Le Nouvel Ordre Mondial

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Le Nouvel Ordre Mondial… Tout le monde y pense,  mais personne n’en parle ou en cite même le nom dans le macrocosme républicain ; seul M. Sarkozy a prononcé publiquement quatre fois l’expression pour nous confirmer qu’on irait au Nouvel Ordre Mondial de gré ou de force, et plutôt de force que de gré ; et puis récemment M. Hollande y a fait allusion en affirmant que nous irons vers le monde nouveau, et qu’il se fera d’abord en France ; changer la civilisation est décidément une obsession maladive chez ces gens-là ! Vous constaterez, en outre, que tout est nouveau et doit être toujours nouveau : le monde doit être nouveau, l’homme aussi ; il n’y a jamais d’ancien ni d’expérimenté ; pas de retour en arrière ; le nouveau doit effacer l’ancien et le présent faire oublier le passé toujours coupable — Du passé faisons table rase —, et le faire oublier selon le principe progressiste intangible du modernisme accompli : aujourd’hui est mieux qu’hier et demain sera mieux qu’aujourd’hui. C’est cela le progrès : toujours en avant pour étouffer leurs propres turpitudes et nous expliquer que dorénavant le changement sera comme avant… en pire. Tout ce qu’ils sont capables, à peu près, de promettre et de transmettre… Le pire ! Bref, nous n’avons pas le choix : le Nouvel Ordre Mondial est en marche ; que nous le voulions ou non, que cela plaise ou non, il nous sera imposé de haut et nous devrons nous en trouver heureux… Heureux, satisfaits et reconnaissants.

Pour commencer, une question : qu’est-ce que le Nouvel Ordre Mondial ? Pour s’en tenir au sens des mots, on peut dire sans se tromper que cette expression est une autre façon de nommer le communisme de jadis ; un néo- communisme « décontracté », jean, col débraillé, hip-hop, très américain et ostensiblement friqué, un néo-communisme bancaire n’ayant rien à voir avec les gueules lugubres des apparatchiks staliniens d’antan, mais un communisme pur et dur derrière la désinvolture et le décomplexé ostentatoire de la modernité. Ce qui nous confirme dans cette identification vient du fait qu’au sein des anciens pays communistes comme des pays non communistes, une partie de la population, peut-être 20 à 30%, n’a jamais accepté l’échec du communisme. Il faut se rappeler que le communisme concevait déjà un monde sans États (sans nations), le fameux dépérissement de l’État selon le credo marxiste, c’est-à-dire, là encore, le totalitarisme mondialiste ou universel. Et aujourd’hui comme hier, la finance internationale est à la manœuvre sous le nom général de Nouvel Ordre Mondial, une expression qui a l’avantage de mieux passer dans l’opinion, de faire oublier l’horreur en même temps que l’échec dramatique qu’évoque le mot communisme.  

Le Nouvel Ordre Mondial, tout comme le communisme d’antan, est le fait d’une oligarchie sommitale extrêmement réduite, d’autant plus réduite qu’elle est aussi extrêmement riche et dotée d’un pouvoir de nuisance considérable sur toute l’étendue de la planète ; elle se déploie par nature dans la plus grande discrétion sinon dans le secret, ce qui est le cas quand on n’a pas la conscience tranquille et qu’on a quelque chose à cacher ; cela permet de donner libre cours à toutes sortes de manigances et fomenter tous les mauvais coups. C’est toute la différence entre les sociétés fermées ou ésotériques et les sociétés ouvertes ou exotériques ; l’Église catholique est parmi celles-ci la plus connue, même s’il subsiste quelque part d’ombre.

Le Nouvel Ordre Mondial est de plus une société ésotérique à multiples facettes possédant une aura sulfureuse de secte infernale rendant son approche particulièrement difficile : ceux qui mentent savent se cacher pour faire le mal et détourner l’esprit des gens. Le Prince des Ténèbres sait se cacher pour manœuvrer dans l’ombre. Donc je resterai dans les marges de ce système flou, nébuleux, glauque, qui s’étend sans cesse sur le monde comme une toile d’araignée invisible pour mieux piéger ses victimes, sans entrer au cœur du sujet, et en m’appuyant comme toujours sur le principe qui veut que lorsqu’une rumeur est confirmée par les faits, elle devient réalité ou vérité.

