Où sont les femmes ?

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Où sont les femmes ?... Je ne sais si cette expression fait écho dans votre esprit, mais elle nous renvoie à une époque où les féministes elles-mêmes s’interrogeaient, goguenardes : où sont les hommes ? C’était une question à la mode chez les rombières qui faisaient trembler les hommes, et se voyaient déjà prendre la place du mâle dominant dans la société. Et il est vrai que le mâle blanc, de plus de cinquante ans, avait du plomb dans l’aile et du souci à se faire ; il avait même tendance à disparaître des écrans radars pour faire place à des éléments féminins ultra diplômés, des fonçeuses, des super girls, super wonderwomen, qui s’imposaient à des postes professionnels généralement réservés jusque-là aux hommes, surtout dans la fonction publique, le parapublic, le libéral… L’égalitarisme, cher Monsieur !… Il est vrai encore que dans les structures de l’État, où elles sont largement majoritaires, les femmes ont tellement marqué de leur empreinte la fonction publique, surtout depuis Mai-68 et l’arrivée au pouvoir de la gauche socialo-communiste en 1981, que tout le monde s’est féminisé dans cet immense boxon puant qu’est devenu l’État français, y compris et surtout les hommes dits « politiques », mais j’y reviendrai… Dans le privé, hormis les grands groupes du type CAC 40, les patrons font de la résistance, surtout dans les PME. Je parle ici des niveaux cadres et direction. Ce qui ne veut pas dire que les femmes ne sont pas employées à bon escient ; ces entreprises étant encore et souvent familiales, les femmes peuvent être admises à des postes de direction importants, voire à la direction générale ; mais là, nous entrons dans le contexte familial où la pérennité de l’entreprise et sa transmission sont en jeu.

Où sont les femmes ?… Une petite anecdote va situer la problématique que suggère cette question. Un ami habitant les fins fonds boisés de la Haute-Corrèze me raconta, il n’y a pas longtemps, avoir croisé une cantonnière… Étant de la vieille école pour qui un cantonnier est un cantonnier, et ne saurait avoir de contrepartie féminine, cet ami fut surpris ; il fit observer à la dame : « C’est bien la première fois de ma vie que je vois une cantonnière. » Et la dame de répondre : « Eh oui, Monsieur, il faut s’y faire !… Aujourd’hui, les femmes sont partout. »

Grâce à cette aimable campagnarde, nous avons la réponse à cette question qui nous turbule jusqu’au tréfonds de l’âme, nous les hommes, pauvres mâles en détresse qui avons perdu de la virilité son plumet, et peut-être aussi quelque chose de sa vigueur… « Où sont les femmes ? » Réponse : « Partout ». Cet ami, un homme de grande culture, ne voulut pas, par galanterie — Mon Dieu, le mot horrible que ce « galanterie » ! —, lui répondre ce qu’il ajouta pour moi : « Elles sont partout, sauf là où elles devraient être, chez elles, à élever leurs enfants, leur donner une bonne éducation, leur parler du Bon Dieu, les soigner, les nourrir sainement… » Dans le prolongement de cette remarque, je lui fis observer : « C’est normal ; l’école laïque, gratuite, obligatoire, fait la besogne de décervelage en lieu et place de la famille, qui devrait être le foyer naturel, normal, de l’éducation de l’enfant ; on parle de les confier à l’école dès l’âge de deux ans. Le meilleur moyen de détruire la famille, c’est d’extraire la femme de son foyer et la séparer au plus tôt de ses enfants. »

Deux autres raisons m’ont amené à décider de cette chronique qui s’ajoute à une série sur les femmes. La première, c’est la nomination à la tête du Ministère de la Défense d’une très incertaine Florence Parly, une parfaite technocrate, assistée d’une autre femme, tout aussi incertaine, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État et médecin. Une techno-administrative et un médecin, deux femmes professionnellement tout à fait appropriées, comme on le voit, pour définir la stratégie et les priorités de la Défense nationale. Alors là, oui, on peut se poser la question : où sont les hommes ? Où sont les militaires ? Où sont les baroudeurs musclés et baraqués ? Puisque nous sommes dans la Défense nationale, que défendent-ils au juste ? Et qui défendent-ils ? Et si ce sont les bonnes femmes qui partent à la guerre pour protéger les nouvelles générations de bonshommes émasculés, nous sommes sauvés ! Vous, les gars, il ne reste plus qu’à vous bodybuilder en chambre, à vous exciter sur un culbuto, et à croire que vous êtes encore des hommes. On le sait depuis longtemps, le République veut désarmer les Français ; désarmer le peuple, moralement, matériellement, c’est le propre de toutes les dictatures totalitaires. Désormais, les soldats seront cantonnés, l’arme au pied dans ce qui reste de casernes, à faire du tricot, de la dentelle de Calais ou du point de Tulle ; quand je dis l’arme au pied, je parle d’armes fabriquées et achetées à l’étranger, bien sûr : nous ne fabriquons plus d’armement conventionnel en France.

