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Les féministes sont-elles dangereuses pour l’humanité-2 ?

1-Un exemple de féministe en politique

Le fameux « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. » assené par une dame du nom de Rossignol, un joli nom bien mal porté, qui n’inspire ni au gazouillis ni à l’amour comme dit le chanson. Comment une femme digne de ce nom, j’insiste sur le mot femme, peut-elle sortir une énormité aussi monstrueuse ? Et ce n’est pas un lapsus ou un dérapage incontrôlé, chez elle ; c’est une conviction idéologique profonde et mûrement réfléchie ; la suite de son développement montre clairement qu’elle a exprimé le fond de sa pensée totalitaire : les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, mais ils appartiennent à l’école publique, autrement dit à l’État qui doit les conditionner jusqu’à l’âge adulte, et de l’âge adulte à la tombe, comme dans le meilleur des mondes communiste. Remarquons que c’est déjà le cas, au moins en partie.

Elle ne fait que rejoindre les propos de son collègue, Peillon, le laïciste exacerbé, qui précise dans le même sens : « L’enfant doit-être arraché à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. » Quel choix possible, quand on a vidé son cerveau de tout contenu réflexif, de tous référentiels identitaires ? Notons que cet ex-ministre éphémère de l’Éducation nationale a quatre enfants ; il est permis de se demander, en vertu des prénoms hébreux qu’il leur a donnés, s’il les a arrachés à leur déterminisme ethnique et familial, et s’il les a abandonnés à l’État d’Israël avant de les céder au Nouvel Ordre Mondial ? L’enfant adulte devra donc faire un choix en fonction des nouveaux stéréotypes laïcards que les bourreurs de crâne de l’école publique auront instillé dans son cerveau malléable et pétrissable à volonté : les idéologies gauchisantes, l’égalitarisme forcené, l’idéologie du genre, l’encouragement à toutes les perversions sexuelles, la haine de la famille, de la religion catholique, de la morale, la haine de son pays, de ses racines, de la langue française, et de devenir, il va de soi, un adepte du cosmopolitisme, du culte de l’Autre, de l’Étranger, etc., en un mot : la capacité pour l’Homme Nouveau de sortir de l’école conditionné et formaté pour devenir un bon petit soldat de la République dite « Française » et du Nouvel Ordre Mondial réunis.

La dénommée Laurence Rossignol, jusqu’alors ignorée du grand public, est le type même de la gauchiste pur produit, de l’apparatchik féminin obsessionnel, un modèle de militantisme en matière de gauchisme de combat, jugez plutôt : ancienne militante de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), c’est-à-dire trotskiste ; et comme on dit : trotskiste un jour, trotskiste toujours… Son éducation politique précoce a commencé comme collégienne dans les manifestations de rues lycéennes. La chienlit de rue, quand on est un gauchiste protégé par la police de l’État républicain, c’est déjà un titre de gloire digne d’un haut fait d’arme. Elle a participé à la fondation de SOS Racisme et a évolué dans les milieux associatifs syndicaux et politiques. Féministe jusqu’au bout des ongles, ancienne pétroleuse du MLF (Mouvement de Libération de la Femme) et avorteuse de compétition, elle adhère au parti Socialiste avec le statut de secrétaire nationale, en 1981 (Mitterrand élu Président de la République) ; elle passera par différentes chefferies de cabinets ministériels, dont le cabinet de Laurent Fabius ; ce qui ne l’empêchera pas d’occuper un emploi fictif dans un bureau désert de La Mutuelle Des Étudiants (LMDE, ex-MNEF) durant 18 ans, dont elle démissionnera après son élection au Sénat. Titulaire d’un DEA de droit, elle se définit comme journaliste juridique (Vie ouvrière, CGT). Elle cumule également des commissions diverses et multiplie les postes de chargée de mission.