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Il faut un début et un lieu ; et en la circonstance, pour se limiter à la contemporanéité des événements, tout commence au États-Unis, en 1913, quand une douzaine de banquiers internationaux ou leurs fondés de pouvoir se réunissent pour créer ce qu’ils vont nommer la Réserve fédérale américaine, autrement dit la banque centrale américaine, la banque des banques ; une désignation d’apparence officielle qui cache mal une organisation de caractère strictement privé, dont le but est de faire main basse sur les finances de l’État américain ; ou si l’on préfère, de privatiser indirectement l’État fédéral américain qui devient dès lors une quasi entreprise privée, camouflée sous les oripeaux d’une pseudo-démocratie.

Cela, c’est dans un premier temps. Dans un deuxième temps, c’est de se dire que si l’on peut contrôler l’État fédéral américain, on peut contrôler tous les États du monde. On peut donc virtuellement contrôler le monde entier de la même façon qu’on contrôle les États-Unis. Et toute l’ingénierie financière d’après-guerre va être organisée dans ce but. Il existe deux types de banques : les banques dites d’investissement ou d’affaires, et les banques de dépôt, banques des particuliers et des entreprises en tant que personnes « morales ». Le but d’une banque de dépôt est double : créer de la monnaie et aspirer dans ses coffres l’argent des particuliers, les empêcher de conserver l’argent dans les matelas ou les lessiveuses. L’argent doit tourner, mais il ne tourne pas gratuitement à la différence des monnaies souveraines. La création de monnaie était un privilège royal dont les États républicains ont dessaisi les rois pour se l’attribuer, comme ils l’ont fait de tout privilège d’Ancien Régime ; et aujourd’hui, les États européens, pour s’en tenir à l’Europe, ont été à leur tour dessaisis du privilège de « frapper monnaie » au profit de la Banque Centrale Européenne, la BCE, laquelle BCE n’est autre qu’une succursale de la Réserve fédérale américaine ; dans le même temps où les États européens perdaient la maîtrise de leur monnaie nationale, ils perdaient leur indépendance et leur souveraineté.

Or les banques, les compagnies d’assurances, les fonds d’investissements, voire les paradis fiscaux ont ceci en commun qui les définit de manière générale : ce sont des organismes financiers. Et toute l’astuce du système consiste à établir entre ces organismes une dépendance mutuelle fondée sur l’inter-connectivité des réseaux financiers. Si bien que si l’un tombe, les autres tombent. Le but de ce système est d’aspirer l’argent des particuliers, des entreprises, des États par un phénomène de capillarité, puis de le déverser dans d’énormes feeders c’est-à-dire de gros collecteurs qui eux-mêmes vont alimenter à jet continu les grandes banques de l’hyper-oligarchie mondialiste sous différentes formes monétaires, dont l’or devenu l’ultime réserve après conversion des monnaies. Une image illustre bien la réalité de ces réseaux : Oncle Picsou… Jeunes et moins jeunes avons en tête ces vignettes du journal Mickey représentant l’intérieur d’un silo immense où l’on voit des flots de billets de banque, de pièces d’or, de bijoux, se déverser par des tuyaux énormes, sous le regard comblé d’un Picsou affalé sur son trésor, contemplant sa fortune grossir à vue d’œil. Heureusement, pour la morale de l’histoire, si je puis dire, les frères Rapetou, quand ils ne sont pas en prison, sont là pour le délester de temps en temps ; mais c’est un malin, il se refait toujours ; il faudra imaginer un jour un scénario Rapetou pour soulager définitivement les Picsou de l’oligarchie planétaire… C’est une autre histoire.