La deuxième raison, c’est l’existence du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes. Une première constatation s’impose : pour la première fois, dans un gouvernement, il n’y a plus de ministère de la Famille ; passé par pertes et profits… À la trappe la famille, frappée d’obsolescence programmée… Les républicains jouent franc-jeu, cartes sur table ; désormais, la famille est considérée comme une résurgence ultra réactionnaire du passé : il convient de l’éliminer… Sous la présidence Hollande, l’existence de ce Ministère était déjà en sursis ; il s’agissait, non pas d’un ministère de la Famille, mais d’un Ministère DES Familles. Pourquoi ce pluriel singulier ? Parce que les couples homosexuels étaient définis comme étant intrinsèquement une famille. La ministre en place était une nommée Rossignol, la fameuse pétroleuse qui osa publiquement affirmer que les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. Je note au passage qu’il m’a été impossible de connaître la vie privée de cette dame ; pour une ex-ministre de l’enfance, des familles et du reste, convenons qu’il y a de quoi rester sur ses interrogations…

Mais revenons à notre ministère de l’égalité de la femme et du corniaud castré, ravalé au rang de fiotte républicaine. Je constate que là, comme pour le ministère de la Défense dévolu aux femmes, tout le monde à l’air de trouver cela normal ; personne ne s’insurge ni se scandalise contre cette humanité pervertie jusqu’aux moelles, incarnée jusqu’au dernier degré de débilité mentale existentielle, c’est-à-dire jusqu’à la déconstruction complète du réel par le monde républicain…

Ce secrétariat d’État de l’égalité Femmes-Hommes a été délégué, il va de soi, à une représentante du sexe féminin, la nommée Marlène Schiappa. Si on ne connaît pas la vie privée de la précédente, alors on est abreuvé jusqu’à saturation de la vie privée de sa successeurRE…

Marlène Schiappa est fille d’un père professeur libre penseur et trotskyste (il faudra qu’on m’explique un jour ce qu’est un libre penseur, je n’ai toujours pas compris), et d’une mère également professeur, trotskyste, militante syndicaliste ; donc de parents profs et gauchistes, comme 80 % de la corporation, les 20 % restant valant à peine mieux. Tout pour plaire. Avec une telle hérédité, comment voulez-vous que cette pauvre Schiappa soit normale ?... Bobo gauchisante chromosomi­que­ment pure, féministe jusqu’au bout des ongles, elle est l’auteur d’un blog Maman travaille, sous-entendu Papa fout rien, ce qui est conforme à l’esprit général de gauche… Elle est aussi connue pour avoir écrit des ouvrages érotiques à connotations pornographiques ; on finit par se demander si les gouvernements ne recrutent pas les ministres jusque dans les bas-fonds de la société ; et pour les femmes, jusque dans les milieux éclairés de la prostitution ; car pour moi, une femme qui écrit des romans érotiques ou pornographiques ne peut être qu’une arpenteuse de macadam ; ce qui n’a pas empêché dame Schiappa, selon certaines révélations, de mettre ses deux filles dans une école catholique du Mans… « Catholique » à mettre, ici, entre de gros guillemets.

Dans ces gouvernements républicains de détraqués, de déviants, de dégénérés, d’obsédés sexuels, de drogués, de malades d’eux-mêmes, au gauchisme libéral libertaire pour qui la famille n’existe pas, pour qui seul l’argent et la réussite sociale sont la mesure de toute chose, il faut se demander la raison profonde d’un ministère de l’égalité « Femmes-Hommes ». C’est tout à fait dans la continuité des impératifs du Nouvel Ordre Mondial ; et cette raison peut se résumer de la façon suivante : 1) Féminiser les hommes pour casser le monde masculin, cela dans le but de permettre au Cartel des banques de mieux exercer sa prise de contrôle sur l’humanité ; 2) Promouvoir la femme hors de la famille en lui conférant un statut égal ou supérieur à celui de l’homme, la femme étant, à un certain degré, un être éminemment manipulable ; 3) Préparer les enfants à la sexualité dès le premier âge, au biberon tant qu’à faire, afin de dérégler la jeunesse, et d’alimenter les réseaux homosexuels et pédophiles des hautes sphères du gouvernement mondial. Le ministère de l’égalité femmes-homme n’a pas d’autre but…