Membre du CESE, ex-Conseil Économique et Social, un des multiples fromages de la République où l’on planque les amis à la dérive ou ceux que l’on récompense de leurs services, elle est ou a été Conseillère municipale, Conseillère régionale, Vice-présidente du Conseil régional de l’Oise, puis sénatrice de l’Oise depuis 2011 et vice-présidente du Sénat ; un travail très absorbant comme chacun sait, puisque madame Rossignol s’est faite surprendre en séance à jouer en ligne avec sa tablette numérique. Ne soyons pas mesquins : il faut beaucoup de patience pour tuer le temps au Sénat ; elle a quelques excuses : à 15 000 euros par mois d’indemnités, la dame n’en a que plus de mérite. Dans la vie de paria qu’elle mène, elle accumule les déboires, puisque cette pauvre enfant s’est fait voler son argent dans un DAB. Et que croyez-vous qu’il arriva ? Elle cria courageusement « Au voleur ! Au voleur ! »… Personne ne bougea et elle en fut très courroucée. Comme quoi, même ses amis de connivence sociologique lui veulent du mal et s’en prennent à ses biens.

C’est probablement en récompense de son éminente carrière politique et des positions familiphobes qu’elle a tenues en maintes circonstances, que le tandem Hollande-Valls II l’a nommée Ministre des Familles (au pluriel), de l’Enfance et des Droits des femmes, après avoir été Secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes Âgées Dépendantes et de l’Autonomie dans le précédent gouvernement Valls I, les deux titres s’additionnant dans le gouvernement II ; ce qui donne officiellement : Ministre des Familles, de l’Enfance, des Droits des Femmes, des personnes Âgées Dépendantes et de l’Autonomie. Le compte y est.

Parmi ses autres hauts faits d’armes il faut signaler sa participation à la lutte contre la pornographie. S’adressant en commission sénatoriale au producteur de films pornographiques Dorcel, elle lui fait observer : « J’ai vu que vous aviez une rubrique « interracial ». Dans cette rubrique interraciale j’ai trouvé la description du synopsis d’un film qui dit en gros trois prénoms que j’ai déjà oubliés ( elle cherche dans ses papiers) : Gina, Chloé et Cheryl vont vous montrer comment s’occuper d’une grosse b. black. Et je me suis demandée ce que vous en pensiez, si vous aviez aussi des films dans lesquels on disait qu’il fallait s’occuper d’une grosse bite blanche, et si cette référence assez claire à des représentations selon lesquelles les personnes noires, les hommes noirs seraient dotés d’attributs avantageux dans la nature, par la nature, pardon, ne véhiculaient pas en fin de compte des représentations racistes en spécifiant, en faisant appel à cette imagerie raciste concernant la physionomie, l’anatomie, pardon, des personnes noires. » (transcription littérale) Mais où va-t-elle chercher le racisme ? Qu’est-ce qui t’arrive, Laurence ? Cela relève-t-il du fantasme ou de la frustration ? Ou d’un énorme désir de… mais je ne saurais dévoiler les affreuses mauvaises pensées qui m’assaillent… Je suis un homme, que diable ! Même si ton physique, assez passe-partout, est de nature à constituer pour toi le meilleur antidote contre le viol. Remarquons que cette problématique d’intérêt supérieur fut de nature à susciter l’attention d’une sénatrice, au moment même où la France était encore sous le coup de la pandémie Covid-19, ce fameux virus qui devait faire 500 millions de morts sur la planète, plus vite qu’il ne faut pour le dire…

Lors d’un débat au Sénat, elle fut odieusement agressée par un mâle alpha mal embouché, en l’occurrence le Sénateur de la Haute-Marne, Bruno Sido, qui osa lui manquer de respect ; furibarde, elle le remit vertement à sa place : « Pardon ?... Vous pouvez répéter un petit peu plus fort ce que vous venez de dire, Monsieur le Sénateur ?... Vous venez de dire, parce que des fois que ça ne serait pas au J.O., vous venez de dire à mon propos, pendant que je parlais de la parité : « C’est qui cette nana ? »… Je souhaite que ce soit bien inscrit. Votre nom, s’il vous plaît ?... Monsieur Sido !... Oui, je crois que vous avez gagné, peut-être ce matin, la palme du misogyne beauf de cette Assemblée. » (Transcription littérale). Un insert montre le Sénateur en question étalé sur son banc, rigolard, avec l’air de se foutre royalement de sa collègue. Les sourires narquois esquissés par les quelques sénateurs visibles sur le clip, montrent une certaine connivence avec leur collègue masculin.