Pour l’instant nous en sommes aux deux étapes du processus de contrôle financier de la planète par les forces obscures de la finance internationale : le contrôle monétaire par banques centrales interposées, l’inter-connectivité des banques ; manque la troisième étape, la plus importante : la Dette. Elle a déjà fait l’objet d’une autre chronique. Nous la reprenons ici dans le cadre du système de contrôle. Il est important de créer un état de choses où les gens sont en situation permanente de demande d’argent : il faut sans cesse créer du besoin, fût-il artificiel, pour consommer toujours plus ; c’est vrai pour les particuliers comme pour les entreprises et les États ; cela s’appelle le crédit ; le crédit, c’est évidemment de la dette courante, et cette dette est possible parce qu’elle est compensée par la solvabilité du débiteur. Donc crédit=création de monnaie=Dette=profit pour ceux qui maîtrisent la monnaie.

Mais comment maintien-t-on cette situation permanente de demande d’argent, de besoin pécuniaire ? Par le moyen de la croissance et l’inflation. Les crises sont faites pour éviter l’emballement, la surchauffe, et la croissance est faite pour favoriser le crédit ; tout crédit est une anticipation sur la consommation à venir, donc sur la croissance ; si la croissance n’est pas au rendez-vous, le cycle se grippe : il n’y a plus d’anticipation possible, donc plus de crédit, de création de monnaie, d’endettement. L’économie et la finance s’effondrent simultanément : l’arrêt cardiaque est fatal. La croissance, c’est le besoin ; il faut donc activer les consommateurs et les maintenir en situation de besoin permanente. « Croissance » est certainement l’un des mots clés les plus prononcés en économie générale ; il est prononcé pour rappeler que vous êtes condamnés à consommer, donc à ronger la planète jusqu’à la croûte, et à mourir étouffés sous l’énormité des déjections de la société de consommation.

 Mais la dette la plus importante, la plus significative pour les citoyens que nous sommes, est évidemment la dette publique, encore appelée, par abus de langage, dette souveraine. L’origine en est la collusion entre la finance internationale et les États — les États étant le gouvernement et les élus du peuple. En fait les géants de la finance internationale à la solde de l’hyper-oligarchie mondialiste ont acheté les consciences des politiciens qu’ils savent malléables et pétrissables à merci, pour financer leurs promesses électorales et assurer leur élection en échange d’un crédit permanent, sorte crédit revolving à la dimension d’un État ; ces géants de la finance ce sont taillés de véritables empires dans les finances publiques des États concernés et ont asservi ceux-ci par la dette ; en contrepartie, ces financiers ont obtenu la garantie de leurs prêts permanents sur le travail des citoyens-esclaves en absorbant annuellement, par le biais des intérêts, une partie du PIB ou de la valeur ajoutée qu’ils produisent. Les intérêts de la dette sont une sorte d’impôts prélevés sans douleur au bénéfice de la finance internationale. Cette sujétion indolore à première vue, moins traumatisante que l’augmentation des impôts, est une phase de mise en œuvre du processus d’esclavagisation de l’humanité imposée dans le cadre de la dictature mondialiste ou République universelle, ou le retour des peuples-esclaves de l’Antiquité préchrétienne et des mœurs de « l’élite » dirigeante. Car les financiers ont assorti leurs prêts d’une condition ultime susceptible de les rendre plus souples sur les conditions de remboursement des dettes publiques : obtenir des politiciens de faire passer au plan local les principes politiques du Nouvel Ordre Mondial comme nous allons le voir.

En attendant, l’oligarchie mondialiste doit bétonner pour renforcer sa domination et assurer son contrôle sur les tous les domaines susceptibles d’aliéner les masses populaires, et ainsi les préparer à se soumettre à la dictature du Nouvel Ordre Mondial. Résumons :