Eh bien, je vais lui dire à cette sous-ministresse à l’existence éphémère, dont on aura vite oublié le nom, et aux autres de son acabit ; que les choses soient bien claires : en tant qu’homme, et hors sphère privée, je n’accepterai jamais de me soumettre à une quelconque et prétendue égalité homme-femme qui n’existe pas à l’état naturel ; je n’abdiquerai jamais de ma virilité, ni de ma qualité de mâle, parce que l’égalité n’existe nulle part dans la nature ; je n’échangerai jamais ma virilité contre votre égalité, petite madame ; il faut vous le tenir pour dit. L’égalité n’est qu’un terme de la différence ; et quand cette différence s’annule, il y a confusion d’identité. Imposée, l’égalité, c’est la mort de l’humanité ; au contraire, je considère que l’inégalité en tous domaines est le moteur central de la vie, à condition de bien poser les règles : un moteur, pour fonctionner, doit être bien réglé. Ce qui existe dans le couple, ce n’est pas l’égalité, mais la complémentarité réciproque ; chacun à sa place. La femme maîtresse chez elle, et l’homme dehors, au combat pour la vie de tous les jours. Vous allez me dire : le moteur doit être bien déréglé quand on voit que ce sont les femmes, aujourd’hui, qui ramènent le fricot à la maison ; où celles qui geignent sempiternellement contre leur mari ; tel cette brave dame s’exclamant à la radio, après trente ans de vie commune : « Ce n’est pas un homme que j’ai épousé, c’est un boulet ! » C’est le risque de la vie pour vous, Mesdames… Le moteur, il a des ratés, il grippe, il tombe aussi en panne, et même en panne de couche… On peut l’aimer aussi son boulet, même s’il vit à bas régime ; l’aimer comme Médor, le sortir de temps en temps, lui faire prendre l’air, lui faire lever la patte… Comme quoi, la femme peut aimer son homme comme elle aime son chien : c’est dans l’ordre des choses ; il est également dans l’ordre des choses que le moteur du couple ne tourne que sur trois pattes ; pas grave : l’essentiel est qu’il avance.

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Un jour, je posais une question à ma mère, une de ces questions impromptues qui vous traversent parfois la tête : « Dis, maman, si tu avais fait des études, qu’est-ce que tu aurais fait comme métier ? » — « juge », me répondit-elle spontanément. Je restais interloqué. « En voilà une drôle d’idée », pensai-je en moi-même… Surtout venant d’une fille de paysans. Après tout, j’avais posé une question, j’avais la réponse. Et j’en restais là… Le temps passa ; les années aussi… Quelque quarante ans plus tard, un litige avec une mutuelle m’amena devant un Tribunal, instance publique où je posais les pieds pour la première fois de ma vie. Et que vois-je en passant la porte ? Que des femmes juges !… Il y en avait partout… Je les voyais, aller, venir, virevolter dans leur robe noire… En grattant un peu la question, je m’apercevrai que la magistrature est composée à plus de 60 % de femmes, voire 70 % dans les catégories les plus jeunes : magistrates toutes catégories, procureures, présidentes, avocates, greffières… Et je repensais à ma chère maman… Mais qu’est-ce qui vous arrive, les filles ? Pourquoi cette vocation endémique, ce désir ardent de juger, de vous faire justicières ? D’où cela vous vient-il ? Qu’est-ce qui s’est passé dans votre enfance ? Quelle est la part du refoulé, du non-dit ? Que dit la psychanalyse ? Qu’est-ce que M. Onfray a à répondre, lui qui a réponse à tout, lui qui a tant aimé la psychanalyse et ne l’aime plus ?...

Pour la petite histoire, j’ai quand même gagné le procès, grâce à ces dames juges ; grâce aussi à un conseil d’association de consommateurs qui m’a permis de présenter un dossier solide et bien charpenté ; résultat : une affaire qui traînait depuis près de deux ans a été réglée en ma faveur, en moins de huit jours.   

