Les saintes patronnes de Force Française

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Quand on est un mouvement politique, en appeler au saint patronage d’une élue du Ciel dressée sur les autels est une initiative pour le moins délicate, pour certains probablement incongrue et malvenue. Certes, il est de tradition dans le catholicisme de ne pas mélanger religion et politique selon la célèbre dichotomie du Christ, Dieu et César ; autrement dit, ne pas mélanger le temporel et le spirituel qui, à  la rigueur, peuvent marcher en parallèle l’un avec l’autre mais pas l’un pour l’autre. Compte tenu de l’état chaotique de la France actuelle, en pleine dépression civilisationnelle, atteinte d’un mal chronique qui touche tous les domaines sociétaux, soumise à une situation exceptionnelle d’agression contre son peuple et de démantèlement physique à la fois territorial, ethnique, économique, moral, spirituel, situation qu’elle n’a jamais connu auparavant — au moins depuis la guerre de Cent Ans —, nous avons décidé de placer le combat de Force Française sous la protection de deux femmes, deux grandes saintes françaises : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et sainte Jeanne d’Arc ; l’une pour son combat par l’esprit, l’autre pour son combat par le glaive et la bannière ; les deux pour leur foi en Dieu et en leur pays. Déjà élues patronnes secondaires de la France après la Vierge Marie, le choix n’en pouvait être que plus approprié, d’autant que Thérèse considérait la « vénérable » Jeanne d’Arc comme sa « sœur chérie » ; elle fut l’un de ses modèles et aspirait à devenir une héroïne comme elle, même si elle convenait que son combat était davantage d’ordre spirituel que temporel : à chacune ses armes ! Elle lui a consacré deux pièces de théâtre de pieuse récréation...  Elles ont enfin en commun d’avoir été rappelées à Dieu toutes deux très jeunes, et chacune d’avoir connu une fin dernière plongée dans les tourments d’une effroyable souffrance.  

Le rôle premier des femmes est de veiller sur le foyer, sur la famille, sur l’extension la plus large au sein de la famille des familles, la nation constituée, la patrie, terre de leurs pères, de leurs enfants, de leurs ancêtres, de leurs époux. Puissent, Thérèse et Jeanne du haut de leur demeure céleste, auprès de Celui qui les a cueillies dans la fleur de l’âge, intercéder en faveur de notre pauvre France qui n’a jamais eu tant besoin de la bienveillance et du secours de ces femmes éternelles portées par l’ardeur combative du génie féminin, et qui ont marqué l’histoire de l’humanité par un amour de Dieu, de leur pays, et un sens du sacrifice rarement égalés.


 

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Thérèse

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Jeanne

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