  1. Contrôler et disposer de la monnaie, de l’or, du crédit, autrement dit des banques.
  2. Contrôler et disposer des ressources minières et énergétiques de la planète.
  3. Contrôler et disposer des armements de pointe et autres moyens sophistiqués de faire la guerre.
  4. Contrôler et disposer des grandes industries stratégiques touchant à l’énergie, aux communications, aux transports.
  5. Contrôler et disposer des ressources alimentaires, du sol à la table, à travers les multinationales de l’agro-business et de la grande distribution.
  6. Contrôler et disposer de la santé des humains à travers les laboratoires pharmaco-chimiques et la filière médicale.
  7. Contrôler et disposer de l’école et de l’Université pour orienter la transmission du savoir et des connaissances dans le sens voulu, formater les esprits à l’acceptation de leur sort.
  8. Contrôler et disposer politiquement de l’Union Européenne après avoir imposé la suppression des frontières et favorisé l’immigration de masse, dans le but de disloquer territorialement les États, de dissoudre les peuples autochtones, et de faire disparaître les nations historiques de l’Europe.
  9. Contrôler et disposer des mouvements politiques républicains européens, et faire en sorte que leurs élus agissent non en tant que représentants du peuple, mais en tant qu’auxiliaires du Nouvel Ordre Mondial délégués à la propagande politique de terrain.
  10. Contrôler et disposer de la presse, de la publicité, du cinéma, des arts en général, et de tous les moyens de communications multimédias.
  11. Contrôler et disposer des polices et des services secrets nationaux afin de conduire des menées subversives de déstabilisation dans les pays réfractaires au Nouvel Ordre Mondial, voire fomenter des actions homicides ciblées, individuelles ou collectives, actions dites encore de terrorisme « sans cause », en n’importe quel point du Globe, y compris dans le sanctuaire américain, afin de désamorcer toute forme d’opposition à l’instauration de la République mondiale.

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Ce que nous venons de voir dans cette première partie, c’est l’extraordinaire puissance financière qu’à accumulée l’hyper-oligarchie mondialiste sur le dos des peuples occidentaux, puissance financière totalement illégitime et d’une légalité douteuse puisque ces gens font également, et à discrétion, les lois internationales taillées à leur mesure ou démesure ; une puissance financière dont ils profitent indûment pour accaparer le pouvoir mondial et s’approprier la planète. Cet aspect financier se rattache à une perception dominatrice beaucoup plus vaste et quasi mystique qu’ils ont de la vie, à travers ce que l’on appelle le culte du Veau d’Or ; l’or, symbole de puissance et de domination, défiant la mort par son inaltérabilité, rayonnant de tout son éclat solaire, incarne richesse, raffinement, beauté, plénitude. Mais il reste un objet matériel, un objet de puissance, en aucun cas la volonté qui organise cette puissance et la transforme en pouvoir. Et c’est là que se révèle l’intention cachée de cette hyper-oligarchie, d’ajouter, à sa domination matérialiste, sa vision de l’humanité et du monde ; elle entend imposer le retour aux civilisations préchrétiennes ou préchristiques à travers ce que j’appelle le messianisme transgressif ou méta-transgression.

Pour comprendre cette expression, on pourrait l’opposer à la métaphysique qui est la recherche du surnaturel ; toute personne qui entend dépasser la banalité ordinaire supposée de l’ordre naturel a deux voies possibles : la transcendance ou la transgression. La transcendance c’est, depuis la Révélation de l’homme de Galilée, le dépassement par la spiritualité évangélique et la morale chrétienne ; la transgression, c’est son opposé ; le messianisme transgressif consiste à prendre le contre-pied systématique de la spiritualité chrétienne, et à considérer que l’accomplissement de soi passe par le retour aux croyances de l’ordre ancien et aux rituels profanes qui en découlaient, avec en premier lieu la réhabilitation des sacrifices humains souvent accompagnés de rites phalliques et autres sabbats païens ou orgiaques. Le sacrifice humain n’est plus un crime contre les créatures de Dieu, mais il est un acte de sublimation de soi ayant pour but de désinhiber l’individu et le revêtir d’un pouvoir suprahumain ; par une sorte de transversion psychologique profonde, le mal devient la force, le bien une entrave à l’épanouissement de la personnalité supérieure ; Dieu n’est plus la référence ultime, l’Au-delà n’a plus de raison d’être ; ce sont des inventions d’esclaves… Le meurtre sacrificiel est d’abord un acte de détachement de toute contrainte morale ; le sang de l’innocent dénoue les bas instincts, et le pouvoir d’infliger la mort suscite une jouissance sublime qui sanctifie le geste criminel et abolit tout sentiment de culpabilité ; l’oblation suprême s’accompagne d’une liturgie infernale débutant par le viol et la torture des victimes, généralement des enfants, des femmes, des hommes jeunes, puis se termine, le sacrifice accompli, par des libations et la consommation de chair humaine ayant le pouvoir de transmettre la vie bourgeonnante ainsi immolée, afin d’atteindre au mythe de la jouvence éternelle.

