sens politique qu’il ne faut pas confondre avec l’esprit politicien, de leur absence d’envergure intellectuelle et morale, jamais elle n’aura été si près de son anéantissement.

Il y a une grave erreur que les Français entretiennent sans doute par ignorance : ils croient que le Président de la République, chef de l’État, est aussi le chef de la Nation… Il n’en est rien ; il n’est ni le chef de la nation, ni le chef des Français. Premier magistrat, il est avant tout le premier fonctionnaire de France, le chef des fonctionnaires, même si le caractère honorifique de sa fonction le hisse aux plus hautes responsabilités de la statocratie nationale ; il a la mentalité et tous les défauts de cette corporation d’assujettis à l’État.

Totalement soumis à l’empire des idéologies, toute leur action de premiers magistrats de France aura été d’avilir systématiquement ce pays, de balayer son histoire, d’effacer tous les apports de sa brillante civilisation. Le sixième du lot, François Hollande, ne peut pas avoir fait pire contre la France que ce qu’on fait ses prédécesseurs qui n’ont fait que préparer le terrain et lui ouvrir les portes de l’enfer. Hollande y est entré de plain-pied ; il s’est résolument engagé dans cette logique de destruction infernale et ravageuse, et fait tout son possible pour la mener à son terme. Ses successeurs n’auront plus grand chose à faire derrière lui pour achever la France s’ils le désirent ; je dis « achever » au sens qu’il ne leur restera plus qu’à tirer le rideau, gentiment, sans bruit, sans fastes ostentatoires, sans embarras inutiles. Silence, on étouffe, on tue lentement, on enterre.

Les Français en sont arrivés à ce point d’inanité intellectuelle et morale qu’ils sont prêts à tout accepter, même la disparition de leur pays ; ils sont inhibés, mithridatisés au point d’être totalement insensibles à son sort, au sort de ce pays de France qui est le leur, qui est encore, jusqu’à preuve du contraire, leur patrie ; si, évidemment, le mot a encore un sens pour eux. Les prédécesseurs auront préparé le terrain ; ils ont fait l’essentiel de la sale besogne ; il appartiendra aux successeurs de parachever le travail de démolition ; ils n’auront même pas besoin de donner l’impression d’être pire qu’eux ; même pas besoin de prendre des décisions susceptibles d’aller à rebrousse-poil des électeurs de droite, là aussi si le mot veut encore dire quelque chose ; ceux-ci sont psychologiquement anéantis, prêts à tous les renoncements, à toutes les démissions ; ils n’auront plus qu’à continuer le train-train de déconstruction historique de la France, de la transformer définitivement en une zone de non-droit généralisé, où elle ne sera plus qu’un champ de ruine banlieusarde et cosmopolite, entièrement ouvert à la pétaudière mondialiste étendue à la dimension d’un pays.

Quelques exemples sur les cinquantes dernières années :