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Où sont les femmes ? Partout. Dans la magistrature et ailleurs… Et la vision de ces magistrates revêtues de leurs robes noires à rabat, me suggère qu’il ne faudrait pas les pousser bien loin pour prendre d’assaut les bastions de l’Église catholique. Devenir curées ou curettes, évêques, papesses — tant qu’à faire ! —, certaines aux tendances féministes clairement affichées en rêvent ontologiquement, et se voient déjà endosser la soutane à 33 boutons… On sent qu’elles piétinent, qu’elles trépignent au portillon, même si elles n’ont pas la foi (secondaire la foi, n’est-ce pas ?), prêtes à prendre la relève des derniers vieux bonzes d’une Église conciliaire en pleine déroute, de tous ces ratichons de sacristie, poussiéreux, adeptes du moderno-progressisme, qui, depuis les années 1960, et même avant, ont prêché plus souvent l’évangile selon Karl Marx que l’Évangile selon Jésus-Christ. Si les églises aujourd’hui sont vides, avec ces nouvelles prêtresses, les quarante mille paroisses seraient pourvues dans les dix ans à venir, juste le temps d’intégrer quelques rudiments de théologie… Ou alors, elles se voient en femmes de curé, l’ultime fantasme des filles d’Ève, qui, de leur instinct sûr de Messalines fatales, font chuter les prêtres qu’elles sentent peu affermis dans leur sacerdoce…

Dès le début de l’Église primitive, la fondation de Saint-Pierre a été confrontée au problème de ce que l’on a appelé les diaconesses ; autant d’ailleurs au problème du célibat des prêtres qu’au comportement général des femmes. Régulièrement l’Église apporte les réponses, mais de façon récurrente, les mêmes questions reviennent sur le tapis ; et systématiquement l’Église oppose une fin de non-recevoir à l’attente de l’élément féminin et de l’opinion. Il n’en reste pas moins que de toute l’Histoire, l’Église catholique est la seule religion au monde à avoir autant honoré les femmes ; elle leur a réservé au sein de l’Institution divine, une place au moins égale sinon supérieure à celle des hommes.

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Où sont les femmes ? Sans doute partout, probablement un peu n’importe où, surtout là où elles ne devraient pas être. Et où ne devraient-elles pas être encore ?... En politique. Je veux dire dans la politique politicienne, là où elles atteignent ce que je crois être le summum de l’incongruité faite femme. Depuis l’époque du « libéral avancé » Giscard, premier Président de la République à les faire entrer en force dans un gouvernement, j’ai observé le comportement de ces dames au plus haut niveau de l’action publique ; je n’ai pas le souvenir qu’elles aient donné l’image d’une dignité à toute épreuve, et qu’une seule d’entre elles m’ait subjugué au point de considérer l’élément féminin comme indispensable au gouvernement d’un pays. J’avais, jusqu’alors, une certaine considération pour une Marie-France Garaud ; elle avait de la classe, et une réserve naturelle digne de son sexe, qui n’excluait pas une présence politique active ; depuis qu’elle a fait l’éloge de son « amie » et adversaire politique, l’avorteuse industrielle Simone Veil, lors du décès de celle-ci, ma considération s’est sérieusement rafraîchie.

J’estime que les femmes, en politique, sont anormalement surexposées ; je les trouve dans l’ensemble plutôt déplacées, parfois sottes, pour ne pas dire idiotes, l’obligation de donner dans le tapin politicien n’étant pas de nature à relever l’estime, ni le respect que l’on devrait avoir du sexe féminin. Ce qui passe à la limite chez les hommes, devient vite insupportable chez les femmes. Elles sont rarement d’un niveau intellectuel et moral capable de transcender leur responsabilité élective ; je dirais même que depuis qu’elles sont descendues dans l’arène politique, elles ont banalisé la fonction, et ont largement contribué à la médiocratisation de la société, à son rabaissement généralisé ; elles tendraient plutôt à évoquer des caricatures dignes des mégères du village gaulois, telle Bonemine assurant le maintien de l’ordre à coups de rouleau à pâtisserie, pour compenser l’impuissance de son chef de mari à imposer son autorité ; ou la poissarde du village qui tente de fourguer sa marée pas fraîche au chaland…

Alors même qu’on attendrait de ces dames, qui ont, très justement, acquis le droit de vote, qu’elles contribuent à relever le niveau de la société, c’est tout le contraire qui se produit : elles participent activement à son effondrement, voire à sa disparition ; elles sont largement responsable de la dénatalité de notre pays, de son déficit démographique, et mettent en grand danger le devenir de notre peuple et de la race blanche ; et comme si cela ne suffisait pas, elles ne sont pas exemptes de tremper dans les combines politiciennes, si bien que leur éternel fantasme d’égalité avec les hommes, se manifeste surtout par leur aptitude à être aussi corrompues qu’eux. Il fallait bien qu’elles entrassent en politique pour que l’on fût assuré que si les femmes n’ont pas les mêmes qualités que les hommes, elles en ont tous les défauts. J’attends encore de savoir en quoi la prétendue sensibilité féminine, c’est-à-dire l’essence même de la femme, à mon avis gravement détournée de sa fonction biologique et sociale, a apporté quelque chose de déterminant dans l’amélioration de la condition humaine.