La perversion est totale : l’interdit est transgressé, tout devient possible sur terre, plus rien n’est résistible. Bien entendu ce rituel morbide est l’apanage des castes supérieures ; pour les être inférieurs, c’est la réduction de l’individu à l’esclavage institutionnel, c’est-à-dire l’aliénation pure et simple à sa condition de paria. Voilà en gros le schéma méta-transgressif du Nouvel Ordre Mondial. Et quand à la méta-transgression s’ajoute la vénération du Veau d’Or, cela porte un nom, cela s’appelle le culte de Satan ou la glorification du Prince des Ténèbres ; ou pour esquisser un sourire forcé quand on n’en a pas le cœur : le mauvais côté de la Force. Pour avoir une idée de cette réalité latente, voici ce qu’en dit ce passage de la Bible extrait du Livre de la sagesse (En fait de sagesse, il s’agit plutôt d’une justification des Pères de la Bible, pas toujours aussi sages que le titre le suggère) ; le narrateur implore Yahvé, le Dieu des Hébreux.

« Tu as pris en haine les anciens habitants de ta Terre Sainte, parce qu’ils perpétraient les crimes les plus affreux, pratiques de magie, rites impies. Ces cruels assassins d’enfants, ces dévoreurs d’entrailles en des banquets de chairs humaines, ces initiés au cours d’orgies sanglantes, ces parents meurtriers d’êtres sans défense, tu avais décidé de les faire périr par les mains de nos pères, afin que cette terre, qui t’es chère entre toutes, reçût une digne colonie d’enfants de Dieu. »

Seulement voilà, il y a un obstacle à l’avènement de cette belle société néo-païenne promise à l’avenir de nos sociétés modernes, et il est de taille : l’existence de l’Église catholique et des peuples chrétiens d’Europe et d’Amérique. Avant d’examiner comment le Nouvel Ordre Mondial va tenter d’en arriver à ses fins et lever les obstacles, il convient de rappeler que même si les sacrifices humains sont la caractéristique distinctive des civilisations antiques (notez que je n’emploie pas le mot religion), ils n’étaient pas acceptés partout et parfois même combattus. C’est le cas dans le monde hellénique, à Rome ; et l’on ne peut oublier, chez les Hébreux, l’ange retenant le bras d’Abraham tandis que celui-ci est sur le point d’immoler son fils Isaac. Les civilisations plus « avancées », préconiseront les sacrifices d’animaux ; mais compte tenu du contexte évolutif des peuplades à ces époques, les sacrifices d’animaux n’étaient parfois que des concessions faites à des mœurs barbares beaucoup plus discutables pratiquées à l’abri des regards.

Celui qui va trancher la question sans ambiguïté et de manière définitive est un petit artisan charpentier de Palestine, un jeune homme simple, de modeste condition, ne faisant qu’un passage éclair sur terre : le nommé Jésus. Sa position sera d’une clarté totale : il ne veut plus entendre parler de sacrifices humains ou animaux, de quelque manière que ce soit ; le sacrifice ultime, le don suprême, ce sera lui : il l’accomplira sur sa personne, pour le salut de l’humanité, pour la rédemption de l’homme ; après le sacrifice de la Croix, il ne sera plus question de sacrifices chez ses disciples ; en prévision de cette oblation charnelle, il leur demandera de partager le pain de son corps et le vin de son sang, et non le sang des innocents, puis de perpétuer cet geste symbolique : « Faites ceci en mémoire de moi », afin de sceller la nouvelle Alliance et faire que l’humanité ne retourne pas à ses penchants sacrilèges. L’Église fera du sacrifice divin le cœur central de la liturgie catholique sous le nom d’Eucharistie. On perçoit clairement le parallèle symbolique entre la vanité des sacrifices profanes d’animaux ou d’humains, et l’interprétation que Jésus fait de son propre sacrifice en signe de miséricorde, pour le rachat de ceux qui se perdent. De ce point de vue comme en d’autres, on peut dire que le Galiléen aura été le grand réformateur de l’humanité ; le vrai, le seul, l’unique.