Eh oui, ces dames féministes voudraient le respect et la considération, mais elles ne respectent rien ni personne, même pas elles-mêmes. Elles sont tellement embutées derrière leur militantisme idéologique et leurs obsessions ovariennes, mentalement submergées par le mythe de l’émancipation de la femme, que plus rien n’existe qu’elles. Je l’ai souvent remarqué, les féministes se distinguent par un égocentrisme sclérosant de nature à les rendre stériles sur tous les plans, bornées, sans imagination, et finalement inutiles pour la société quand elles ne sont pas nuisibles. Bref, impropres à la vie en société, comme on le dit de produits de consommation. D’où ce complément à une autre chronique : Les féministes sont-elles dangereuses pour l’humanité ? Qu’elles me pardonnent d’en remettre une couche, mais je crois que notre société occidentale a atteint un tel degré d’effondrement du point de vue de sa situation civilisationnelle, que je leur impute pour une grande part la responsabilité du désastre. Je les compare dans la société à un bateau qui prend l’eau de toute part où elles jouent le rôle de l’eau. Elles pénètrent par toutes les voies où la société prend l’eau, si bien qu’au lieu de porter la société elles la coulent, comme l’eau coule le bateau au lieu de le porter. C’est à peu près la situation de l’État républicain français aujourd’hui.

Il y aurait de quoi alimenter ma chronique des hantises de cette féministe post soixante-huitarde qui a déjà une déjà une longue carrière politique, mais il faudrait réserver une rubrique pour elle toute seule ; et comme femme, elle est loin d’être unique dans son genre : on se précipite au portillon des cumulardes chez les politiciennes, surtout depuis que la parité a été imposée… (1) Une chose est sûre : elle aura su mener de main de maître une très nourrissante carrière de fonctionnaire de la politique, dans le plus pur style pas de vagues, tranquille et sans accrocs, en rasant les murs pour ne pas trop attirer l’attention sur soi, et par ici la bonne soupe ! Et l’on imagine ce qu’elle aura accumulé pour sa retraite avec tous les postes administratifs et politiques occupés durant ses multiples et divers mandats (elle aurait même pantouflé un temps dans le privé) — si toutefois elle prend un jour sa retraite.

Reste toutefois une question qui me chagrine, une question gravissime non élucidée à ce jour : on ignore si cette ex-Ministre des Familles et de l’Enfance (64 ans) a elle-même une famille, si avec une aussi courageuse abnégation consacrée à la famille et à l’enfance elle est mariée, si elle a des enfants, et si elle est mariée avec un homme ou avec une femme… Eh oui ! Désormais, à gauche, quand on est ministre DES familles (au pluriel, la distinction s’impose)… Si elle est mariée ou pacsée avec une femme, on aimerait savoir qui fait l’homme dans le « couple » ; c’est quand même la moindre des choses à faire connaître publiquement, quand on se dévoue à ce point pour le bonheur conjugal de ses sœurs en humanité : il faut y croire soi-même.
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   1. Elles sont nombreuses, ces dames politiciennes, à bénéficier d’une fiche Wikipédia longue comme le bras, comme on le dirait d’un casier judiciaire. Elles ont beaucoup de temps pour peaufiner leur apparence publique comme elles le feraient de leur apparence physique. Marie-Noëlle Lienemann (71 ans, catholique pratiquante, ex-professeur de physique), la bosseuse à neurones survitaminés,
très archétypique de limage quon se fait de la femme en politique politicienne, en moins féministe (mariée, deux enfants), mais à gauche, gauche toute, et à nous lascenseur social de la République ! Arrêt à tous les étages avec émoluments ad hoc à la clé. Dans sa production littéraire relevons un livre dont le titre a fait sourire en son temps : La route est droite mais le pente est forte. Où vont-elles chercher tant de subtilité intellectuelle ?

Plus récente dans le maelstrom politicien, Marlène Schiappa (40 ans, père libre-penseur et trotskiste, le combo !), bien campée sur ses escarpins, féministe et ex-blogueuse du site internet Maman travaille (et papa coud ?), du genre à avoir fait ses universités sur le pavé de la rue Saint-Denis avant de se travestir en écrivaine de romans pornographiques : un must en république ! L’ex-ministre de l’Égalité Femmes-Hommes — et pas Hommes-Femmes SVP, sinon vous risquez de sérieux ennuis avec sa conseillère consultative, la reine-mère des Femen, lUkrainienne à la tronçonneuse, Inna Shevchenko —, Marlène la conseillère favorite de M. Macron qui aura toujours pour elle un endroit où la caser pour que Maman travaille et gagne des sous désormais sans trop se fouler les phalanges. Rien ne les dégoûte d’elles-mêmes.

