La sorcière de Cayenne

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Première partie : Du sous-homme à la sur-femme

Est-ce que quelqu’un a pensé à demander à Madame Taubira si elle est née d’un père et d’une mère ou si elle est génétiquement issue d’un commerce coupable de sa mère avec le Diable ?

Pourquoi pas, puisque cette pasionaria du « mariage » homosexuel (mère de quatre enfants !) déstructure ou déconstruit l’ordre naturel pour le plier à l’idéologie insane ? Puisqu’elle se positionne en force dans le déni du réel ? Puisqu’elle subjectivise la pensée humaine et la soumet à ses propres fantasmes ? Pourquoi pas, oui ? Pourquoi serait-il plus absurde et choquant de dire que Mme Taubira est le produit génétique d’un accouplement contre nature avec le Diable que de soutenir qu’un enfant est né d’un père et d’un père, ou d’une mère et d’une mère ? La théorie du genre imposant au surplus qu’il naquît sans différenciation sexuelle, simplement comme un vulgaire sous-produit de l’humanité ?

Naître enfant du Diable, selon les nouvelles normes pédocratiques gouvernementales en cours, cela signifie naître asexualisé, sans père ni mère, sans identité, sans attaches filiales, sans racines, sans lignage, naître de nulle part et de personne, d’empêcher toute parenté, toute généalogie, de bloquer toute référence à des ancêtres marqués par leur race et leur culture, d’empêcher tout lien et liant social naturel, d’abord le premier d’entre eux : le lien et liant familial, puis le lien et liant national ; cela signifie aussi extraire l’homme de sa nature, en faire un produit d’élevage humain hors sol, un succédané de bétail, sans appartenance, sans reconnaissance, privé de tout lien affectif, familial et biologique, sans ascendance et sans descendance, un pur produit d’État, dont le but est de devenir, en dernier ressort, l’esclave parfait débarrassé de toute humanité, le parangon de l’Homme Nouveau, de l’homme régénéré imposé par le Nouvel Ordre Mondial, ou communisme universel à l’état pur.

On voit jusqu’à quel délire schizophrène cette confusion mentale peut mener, c’est-à-dire jusqu’à la folie, souvent comparée à cette liberté extrême où l’on entraîne tout un peuple, le pire totalitarisme mental qu’on puisse imaginer : la haine de soi, de ce que l’on est, de ce à quoi l’on ressemble ; cela passe par la déconstruction cognitive du réel et conduit à la névrose d’interprétation typique des fabricants d’utopies (communisme, socialisme, libéralisme) qui est à la base de la structure fondamentale de la pensée de gauche. L’idéologie n’est que l’autre nom de l’utopie ou de la divagation intellectuelle complètement déconnectée du réel. Cela se traduit dans les faits par un rejet viscéral de l’ordre naturel, donc de la vie réelle, donc de la normalité, et par un activisme obsessionnel de la transgression. D’où ce caractère hystérique qui caractérise généralement les gens de gauche, particulièrement marqué chez les féministes et les homosexuels, mais aussi à travers le nervosisme militant de certains « hommes », si l’on ose ainsi dire, malgré les apparences qu’ils se donnent de vieux sages blasés, revenus de tout.

Lorsqu’ils sont à court d’arguments, ils ont deux manières de réagir ou de se manifester : la violence sous toutes les formes de la subversion (dont la Révolution Française reste le plus célèbre et le plus tragique exemple), ou la vulgarité extrême du libertaire bravache qui défie l’ordre social établi en vociférant sa haine de soi qui se traduit symétriquement par l’amour prétexte de l’Autre (l’Autre n’étant le plus souvent qu’un alibi moral incarné par l’étranger ou le déviant opposé à la normalité), et en faisant appel à la transgression qui est pour lui synonyme de libération. Dans les deux cas, ils ne font qu’affirmer leur impuissance à convaincre, mais surtout à apparaître comme des êtres appartenant à l’ordre de l’humanité ; et dans ces occasions, ils nous montrent leur véritable nature. La manifestation du « Mariage pour tous », le 27 janvier 2013, des partisans favorables à la loi pour le « mariage » homosexuel, plus qu’un exemple a été un véritable cas d’école. La grossièreté, passe encore, même des accès de vulgarité peuvent échapper. Mais à ce point chez des détraqués, cela ramène l’individu au niveau de ces insectes détritophages qui se nourrissent de la pourriture et prolifèrent dans les lieux sales, sombres, humides et puants.