Mais le Malin, le Maléfique est tapis dans l’ombre ; il n’attend que le moment de reparaître au grand jour. Les promoteurs de ce Nouvel Ordre Mondial diabolique, qui n’est après tout que de l’ancien réchauffé, vont profiter de leur puissance nouvellement acquise pour mener le combat définitif contre Dieu et l’Église catholique en attaquant sur deux fronts : d’abord en infiltrant le Vatican, et en favorisant l’émergence d’une cinquième colonne dont le but est de pervertir le dogme central de la foi catholique, particulièrement en matière de mœurs ; l’objectif est de modifier insensiblement la position dogmatique de l’Église catholique sur de nombreux points sociétaux ou anthropologiques contraires à la loi naturelle, de faire admettre par l’autorité papale elle-même ces changements, puis les imposer de l’intérieur de l’Église, à travers la hiérarchie ecclésiastique, de l’évêque au dernier vicaire de paroisse. L’avantage de cette solution est d’éviter une attaque frontale de l’extérieur qui aurait pour inconvénient de dresser la communauté des catholiques et d’échouer ; tandis que si la décision vient du Pape, elle sera plus facilement acceptée, bien que nombre de fidèles, échaudés par Vatican II, ne sont pas prêts d’accepter d’un cœur léger tout ce qui vient du Vatican : l’infaillibilité papale a vécu.

Par contre, sur le deuxième front, l’attaque se concentre sur la famille hétérosexuelle monogame de type patriarcal à lignée héréditaire et elle sera totale ; ce sont les autorités politiques qui vont imprimer le changement venu de haut, tendant à modifier les mœurs traditionnelles séculaires modelées sur la morale chrétienne ; la famille étant la cellule mère de la société, nous sommes bien dans le cas d’une attaque visant les fondements même de notre civilisation. L’avortement ou infanticide néonatal associé à la contraception, puis la promotion du concubinage, de l’union dite « libre », de la « libération » de la femme moderne, seront les premières salves décochées contre la famille ; mais c’est sous le gouvernement socialiste Hollande que le Nouvel Ordre Mondial va porter l’essentiel de ses coups, massivement et avec une violence inouïe ; c’est quasiment dans le même temps que le « mariage » homosexuel, la théorie du genre, puis ultérieurement la PMA et la GPA, vont être imposés aux Français, sans compter ceux qui s’étaient donné pour objectif d’achever la Révolution française. Attaquer la famille et la dissoudre, c’est mettre l’individu sous l’emprise de l’État, et le préparer à accepter son futur statut d’esclave.

Quant au « mariage » homosexuel, en détournant le mot de sa signification originelle pour l’associer à une déviance de nature pathologique autant quanthropologique, on vise d’abord à ridiculiser l’institution du mariage naturel, donc à dévaluer celui-ci, à le désacraliser, à le fragiliser. Tout le monde sait que les socialistes considèrent habituellement le mariage légitime comme une aliénation sociale de caractère bourgeois (alors qu’il n’y a pas pire bourgeois décadents que les socialistes eux-mêmes !). Quand on est de gauche, on « concubine », on vit à la « colle », c’est le summum de la désaliénation sociale et de la liberté individuelle ; à la rigueur on se pacs pour raisons administratives, surtout s’il y a des enfants... pour ceux qui ont échappé à la mort prénatale ! Dans ces conditions, il est permis de se demander pourquoi ils réclament tant le mariage pour les homosexuels alors qu’ils le rejettent pour eux quand ils sont hétérosexuels ? Contradiction qui ne semble pas avoir gêné celui qui a imposé le mariage homosexuel à la France — toujours imposer, jamais consulter le peuple —, et qui ne s’est jamais marié avec la femme qui lui a donné quatre enfants (sans compter les autres !). On aura une idée de ce que pense réellement du « mariage » homosexuel l’un des plus influents promoteurs de l’homosexualité en France, le spéculateur Pierre Bergé, pygmalion du grand couturier Yves Saint-Laurent, personnage sulfureux pour ne pas dire franchement malsain ; alors qu’une journaliste lui demandait s’il pouvait admettre que des personnes soient choquées qu’on puisse parler de mariage entre personne de même sexe, il répondit en substance : « Il n’y a pas d’amour dans l’homosexualité ; c’est purement sexuel. » Du même, dans une interview télévisée à propos de la GPA : « Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. » Quand la malignité humaine atteint publiquement un tel niveau avoué de dépravation, on imagine ce que peut être le fond de la pensée de tels individus et les déterminations intimes de leur vie privée...

