Les saintes patronnes de Force Française

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Quand on est un mouvement politique, en appeler au saint patronage d’une élue du Ciel, élevée sur l’autel de la sainteté, est une initiative pour le moins délicate, pour certains probablement incongrue et malvenue. Certes, il est de tradition dans le catholicisme de ne pas mélanger religion et politique, selon la célèbre dichotomie du Christ : Dieu et César ; autrement dit, ne pas mélanger le temporel et le spirituel qui, à la rigueur, peuvent marcher en parallèle, côte à côte, l’un avec l’autre, mais pas l’un pour l’autre. Compte tenu de l’état chaotique de la France actuelle, en pleine dépression civilisationnelle, atteinte d’un mal identitaire chronique qui touche tous les domaines sociétaux, soumise à une situation exceptionnelle d’agression contre son peuple et de démantèlement physique à la fois territorial, ethnique, économique, social, moral, spirituel, situation qu’elle n’a jamais connu auparavant — au moins depuis la guerre de Cent Ans et la tragique Révolution de 1789 —, nous avons décidé de placer le combat de Force Française sous la protection de deux femmes, deux grandes saintes françaises : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et sainte Jeanne d’Arc ; l’une pour son combat par l’esprit et le cœur, l’autre pour son combat par le glaive et la bannière ; les deux pour leur foi en Dieu et en leur pays. Déjà élues patronnes secondaires de la France après la sainte Vierge Marie, le choix n’en pouvait être que plus approprié, d’autant que Thérèse considérait la « vénérable » Jeanne d’Arc comme sa « sœur chérie » ; elle fut l’un de ses modèles et aspirait à devenir une héroïne comme elle, même si elle convenait que son combat fût davantage d’ordre spirituel que temporel : à chacune ses armes ! Elle lui a consacré deux pièces de théâtre de pieuse récréation...  Elles ont enfin en commun d’avoir été rappelées à Dieu, toutes deux à l'âge de la beauté et de la grâce d'une jeunesse bien née, chacune ayant connu pour fin dernière les tourments d’une effroyable souffrance.  

Qu’on le veuille ou non, le rôle premier des femmes est de veiller de tout leur amour, de toute leur tendresse, sur le foyer, sur la famille, mais aussi sur l’extension la plus large au sein de la famille des familles, la nation constituée, la patrie, terre de leurs pères, de leurs enfants, de leurs époux, de leurs ancêtres... Puissent, Thérèse et Jeanne, du haut de leur demeure céleste, auprès de Celui qui les a cueillies si précocement dans la fleur de l’âge, intercéder en faveur de notre pauvre France qui n’a jamais eu tant besoin de la bienveillance et du secours de ces femmes éternelles, portées par l’ardeur combative du génie féminin, et qui ont marqué l’histoire de l’humanité par un amour de Dieu, de leur pays, et un sens du sacrifice rarement égalés.

 

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Thérèse

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Jeanne

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