Voici donc un florilège éloquent de slogans brandis sur des pancartes, lors de cette fameuse manifestation qualifiée de « bon enfant », et que certains présentaient comme un « rendez-vous d’amour ». Je comprends mieux pourquoi aujourd’hui ce mot « amour » en est arrivé à tant me répugner, tellement dans ma vie je l’ai entendu galvauder dans la bouche de gens ayant les apparences de la netteté sur eux, mais se révélant franchement immondes dans leurs têtes. Certes on objectera que cette manifestation était soutenue ou encadrée par le syndicat CGT et autres organisations gauchistes, en plus des homosexuels vrais ou faux ; avec la gauche et l’extrême gauche on n’est jamais déçu sur le sens à donner à leurs défilés de rue, dont le contenu protestataire tient plus généralement du débordement des égouts de la ville que de la revendication justifiée. La finesse d’esprit, décidément, n’a jamais été le fort de la gauche.

Voici une suite de slogans anticatholiques portant d’abord sur des portraits légendés de la Vierge : « Marie, première mère porteuse » ; du Christ en croix : « Jésus avait deux papas » ; du pape en chapeau rose : « Benedict XVI, Queen of Homophobia » ; puis le tout-venant où la dérision obscène le dispute à la bêtise crasse :

« Les curés au diocèse, nous on baise » ; « Les coincés du culte arrêtez de serrer les fesses » ; « On veut un anneau pas qu’autour de la queue » ; « On est pédés mais pas curés, pas de danger pour les mouflets » ; « Je mets mes doigts partout, pourquoi pas dans une bague » ; « Lâchez-nous la chatte qu’on se lèche tranquille » ; « Mon cul est un lieu d’ébats, pas un sujet de débat » ; « Frigide ton cul doit être jaloux de la merde qui sort de ta bouche » (allusion à la meneuse d’ailleurs contestée de la manif anti-mariage homo qui avait précédé) ; « Si Hollande recule, on l’encule » ; « Une paire de mères c’est mieux qu’un père de merde » ; « Lundi raviolis, samedi sodomie »…

Beaucoup de jeunes filles portaient ce genre de pancartes ; la névrose féministe provoque de sérieux dégâts psychologiques chez certaines de celles qui sont censées porter la vie et la transmettre.

Mais probablement la plus dure, la plus insupportable, celle qui fait mal, fut cette pancarte brandie au-dessus de sa tête par un gamin de 8 ou 9 ans, sur laquelle était inscrit en gros caractères : « Bite dans le cul ou pas, on veut l’égalité des droits », entouré de pédoques hilares, avec probablement sa « paire » dans le lot. Cette image est l’expression même d’un véritable viol de l’enfance, un viol mental perpétré publiquement. Ils auraient osé me faire ça, à moi garçon, abusant de l’innocence de mon âge, je crois que j’aurais attendu la majorité, et je leur aurais réservé un chien de ma chienne dont ils se seraient souvenu jusqu’à la fin de leurs jours.

Il suffit d’avoir sous les yeux des images d’une incroyable vulgarité perverse ayant fait fi de toute dignité, de toute décence, dans ce carnaval impudique qu’ils nomment gay pride ou « fierté » homosexuelle, dans ces manifestations scandaleuses où l’on brandit des obscénités, ou encore dans les raids provocateurs des « Femen », ces harpies vénéneuses pour ne pas dire vénériennes, pour comprendre à quel point les comportements de ce monde de détraqués n’a rien d’une appartenance normale à l’ordre de l’humanité.