On notera que la reconnaissance de l’homosexualité est une obsession du lobby gay (LGBT) ; il vise les États mais aussi et surtout l’Église en raison de sa position dogmatique sur le sujet, quand bien même la plupart des membres de ce lobby sont athées, voire anticléricaux. L’Église définit l’homosexualité comme un état intrinsèquement désordonné contraire à l’ordre naturel, et j’ajouterai une pathologie de la personnalité entraînant des comportements sexuels erratiques, ce que les invertis évidemment n’admettent pas ; cette instrumentation des homosexuels, comme des milieux féministes en général, n’est qu’une entreprise de manipulation orchestrée de haut par l’hyper-oligarchie mondialiste pour arriver à ses fins : neutraliser l’influence de l’Église en l’obligeant à reconnaître l’homosexualité comme un état naturel normal, et à accepter les homosexuels en son sein, en plus de contribuer à briser la famille ; ils savent pertinemment que s’ils obtenaient raison sur ce point, ce serait une grande victoire pour les ennemis jurés de l’Église catholique et les sectateurs de Satan ; faire sauter le verrou de l’homosexualité serait la porte ouverte à toutes les subversions intellectuelles et morales possibles : il suffirait de tirer sur le fil, le reste viendrait. Mais il y a longtemps qu’on le sait : Rome n’est plus dans Rome, et depuis Vatican II, le Vatican n’est plus dans le Vatican.

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Voilà donc le Nouvel Ordre Mondial à l’œuvre ; et il est facile pour qui a un peu de réflexion d’imaginer ce qu’il en résultera. Ce ne sera pas beau à voir. Cette puissance ploutocratique et oligarchique phénoménale qui n’appuie son pouvoir et sa légitimité que sur la tyrannie de l’argent et les élucubrations de sectes à caractère mortifère ou hérésiarque, ne peut exister que parce qu’elle a transformé les États-Unis en en un véritable bouclier armé, à la fois pour se protéger et faire peser sa domination sur toute la surface du globe ; un pays qui prétend proclamer la liberté religieuse — ce qui veut dire tout et rien à la fois —, c’est qu’il n’a pas de religion, sinon le culte matérialiste du Veau d’Or. Toutefois la vision impérialiste qui animait les Pères fondateurs de l’Amérique ne se révèle pas aussi simple dans les faits aujourd’hui ; et le grondement des peuples, lassés de l’hégémonie arrogante des prétendus maîtres du monde, commence à monter de toutes les nations.