Je ne reprendrai pas la longue litanie qui, depuis plus de cinquante ans, nous célèbre la première femme de ceci, la première femme de cela, la première femme qui a osé faire un métier d’homme. Sur la durée du temps, cela en devient lassant, pénible, même si, dans certaines professions, cela fait plus d’un siècle qu’elles ont accès à certaines activités masculines. Je retiendrai le souvenir que j’ai de la première femme entrée à l’école Polytechnique, au début des années 1970, qui donna lieu à un véritable délire médiatique. D’autant que cette école, au prestige surestimé et au coût exorbitant par élève, ne me paraît pas surclasser de si haut les écoles concurrentes qui ne déméritent pas… Mais c’est un autre problème, un problème lié au phénomène des grandes écoles, — ces écoles dites abusivement « grandes » qui demanderaient, elles aussi, une sérieuse remise en question.

Il y a encore peu, n’ai-je pas entendu une journaliste s’extasier devant une femme pilote d’hélicoptère : « Et qu’est-ce que ça vous fait de faire un métier d’homme ? ». Combien de fois, dans ma vie, ai-je entendu ce genre de réflexion ! C’est curieux, je n’entends jamais les mêmes demander à une femme qui ramasserait les poubelles, ferait de l’abattage de bovins, traiterait la charogne dans un équarrissage, ou casserait du béton au marteau-piqueur : « Ça vous fait quoi de faire un métier d’homme ? »… Des professions d’hommes qui manifestement ne parlent pas aux filles. On y viendra, on y viendra… Le progrès humain…

Si vous voulez me faire pleurer sur le sort des femmes, parlez-moi de la condition de la femme dans certains pays orientaux ou asiatiques, mais certainement pas de la femme française ou européenne.

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Les femmes  sont un marqueur social ; cela se remarque dans de nombreux domaines, et l’on peut dire d’une manière générale, si on veut les catégoriser, qu’il y a autant de différence entre une femme de gauche et une femme de droite, qu’entre la nuit et le jour.

La féministe est une incarnation vivante de la femme de gauche, névrosée, congénitalement aigrie, agressive, acariâtre, jalouse des femmes aimées par les hommes, jalouse du bonheur des autres, se transformant parfois en harpie revendicative, régurgitant sa haine de l’homme, — qui n’est autre, souventes fois, que l’expression manifeste de la haine de soi, de cette maladie intime qui oppose dans un conflit tragique le moi de la vie fantasmée au moi de la vie réelle, de la vie vécue qui constitue sa séité, son « soi », et qui fait qu’elle est ce qu’elle est, et non ce qu’elle aurait voulu être et qu’elle n’est pas ; et cette vie fantasmée très spécifique qui hante ses délires oniriques, c’est de ne pas être née homme, ni d’être considérée comme un homme, et de souffrir cette discrimination naturelle comme d’une injustice ; d’où ce violent délire revendicatif d’égalité homme-femme qui n’existe pas dans le monde réel et n’a pas lieu d’être, l’égalité étant, encore une fois précisons-le, un terme de la justice, et non l’échelle de la justice en soi.

Il convient par ailleurs de ne jamais écarter de l’esprit que le féminisme est une catégorisation, certes très minoritaires, de femmes à la fois manipulées, instrumentalisées, hystéricisées, agissant comme un ferment d’agitation sociale et de déconstruction de notre civilisation occidentale ; le féminisme entre dans les plans sataniques de ceux qui veulent imposer aux peuples le Nouvel Ordre Mondial, de la même façon que sont instrumentalisés la jeunesse et les réseaux pédérastiques ; autrement dit, le but des fils du Diable est de corrompre les trois maillons faibles de la chaîne humaine pour atteindre leurs suprêmes objectifs infernaux : la famille, la femme, la jeunesse. 