  • Montée en flèche des impôts, taxes et prélèvements obligatoires.
  • Poids de la bureaucratie administrative de l’État et des collectivités sur la vie des citoyens (État-providence pour les uns, État-vampire pour les autres). 
  • Abolition des frontières et ouverture de notre pays à tous les aventurismes cosmopolites.
  • Invasion migratoire, regroupement familial des immigrés et islamisation rampante du pays.
  • Transformation de la France en bureau d’aide sociale universel.
  • Multiplication de l’assistanat social.
  • Gonflement gigantesque des effectifs de la fonction publique.
  • Montée en flèche de l’insécurité, de la drogue, de la délinquance, de la criminalité généralisée.
  • Explosion de la dette publique.
  • Mise sous contrôle de la grande presse.
  • Restrictions de la liberté de penser et de s’exprimer.
  • Mise en œuvre de l’euro, monnaie universelle introduite pour dissoudre les souverainetés nationales et assujettir les peuples aux grandes oligarchies financières mondialistes.
  • Aliénation de l’État français à la haute finance internationale.
  • Délocalisation de nombreuses activités industrielles, voire artisanales.
  • Abandon aux puissances étrangères de pans entiers de notre économie.
  • Disparition des fleurons de notre industrie.
  • Perte de nombreux savoir-faire professionnels.
  • État du chômage structurel à un niveau chronique.
  • Mise à l’encan du patrimoine privé et public des Français.
  • Suppression de la peine de mort.
  • Interruption volontaire de grossesse.
  • Destruction de la famille patrimoniale et patriarcale.
  • Promotion de toutes les déviances intellectuelles et morales, dont la théorie du genre, le féminisme et l’homosexualité au profit de l’anarchie sociale.
  • Dilution de la souveraineté française dans L’Europe supranationale.
  • Inféodation de la France au Nouvel Ordre Mondial.
  • Désastre de l’école laïque et républicaine, école « gratuite » la plus chère du monde par élève, pour un résultat médiocre et hors de prix pour la communauté.
  • Mensonge de la laïcité qui n’a jamais signifié « neutralité » mais idéologie socialo-communiste appliquée aux élèves des écoles de la République.
  • Destruction du sentiment national et de la conscience civique dans l’esprit des citoyens.
  • Entretien des Français dans le mépris de leur pays et de la France historique afin de leur inoculer la haine de soi.
  • Éducation fondée sur le mépris du travail manuel ouvrier et paysan.
  • Mise en œuvre de l’euro, monnaie universelle introduite pour dissoudre les souverainetés nationales et assujettir les peuples aux grandes oligarchies financières mondialistes.
  • Dissolution des « vieilles nations » européennes dans le Nouvel Ordre Mondial.
  • Déferlement d’une sous-culture d’abrutissement de masse importée des États-Unis destinée à valoriser les médiocres, les débiles sociaux et les névropathes mondains.
  • Mépris de la vraie culture, de ce qui est beau et moralement gratifiant.
  • Précarité des retraites et de ceux qui ont travaillé dur et enrichi la France durant des décennies.
  • Destruction de l’agriculture paysanne familiale.
  • Arrachement à la terre de millions de familles qui auraient pu fort bien subsister dans nos campagnes et les faire vivre, moyennant une adaptation réfléchie au progrès.
  • Désertification des campagnes, aggravées par les élus locaux poussant à vendre les terres familiales aux citadins et aux étrangers.
  • Bétonnage, goudronnage de la terre arable et mitage des paysages.
  • Défiguration des villes, des campagnes, des bords de mer.
  • Explosion de l’urbanisme de type ville-monde, ville dortoir, ville hors-sol, ville concentrationnaire.
  • Spectre de la surpopulation fondée sur l’immigration de peuplement.
  • Liquidation de la France historique, de son passé, de sa foi catholique, de son peuple originel.

Ce n’est là qu’une vue d’ensemble. Tout est fait pour que les Français ne se reconnaissent plus dans leur pays historique, pour qu’ils oublient qu’il a un passé plus que millénaire, qu’il représente une civilisation exceptionnelle. Non, il faut que les Français ressemblent de plus en plus à des Américains ou à des Anglo-Saxons. Pire, à un peuple vassalisé par les États-Unis et soumis au Nouvel Ordre Mondial imposé patr ces derniers. Il faut que la France se renie et devienne un pays sans nom, comme les USA, un pays sans peuplement d’origine, comme les USA, ces États-Unis qui ne sont qu’un agglomérat de communautés exogènes, un pays issu de l’imposture judéo-maçonnique protestante, un pays que les snobs et les intéressés essaient de nous faire prendre pour un modèle de civilisation, alors que, derrière la propagande officielle, le soi-disant modèle est ce que l’on peut se représenter de pire en cette matière ; et cela malgré les apparences et le courage certain de ceux qui, parmi le peuple américain, s’échinent à donner une figure plus avenante, plus présentable de leur pays, de sauver la face et leur honneur de pionniers ou ce qui l’en reste. Le prétendu Nouveau Monde, qui se veut un modèle pour le monde entier, la nouvelle Babel interdite par Dieu, est sans aucun doute ce que l’on peut imaginer de plus abominable comme « meilleur des mondes ». Quant au rêve américain, il ne fait plus rêver que les gogos et les esprits falots qui en sont restés à la légende hollywoodienne, ou à leur vision de l’Amérique limitée aux séries télévisées et à l’infantilisme disnéen.

On se demande s’il ne faudrait pas tout remettre à plat, repartir sur de nouvelles bases politiques et civilisationnelles en mettant en avant la France réelle. Mais au fond, si l’on doute du Président de la République, n’est-ce pas de la République dans sa totalité et dans sa représentativité qu’il faut douter ? Et qu’il faudrait passer par-dessus bord pour s’en débarrasser ? Car s’il y a bien quelque chose dont on doit « faire table rase », selon la formule consacrée, ce n’est certainement pas de notre passé national, mais bien de la République dite « Française »... En urgence. 

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