C’est tout de même fou ce qu’on peut avoir du mal à se faire à l’idée que des femmes (je parle des femmes en général faisant de la politique et pas seulement les cas cités) ont pu être jeunes et jolies, porter de doux prénoms féminins, alors qu’adultes elles sont devenues des rombières de la politique politicienne, revêches et mentalement révulsantes, dont les hommes normalement constitués ne voudraient pas comme mères de leurs enfants ! De toute évidence, gauche ou fausse droite, elles sont toutes marquées ; peut-être le syndrome de l’IFD : Instinct Féminin Dévoyé.


2-Les femmes ont cinq cerveaux

Je viens de faire une découverte sensationnelle ; un événement extraordinaire, presque une révolution qui va bouleverser le monde. Oui, je viens de faire cette découverte incroyable : les femmes n’ont pas un, pas deux, pas trois, mais cinq cerveaux. Vous vous en doutez, cette nouvelle m’a stupéfait, je n’en reviens pas moi-même. Voici comment l’affaire se décompose : un cerveau pour les enfants, un cerveau pour papa, un cerveau pour le ménage, un cerveau pour la famille (au sens large), un cerveau pour le travail et les vacances. Et un sixième cerveau, numérique celui-ci, greffé sur la main gauche, qui a le très gros avantage de remplacer cette grande perte de temps que fut jadis le tricot.

Mais que suis-je donc, moi, pauvre mâle alpha, avec mon cerveau de brachycéphale monocerviculaire, qui n’a pas dû évoluer depuis le quaternaire primaire ? En rade sur le bord de l’évolution à côté de ce qu’il est convenu d’appeler la femelle d’homme, qui, elle, a vu son cerveau multifonctions, un vrai couteau suisse, prendre un essor irrésistible vers les hauteur de l’esprit humain, au fur et à mesure qu’elle se libérait de l’odieuse domination du patriarcat.  

Il y a cependant un problème ; quand les cinq cerveaux de ces dames fonctionnent ensemble, il y a des risques de surtension et de surchauffe, avec courts-circuits aléatoires pouvant entraîner des dégâts irréversibles au niveau du cortex cérébral. Il est de plus admis que l’utilisation abusive du cerveau numérique, le phone, est chronophage, et tend à accroître les surchauffes résiduelles. Quand un tel désastre survient chez la femme, elle change de sexe : de femme elle devient féministe.

J’en ai vu dans ma vie, en plus de cinquante ans d’observation de la vie sociale et sociétale, assistant d’année en année, plus au moins impuissant, au déglinguage systématique de mon pauvre pays de France, surtout depuis mai 1968, et déjà bien avant par des signes avant-coureurs manifestes, particulièrement en ce qui concerne la condition féminine ; mais avec ce que l’on appelle la « charge mentale », là, je fais une découverte nouvelle qui m’a sidéré : il y a toujours du nouveau et on n’est jamais déçu ; mufle que je suis, j’ignorais encore ce drame affreux que vivent les femmes en ce bas monde, et qui font d’elles des victimes éternelles, que même la victimisation du juif shoatisé, à côté, c’est de la gnognotte vétérotestamentaire.   

Alors, de quoi s’agit-il ? mais avant d’aller plus loin, une petite anecdote en introduction.

Jeune homme, je suis installé dans le salon de ma sœur aînée, bayant aux corneilles en attendant je ne sais quoi, lorsque tout à coup sa fillette déboule dans le salon, passe affairée d’une pièce à l’autre en s’exclamant du haut de ses six, sept ans : « Oh là là, c’est moi qui faut qui fait tout dans cette maison ! ». Un mot charmant d’enfant, de ceux qu’on oublie pas, une interprétation de ce qu’elle avait peut-être entendu de sa maman. Ce mot servira d’introduction.