Quant à la femme de droite, plus réservée, plus consciente de ses devoirs que de ses droits, elle sait d’instinct où est sa place, même si le contexte n’est pas toujours des plus favorables à son épanouissement ; d’une façon générale, elle est plus équilibrée, plus intelligente, et combien plus lucide que la féministe vaginocentrée, celle-ci se révélant un monstre d’égocentrisme pétrifié dans sa posture de virago ; elle est moins névrosée voire pas du tout ; elle assume sans complexe son identité féminine ; il n’y a pas d’équivoque chez elle, ni de conflits existentiels entre le moi et le soi ; moins égoïste, elle est plus disponible pour les siens, plus apte à exercer ce don de soi si caractéristique de la femme attentive à ceux qui l’entourent, l’amour et la reconnaissance étant ces délicats et subtils stimulants où elle puise la force d’exprimer et de répandre autour d’elle sa vitalité, sa joie de vivre, de donner, mais aussi de transmettre ; la femme porte la vie, donne la vie, se donne à la vie, quitte parfois à la reprendre : telle est sa destinée ; le seul risque pour celles qui ont une authentique valeur humaine, c’est de tomber sur des sagouins, des goujats, qui, n’ayant rien compris de leur spécificité féminine, les casseront, ou briseront leur vie à jamais.

Sans vouloir l’enfermer dans la dualité droite-gauche, et au-delà de sa condition de mère et d’épouse, la femme ne manque pas d’opportunités dans la vie pour exprimer son propre génie féminin sans avoir à singer l’homme, surtout dans ce qu’il y a de pire chez lui ; qu’il soit bien dit qu’on ne fera jamais d’une femme un homme ; par contre, il est plus facile de faire d’un homme une lavette, au point qu’on en arrive aujourd’hui, de dégringolade en dégringolade, non pas au stade du sous-homme, mais à l’homme dégénéré au stade final de la sous-femelle. Il suffit d’observer l’affligeante cohorte de nos politiciens républicains, probablement aussi stériles et impuissants qu’ils sont politiquement lâches et couards. Qu’il soit dit aussi que dans les civilisations où les femmes ont pris, ou ont tenté de prendre le dessus sur les hommes, ces civilisations, parmi les mieux établies parfois, se sont effondrées et ont disparu, ne laissant que ruines et amertume sur la fragilité de la destinée humaine.

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Le nommé Chaumette fut un des plus virulents meneurs de la Révolution française ; il faisait partie de cette troupe d’assassins qu’on appelle Jacobins, de cette assemblée de sales types qui ne respectaient rien, ni les humains ni les choses, encore moins ce qu’il y a de plus noble dans l’homme et dans ses œuvres ; il arrive cependant parfois que le Diable porte pierre, et qu’un de ses plus féroces adeptes soit soudainement habité par un éclat de lucidité des plus lumineux. Voici un extrait que je tire de mon livre, Révolution vérité.

À la suite de troubles provoqués par la révolutionnaire Rose Lacombe, venue à la tête d’un groupe de femmes portant bonnets rouges, perturber une réunion du Conseil général, le procureur général de la Commune, Chaumette, s’élança dans une diatribe contre les féministes, leur reprochant, je cite : « …d’abandonner les soins pieux de leur ménage, le berceau de leurs enfants, pour venir sur la place publique, dans la tribune aux harangues, à la barre du Sénat, dans les rangs de nos armées, remplir des devoirs que la nature à départis à l’homme seul. » Et il ajouta : « Rappelez-vous cette femme hautaine d’un époux sot et perfide, la Roland [Manon Roland], qui se crut propre à gouverner la république, et qui concourut à sa perte. Rappelez-vous cette virago, cette femme homme, l’impudente Olympe de Gouges [L’égérie des féministes modernes], qui, la première, institua des sociétés de femmes, voulut politiquer, et commit des crimes. Tous ces êtres immoraux [sic] ont été anéantis sous le fer des lois, et vous voudriez les imiter ? Nous voulons que les femmes soient respectées, c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes. » Voilà qui est virilement dit.

En conclusion il y a deux réactions possibles à mon propos : celles qui se reconnaîtront et en prendront ombrage ; celles qui ne se reconnaîtront pas, et cela glissera sur elles comme l’eau sur l’aile du canard ; je me permettrais de rappeler à celles-ci, quoi que l’on puisse dire de mal des hommes et de leur inconséquence, qu’il n’y a pire ennemi de la femme que la féministe ; donnons au moins quitus sur ce point aux hommes ; mais ai-je vraiment besoin de vous le rappeler, Mesdames ? (2018)

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