Quand Tartine Mariol fait de la politique

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Vous allez dire que j’exagère à propos des féministes, que je suis diaboliquement cruel à l’égard de ces braves et bonnes filles, que j’en rajoute à plaisir pour les fustiger, que je donne dans la caricature facile et tourne en dérision le juste et légitime combat de ces nobles créatures appartenant à l’espèce femelle homo sapiens sapiens. Pour commencer, ces quelques lignes extraites d’un livre de l’ultra-féministe Antoinette Fouque, histoire de vous mettre en bouche, de vous agacer les papilles. Titre de l’œuvre : Il y a 2 sexes. Certains vous diraient aujourd’hui qu’il y en a trois, mais bon… Dont acte. « Or si le refoulement est un des concepts fondamentaux de la psychanalyse, sa clef de voûte peut-être, la forclusion du corps de la mère, comme celle du nom du père conceptualisée par Lacan, peut, elle aussi, être génératrice de psychose : ce qui est forclos du symbolique fait retour dans le réel.

« Bordant l’en-deçà et l’au-delà de la problématique phallique-anale, qui occupe pratiquement tout le champ de la théorie analytique, la sexualité des femmes pourrait s’élaborer d’une articulation oro-génitale. [Freud] avait eu le projet de faire une théorie de l’oralité ; ce projet a peut-être avorté du fait que le travail du prénatal, de la grossesse, du corps sexué, de la chair pensante des femmes comme lieu du vivant-parlant, a été forclos de la science de l’inconscient. Si j’osais [osez, madame, osez !], je dirais que la pulsion épistémophilique a dégénéré, pour s’écrire, en pulsion épistémophallique, aux dépens d’une avancée analytique et conceptuelle, où le fils se serait affranchi géni(t)alement d’une mère fantasmée comme toute-puissance.

(…) « Le mono-phallo-théisme a peut-être été un progrès spirituel, mais au prix d’une misogynie telle qu’il apparaîtra de plus en plus comme un facteur de sclérose, de fixation perverse, et d’appauvrissement pour l’humanité. Le lien vital au matriciel, forclos du symbolique, fait retour dans le réel comme dépendance à la mère archaïque, et la misogynie, peur et haine, éprouvée par des hommes à l’égard des femmes, rend caduc le contrat humain ».

Forclos, mon brave, ou K.O. ? Je vous avais prévenu : le genre de lecture dont on ne sort pas indemne. Un petit remontant s’impose ; histoire de reprendre ses esprits, de se requinquer les neurones. Il y en a qui se suicideraient pour moins que ça. Question : est-ce que madame Fouque a des enfants ? Si oui, sont-ils normaux ? Notez que je n’en veux pas spécialement à la dame, même si sa prose dénote quelques inquiétants pétages de plombs au niveau du cortex cérébral ; le genre de court-circuit méningé qui vous transforme le plus brillant des intellectuels en lavette à dégraisser la vaisselle. Des exemples de cette logorrhée masturbatoire aussi prétentieuse qu’absconse, dûment sponsorisée par le contribuable, il y en a des kilomètres dans les bibliothèques publiques — pardon, les médiathèques de France. Je m’arrêterai plutôt à l’image qu’elle représente ; car Madame Fouque — qui aurait pu être le fruit monstrueux d’un accouplement contre nature entre Luce Iragaray et le charlatan soviétique Lyssenko — n’est pas n’importe qui. Derrière des apparences de petite personne discrète rasant les murs, se cache une des grandes prêtresses du féminisme français le plus radical. À côté, mesdames Simone, Gisèle, Yvette, Benoîte, Régine, Élisabeth et consort (je vous laisse mettre les noms) apparaissent comme des premières communiantes du féminisme ! Meneuse en chef du MLF (Mouvement de Libération de la Femme ou Mouvement Lesbien Français, comme ça vous dit), elle est aussi la fondatrice et patronne des éditions Des Femmes, maison hautement spécialisée dans la publication de tout ce que les femmes de la planète peuvent endurer comme souffrances dans la vie. Et elles endurent les braves chéries ! Elles endurent, dur, dur ! Elles en ont à raconter ! Le monde des hommes, je n’ai que ça à vous dire : cruel et sans pitié. Ce qui, soit dit en passant, est parfois vrai ; mais là n’est pas le propos. Un concentré de dérélictions féminines spécialement destiné aux bourgeoises en mal d’effusions sentimentales et d’auto-flagellation, avec fouet à lanières. À lire dans une chaise longue, une boîte de mouchoirs jetables à portée de main pour éponger les snifs de circonstance.

Voici où je veux en venir.

Mme Fouque est aussi psychanalyste (on a cru comprendre), féminologue (ça ne s’invente pas), directrice de recherches à l’Université (un bon fromage), et… députée européenne (un super, super, bon fromage) — « Afin d’accéder au pouvoir pour mieux s’en déprendre », comme dit la dame, laquelle, au demeurant, ne manque pas de culot… Et se « déprendre » du juteux traitement qui va avec, ajouterais-je perfidement ? On la croit sur parole. Constatons, en passant, que pour certaines, le féminisme ça nourrit son homme, si je puis me permettre ce rapprochement sacrilège (1). Elle serait également décorée de la Légion d’honneur ou d’un quelconque crachouillis officiel du même calibre ; bref, en plus des avantages fromagers, elle bénéficie de la considération et des honneurs de la République ; comme quoi, nous autres, hommes, pauvres glandus que nous sommes avec nos ridicules pendentifs tristement accrochés au bas-ventre, nous ne pesons pas lourd face à cette auguste égérie du féminisme combattant.