L’Amérique qui se veut la nouvelle Babel (à défaut d’être la Nouvelle Jérusalem des Pères fondateurs !) dont la véritable origine est judéo-maçonnique et protestante, ne fait plus rêver, même si cela est toujours le cas chez les naïfs et les esprits simples. Entre l’image que ces champions de la propagande et de la désinformation donnent d’eux-mêmes et de la réalité, il y a plus qu’un simple effet d’optique ; la paranoïa générale qui habite les dirigeants de cet immense pays, obsédés à l’idée de perdre leur leadership sur le monde, les rend grotesques, et d’autant plus dangereux qu’ils sont grotesques et richement dotés. Un pays qui se dit démocratique, qui entretient quinze services secrets dont la CIA ; dont les effectifs militaires sont maintenus à environ 1 500 000 hommes actifs dans un pays qui na jamais été agressé ; dont le budget de défense représente 50% de l’ensemble de tous les budgets militaires de la planète ; dont la législation sécuritaire est digne d’une dictature subtropicale ; dont la conquête s’est appuyée sur le massacre des premiers occupants et le vol de 50% du territoire Mexicain ; dont la puissance naissante s’est appuyée sur l’esclavage et l’exploitation cynique et sans retenue des ressources naturelles et humaines ; dont le prétendu melting-pot est en train de tourner en un infect gloubi-boulga anthropologique ; dont la dette publique repose sur la spoliation des richesses mondiales, ce qui en au total fait le plus grand État colonialiste du monde ; et dont un officier des Marines, le Général Butler, doublement décoré de la Medal of Honour, la plus haute distinction militaire des États-Unis, a pu dire publiquement dans les années 1930, déjà : « J’ai passé 33 ans de ma vie chez les Marines à jouer Monsieur Muscle pour les affaires, pour Wall Street et les banquiers. Bref, j’ai été le racketteur du capitalisme. » ; un tel pays ne peut se poser comme le modèle de civilisation qu’il prétend être. Et encore, je n’ai pas évoqué les interventions extérieures des États-Unis d’Amérique, le chaos et le désastre qu’ils ont répandu à travers le monde, le sang qu’ils ont fait et font couler encore : la liste serait trop longue…

Voilà où en est rendu notre fier personnel politique républicain ; voilà où en sont les prétendus élus du peuple de France que vous ne cessez de cautionner par vos bulletins de vote, entièrement soumis à la dictature du Veau d’Or, serviteurs stipendiés des puissances infernales de l’Argent, propagateurs de la méta-transgression présentée dans ses formes pseudo-libératoires comme la nouvelle « religion » de l’humanité ; voilà où en est arrivé notre fière République française à force de suivre la pente de son tropisme naturel, fière d’être devenue la souillon du Nouvel Ordre Mondial, l’exécutrice des basses œuvres de la dictature universelle, dont l’objectif final est la disparition de la France, des nations européennes, de nos nations chrétiennes, les seules civilisations dont on peut dire qu’elles ont été les véritables modèles auxquels se réfère le monde dans ce qu’il peut montrer de meilleur.

Dans cette chronique, j’ai voulu montrer à mes compatriotes qu’entre la réalité qui se trame au-dessus de leurs têtes et ce qu’ils imaginent, il n’y a pas un fossé, mais un abîme insondable ; cette réalité nous commande de prendre conscience et d’agir pour contrer la dérive infernale où notre pays se trouve entraîné malgré lui. L’urgence pour nous, peuple de France, est de l’arracher à une camarilla de politiciens fourbes, hypocrites, lâches, veules, méprisables, qui ont vendu leur âme à Satan ; pire, ils ont vendu leur pays et leur peuple alors même qu’ils ont été élus pour en être les gardiens et les garants : leur responsabilité globale est totale ; elle est d’autant plus engagée qu’ils se posent en représentants du peuple et agissent au nom de celui-ci. Je ne vois qu’une solution : renverser la République et instaurer la démocratie directe en lieu et place. Il faut en finir avec cette imposture scandaleuse qui mine la France jusque dans ses fondements et la détruit de fond en comble, avec le soutien trop souvent inconscient et désabusé des citoyens eux-mêmes ; seule l’abstention civique généralisée, le retrait électoral, l’anti-vote silencieux, peut y parvenir ; tel est le sens de mon combat qui a pris sa forme politique au sein de Force Française.

Un combat rude, âpre, de tous les instants, semé d’embûches, d’amères déconvenues, que je mène depuis des décennies ; mais un combat rempli d’espoir. Je me répète sans cesse qu’il y a une chose que même l’homme le plus riche du monde ne pourra jamais acheter : la droiture et le bon sens qui font l’homme d’honneur ; et puis je me dis aussi, quelle que soit l’adversité qui se dresse devant moi, qu’être diabolisé par des crapules avérées sans foi ni loi, sans patrie, des renégats traîtres à leur pays comme le sont ouvertement les élus de la République Française dans leur ensemble, comme d’ailleurs la plupart des élus européens, est un hommage que le vice rend à la vertu, que la lâcheté rend au courage, que la haine de soi rend à la fierté d’être français. En résumé et pour être concis : être diabolisé par des voyous est un plaisir de fin gourmet.

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