Maintenant, demandons à ces dames concernées de nous en dire un peu plus sur le sujet. Au hasard de quatre blogs, j’ai retenu les quelques définitions et explications suivantes :

1. « La charge mentale est le syndrome invisible et insidieux des femmes épuisées de devoir penser à tout, pour tout le monde, et tout le temps… »

2. « Qu’est-ce que la « charge mentale » ? ‘‘C’est quand le partenaire attend de sa compagne qu’elle lui demande de faire les choses’’, ‘‘qu’il la voit comme la responsable en titre du travail domestique’’, explique la dessinatrice. ‘‘La charge mentale, c’est le fait de toujours devoir y penser » et cela « repose en quasi-totalité sur les femmes’’, dénonce-t-elle (Elle, c’est Ema, une dessinatrice de BD d’où est partie l’affaire de la « charge mentale » bien qu’elle ne soit pas à l’origine de l’expression ; sa BD s’intitule : Fallait-le dire, réaction d’un homme à sa femme, ne sachant que faire pour l’aider quand il la voit empêtrée dans sa tâche).

3. Les injonctions sociales [biologiques, ou résultant aussi du choix personnel, non ?] ont une grande part de responsabilité : être la meilleure la plus belle, la plus forte, la plus courageuse, la plus solide… Avoir des enfants qui réussissent et une maison digne d’un magazine de décoration. Répondre aux exigences nutritionnelles et hygiéniques imposées (sport, alimentation, repos…) mais souvent difficiles à mettre en œuvre dans une société où tout va toujours plus vite, où la consumérisation est extrême, où la compétition implicite ne s’arrête jamais. Des croyances, cultures et coutumes familiales peuvent se greffer sur ces injonctions, laissant croire que la femme est responsable de l’entretien de la maison là où l’homme rapporte ce qui nourrit le feu et remplit le garde-manger. Monsieur et madame Cro-Magnon n’ont pas encore fini de faire des petits…

La charge mentale est un terme qui s’est récemment popularisé pour désigner la charge cognitive, invisible, que représente l’organisation de tout ce qui se situe dans la sphère domestique [professionnelle, sociale ?] : tâches ménagères, rendez-vous, achats, soins aux enfants, etc. La charge mentale incombe, le plus souvent, en très large partie, aux femmes.

4. Extrait vidéo d’une universitaire suisse qui s’exprime devant un micro à brûle-pourpoint : « Et ce que l’on voit bien dans les témoignages est cette idée que le travail domestique est l’interface entre vie domestique ou vie familiale et vie professionnelle ; ça comporte quantité d’activités cérébrales, mentales, de planification, de synchronisation, d’articulations, des temps, des espaces, des rythmes des uns et des autres, et c’est ça qui pèse sur les cerveaux, et c’est ça qui fatigue, et qui représente finalement un travail, un véritable travail de gestion ordinaire, quotidienne, incessante, permanente, et qui est parfois très lourde pour les personnes qui s’y adonnent, et généralement pour les femmes, bien sûr ; alors évidemment, cette charge mentale, elle est vécue de manière individuelle, chaque femme, chaque personne concernée va d’abord se dire qu’elle n’est pas à la hauteur, qu’elle ne sait pas s’organiser comme il faut, qu’elle se mélange les pinceaux, qu’elle pensait que la petite avait danse classique le mercredi et danse jazz le vendredi puis finalement c’est l’envers, et donc il y a une forme de responsabilisation, enfin de culpabilité qui pèse sur des personnes qui n’arrivent pas justement à tenir cette gestion très complexe, mouvante, changeante ; et en fait, ce que les recherches montrent ce n’est pas qu’une question individuelle, une question de savoir s’organiser, c’est une question de société, une question d’organisation des rythmes sociaux, que ce soient les horaires de travail, que ce soient les horaires d’ouverture des administrations, les horaires de transport, la question de savoir à quel moment on peut emmener les enfants voir le pédiatre, ou à quel moment on doit organiser les vacances scolaires qui sont en décalage par rapport aux horaires ou au rythme du travail salarié, et tout cela peut se penser, et peut se coordonner à un niveau social ; ce n’est pas seulement une question de savoir faire individuel ; et quand on dit aux femmes qu’elles ne sont pas douées pour l’organisation, ce n’est pas une bonne réponse, parce qu’on peut imaginer s’organiser collectivement pour alléger cette charge mentale, et faire en sorte que les femmes se sentent moins coupables de ne pas y arriver dans cette gestion mentale extrêmement pesante pour elles… »