Mais sur quelle liste électorale a-t-elle été élue députée la petite madame ? — Petite madame travaillée par ses gonades ou petit monsieur privé des siennes, je ne sais plus… Devinez ?... Sur la liste radicale de Bernard Tapie (2). — Non ?... Si !… Le coup de foudre du siècle entre la réplique entrepreneuriale d’Aldo la Classe et la Tartine Mariol du féminisme ; la fusion nucléaire de deux destins politiques hors normes qui vont changer la face du Monde. Ce n’est pas une collision, c’est une collusion. Ou l’inverse. Oui, il s’agit bien de l’inimitable Tapioche, l’ex-ministre socialiste de la ville, tout à la fois homme politique, homme d’affaires, patron de club de foot, acteur de cinéma, acteur de théâtre, animateur de télévision et de radio, patron de presse, spécialiste du courrier du cœur, visiteur de prison à demeure, grande gueule et escroc notoire… L’escroc médiatique le plus en vue, celui qui rachetait des entreprises 1 franc, bloquait les créances, virait la moitié du personnel, et revendait ses sociétés « assainies » pour se payer un voilier de soixante-dix mètres et un jet ! La Classe, on vous dit. Ceux qui ont repris derrière le célèbre « sauveur d’entreprises » les entreprises qu’il n’a pas achevé de couler, ne sont pas près d’oublier. Ou qui faisait gagner l’Olympic de Marseille en achetant les joueurs d’en face ! Le tout, avec la complicité des escrocs du Crédit Lyonnais, des escrocs pas médiatiques ceux-là, mais de grande envergure, dont les contribuables français se souviendront des années durant pour avoir à combler le magistral gouffre financier de l’honorable maison, aujourd’hui rayée des cadres (3). Avec des élus de cette trempe, pas de doute, la politique sort une fois de plus grandie du marigot. Et les femmes sont à l’honneur.

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Addendum

Je vais encore vous faire souffrir, mon brave… De qui le texte ci-dessous ?

« Freud insiste sur le fait qu’il s’agit là d’une organisation phallique localisée à un certain moment de l’histoire du sujet, et qui perdure en tant que fantasme inconscient, bien qu’elle ne soit pas l’issue optimale de la sexualité humaine adulte. La reconnaissance des deux sexes l’un par l’autre et la relation entre deux différents qui accèdent à la génitalité reconnaissant la différence va s’ensuivre. Une vision idéale, une utopie sinon un fantasme indispensable à la théorie psychanalytique elle-même. Il n’en reste pas moins que la « phase » phallique comme structure organisatrice, mais nullement définitive, dans le développement psychosexuel, est une pierre angulaire de la psychanalyse.

« En résumé [c’est cela, madame, résumons !] : le complexe d’Œdipe serait une organisation fantasmatique, pour l’essentiel inconsciente, parce que refoulée, organisatrice de la vie psychique, et qui suppose le primat du phallus pour autant que ce phallus est, d’une part, un organe narcissiquement et érotiquement investi et, d’autre part, le signifiant du manque, ce qui le rend apte à être identifié avec l’ordre symbolique lui-même… »

Vous allez me dire : « C’est encore Antoinette Fouque qui fait des siennes… Elle a manifestement été victime d’une surtension neuronale ; ses connexions synaptiques ont grillé et elle a disjoncté, la malheureuse ! » Non, c’est la psychanalyste et féministe Julia Kristeva, bulgare d’origine, qui a probablement jugé plus confortable de faire de la psychanalyse à Paris aux frais du contribuable français, que de combattre le communisme à Sofia. Une féministe un peu passée ayant su conserver une certaine féminité, assez pour devenir Madame Sollers à la ville. Une féministe féminine, il faut le voir pour le croire !… Bref, que la vilaine qui a copié sur l’autre se dénonce ! Pas besoin, toutes ces féministes et d’autres parlent le même langage dit psychanalytique, langage freudien, lacanien ou doltoïdien (dans psychanalyse, il y a anal : vous voyez, quand je m’y mets !) Il revient à Mme Fouque d’avoir, la première, relié le féminisme à la psychanalyse ; je suis d’accord : l’un et l’autre sont faits pour aller ensemble ; un cocktail parfait pour zombifier les jeunes filles modernes, leur retourner la cervelle, et au final les rendre aussi tordues que leurs devancières, pionnières et modèles… Tout ce beau monde de bobos, bourgeassant, ringardisant, gauchardisant comme il n’est pas permis, entretenu, payé, nourri, logé, blanchi, cosmétisé par le gentil contribuable, l’inépuisable vache à lait de la République fromagère française, l’éternel cocu des urnes, frappé d’hébétude comme s’il avait été zombifié lui aussi par je ne sais quel maléfice, et qui continue, impavide, à banquer les yeux fermés, à faire vivre des palanquées d’intellectuels parasites (il ne s’agit pas de quelques hurluberlus : je parle en dizaines et dizaines de milliers, hommes et femmes !) aussi mentalement cramés qu’ils sont inutiles à la société, voire dangereux. Jusqu’au jour où tout cela finira par exploser…

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