Maintenant que l’on sait de quoi il s’agit quand on parle de « charge mentale », je vais apporter quelques réflexions personnelles d’homme, mais auparavant, précisons une chose importante : aucune des dames ci-dessus n’est à proprement parler féministe. Féministes ou pas, elles sont quand même dans un environnement où le féminisme républicain institutionnel exerce, qu’on le veuille ou non, conscient ou pas conscient, une influence considérable sur le comportement des femmes en général. Aucun homme ne leur conteste le fait pour certaines d’être aussi intelligentes que le plus intelligent des hommes, mais dire pour autant que cet état d’équipotence justifie qu’elles revendiquent l’égalité avec les hommes au point même d’en exiger des droits de compensation supérieurs, est proprement aberrant ; le cerveau de l’homme est adapté à l’homme (à des degrés divers), le cerveau de la femme est adapté à la femme (idem), et les deux sont complémentaires mais non superposables : ils n’ont pas la même fonction, ni la même physiologie générale.

Dès 1968 où j’ai commencé à m’intéresser à la politique, les événements d’alors m’y ayant fortement encouragé, j’ai observé l’évolution des femmes, en politique justement, mais aussi dans le travail. Cinquante-cinq ans plus tard, à l’heure où j’écris, je n’ai toujours pas compris ce que veulent les femmes, féministes ou non, ce qu’elles attendent pour elles de la vie ou de la société. Soixante-dix ans de combat féministe n’apportent toujours pas de réponse, et elles continuent, génération après génération, à s’enferrer dans le délire illusoire d’un monde où la femme ne serait plus que la femme en présence d’elle-même.

Quelles ont été vos revendications, mesdames ? Elles se résument à deux mots : libération, émancipation. Aujourd’hui, j’ajouterais « de quoi ? » à chaque mot. Bref, deux mots qui sont votre mantra, votre totem, surtout si vous êtes matérialiste et de gauche. Alors essayons de voir comment les choses se sont passées durant ces soixante-dix ans.

1. Fin de la Seconde guerre mondiale, vous obtenez le droit de vote. Première libération.

2. Vous jetez aux orties le corset, vous libérez votre corps.

3. Vous adoptez le pantalon masculin et vous réservez la robe pour les grandes cérémonies ou pour faire les coquettes, car cela vous ne vous en libérerez jamais pour le plus grand plaisir de l’homme. Pantalon d’homme pour la femme, égale encore plus de liberté.

4. Puis vous aurez le droit de passer le permis de conduire automobile et de vous mettre au volant, toujours pour plus de liberté.

5. Puis arrivera la mini-jupe au ras du fessier, symbole de la libération de votre corps et le droit de faire la putain comme les autres, même si vous n’êtes sûrement pas une putain.

6. Enfin les filles accèdent aux hautes études et commencent à investir en masse l’Université. Ma fille, épouser un ouvrier ? Mais vous n’y pensez pas ! Et puis c’est pour elle l’occasion de trouver un beau parti. Sauf qu’elles feront des études, mais pour elles-mêmes ; autant de diplômes, autant de certitudes assurées pour une vie de femme libérée des « contingences » familiales.

7. Vous aurez droit d’avoir un compte en banque et un carnet de chèque, une autre façon rassurante d’accéder à la vraie liberté, celle sonnante et trébuchante qu’on palpe du bout des doigts.

8. Vous aurez ensuite droit à la contraception, encore et toujours de la vraie liberté : je fais l’amour (il y a un mot plus grossier pour exprimer la même chose) avec qui je veux quand je veux ; mon corps est mon choix ; on ne naît pas femme, on le devient.

9. Puis survient mai-1968. C’est la révolte contre les institutions désuètes, révolues, tandis que le féminisme arrive en force, réclamant encore et toujours plus de liberté : interdit d’interdire sauf pour moi ; jouissons sans entraves. Les prostituées descendent dans la rue, se définissent « femmes libérées », exigent d’être traitées comme des dames de condition. Que le sexe triomphe, que la révolution sexuelle soit le symbole de la liberté absolue, toutes vannes ouvertes, avec son cortège de mst : à ce point, on est clairement entré dans le satanisme.

10. Puis arrive l’avortement, la plus formidable conquête de la liberté pour la femme, le permis de tuer son enfant dans son ventre, de jeter les restes à l’incinérateur ou dans des laboratoires de cosmétique, uniquement pour le plaisir de vous envoyer en l’air sans avoir à en payer les conséquences ni les inconvénients. Je ne parle même pas de l’aspect moral, social, voire anthropologique.

11. Viens le moment où le désir exacerbé de libération de la femme n’ayant plus de limites consiste à réclamer l’accès aux professions réservées aux hommes, afin de combler ce désir suprême de toujours s’évader du foyer familial et de ne plus dépendre d’un homme, fût-il le sien : travailler à l’extérieur et oublier ; une conquête féroce, sans relâche, pour toujours plus de liberté qui va durer plus de trente ans, et montrer que nous les femmes on peut faire aussi bien que les hommes. Ah, mais si alors !      

12. Premier couac, premier retour de bâton de la liberté à tout prix : l’affaire me too ou « balance ton porc » ; les cas de viols, d’inceste, de pédophilie explosent à la Une ; les femmes sont les grandes victimes et dénoncent. Pleurs, jérémiades, lamentations. Ah bon ? On croyait que le sexe était libéré. Oui, mais seulement quand nous donnons la permission. Ah bon. Mais alors, ce n’est plus de la liberté ? il y a quelque chose qui cloche, qui n’est pas logique dans le narratif gauchiste.

13. Deuxième couac : l’asservissement de la femme à sa propre « liberté », le prix à payer, le burn-out, la surcharge d’activité, le poids des responsabilités, la fatigue récurrente, le sentiment de ne pas être à la hauteur, d’être dépassée, de ne pas y arriver, de perdre de la qualité dans son travail en même temps que l’estime de soi, de ne pas être assez présente aux siens, de ne plus faire denfants, ou quand on en a de les abandonner à cette immense garderie d’État voleuse d’enfants et bourreuse de cervelles, sectaire, totalitaire, qu’est l’Éducation Nationale… Et voilà la fameuse « charge mentale » qui arrive au galop… Et si on en rendait responsables les hommes ?

Oui, rendre responsables les hommes, leur reprocher votre mal être, votre souffrance, ce serait encore une bonne occasion de se défausser sur eux et de les mettre en accusation : encore un mauvais coup du patriarcat oppressif. Sauf que ça ne prend plus et que cette charge mentale, si charge il y a, est entièrement de votre responsabilité, mesdames. C’est votre choix, acceptez-en les conséquences ou retournez dans votre foyer, là où est votre place naturelle. L’un des devoirs de la femme est justement d’assumer une part de la charge mentale de l’homme afin de le rendre plus disponible dans sa profession, dans son métier, de lui permettre d’être plus performant, plus actif, donc d’apporter au foyer. Mais si vous n’y êtes plus, si les enfants n’y sont plus, et si, de plus, c’est vous qui rapportez le plus gros salaire, pourquoi voulez-vous que monsieur fasse l’effort d’en faire plus pour vous ?

J’aime trop les femmes, les vraies, les méritantes, les audacieuses, pour ne pas reconnaître qu’elles sont parfois enchaînées à de véritables bourrins comme compagnons, pour ne pas les nommer en tant que dignes époux, du genre c’est moi le chef, on obéit, on exécute. Mais cela relève de l’intimité familiale, on ne peut en tirer des généralités sociologiques ; une femme ne peut rien contre un goujat, à part le fuir, même s’il est vrai que ce n’est pas chose toujours facile. Par contre, la charge mentale relève entièrement de votre cas personnel, individuel.

Vous pourrez toujours m’objecter que vous êtes victimes de la pression sociale ; que je sache, vous y participez largement à la pression sociale ; vous n’y avez pas qu’une part modeste ; elle est même considérable ! Alors n’attendez pas de moi que je verse la moindre larme de compassion à votre égard ; d’autant qu’en comparaison de vos petites bourgeoiseries d’enfants gâtées, j’ai en tête le souvenir de nos grand-mères — arrières, arrières grand-mères pour la jeunesse d’aujourd’hui — pour apprécier le ridicule de votre détresse mentale, morale ? (vos consœurs nous promettent bientôt la « charge émotionnelle » : ça ne va donc jamais s’arrêter ?), en comparaison de la leur, de cette génération de femmes dans mon entourage d’enfant ayant connu toutes les guerres, mortes à l’hospice, le plus souvent grabataires, dans l’indigence, la solitude de l’oubli, mais n’ayant jamais cessé, tout au long d’une vie âpre et dure, de montrer un courage et une dignité qui forcent l’admiration, le respect, et font honneur à votre sexe.

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