*

Revenons à notre pasionaria du « mariage » homo, porte-drapeau de la pédocratie officielle d’État, et accessoirement ministre de la Justice, que certains nous promettent comme futur Premier ministre (si cela devait être, souhaitons du courage à ses futurs collaborateurs !)

Je poursuis sur sa façon de raisonner ou d’enfiler les sophismes par enchaînements vicieux, une façon qui a visiblement l’approbation joyeuse de ses partenaires socialo-communistes et gauchistes, en continuant sur la logique à rebours de son subjectivisme ; avec elle, les effets sont sans causes, les fins sans buts déterminés ; des fins seulement subordonnées à nos désirs ; ce qui est tout à fait logique dans le système républicain, puisque qu’on ne traite que les effets sans jamais remonter aux causes, si bien qu’au lieu de résoudre les problèmes, on ajoute les problèmes aux problèmes… Avec un tel état d’esprit, j’agis comme bon me semble, je m’octroie le tout permissif ; je me laisse aller à mes instincts primaires, et plus je me laisse aller, plus je suis dans la norme. L’anormalité devient la valeur de référence et du même coup, le vagabondage sexuel, la drogue, la prostitution, l’avortement, la pédérastie, l’euthanasie pour ne prendre que ces exemples, deviennent le standard de l’ultime civilisation par inversion des valeurs, en rabaissant notre humanité au niveau de ses bas-instincts : nous atteignons le summum de la liberté sans responsabilité selon les irresponsables livrés à leur folie suicidaire.

Dans l’antiquité, la dépravation collective atteignait parfois un tel degré qu’elle éprouvait le besoin de se donner bonne conscience, et justifiait l’ultime perversion sous des apparences religieuses : c’est ainsi qu’ils pratiquaient le crime rituel et s’adonnaient aux sacrifices humains, enfants compris. Dans cette même logique de déconstruction de la pensée rationnelle et morale, devrais-je considérer que voler est un mal répréhensible ? Au fond, pourquoi ne pas tuer, voler, violer, et trouver cela normal si je sens ma conscience en règle avec moi-même, c’est-à-dire avec ma conception subjective du monde ou avec l’idée pervertie que je m’en fais ? Et pourquoi ne pas légaliser le crime ? Allant plus loin encore, pourquoi ne pas le sanctifier théologiquement, puisque tout cela a déjà prévalu dans les sociétés anciennes ? C’est probablement l’état d’esprit fondamental de l’ectoplasme succubique de Cayenne et de ses amis socialistes, quand elle entend imposer sa volonté de lutter contre la délinquance et la récidive, allant jusqu’à prévoir la suppression de la prison pour les délinquants — Tout, sauf la prison —, ainsi que la déjudiciarisation et la dépénalisation de certaines infractions dites mineures. Ce sont les voleurs, les criminels, grands et petits, les récidivistes, qui vont connaître leur bonheur : à eux la liberté ! Tandis que les citoyens honnêtes vont payer, et au pire des cas les remplacer en prison pour abus ou excès d’honnêteté ! C’est payer cher aussi la démence existentielle de nos politiciens dévoyés.

Dans la même veine, madame la ministre de la Justice, garde des Sceaux, soutient à bout de bras l’amnistie sociale (elle va même jusqu’à prétendre que c’est une œuvre de justice), une proposition de loi du Parti communiste et de la CGT visant à amnistier les délits et sanctions commis lors de conflits sociaux. Ce qui revient à donner un chèque en blanc aux semeurs de troubles, aux casseurs d’entreprises y compris les casseurs de rue, déjà rarement punis ou symboliquement, mais aussi à encourager la violence gratuite, mettre en danger la vie des non-grévistes par la menace et l’intimidation, et exciter chez les têtes folles la haine sociale et le revanchardisme de classe si chers à la CGT et au Parti Communiste.

Nous n’en sommes qu’au début du quinquennat Hollande ; nous n’avons pas fini de voir s’accumuler ce genre d’inversions sociétales qui minent le pays et contribuent à accélérer sa descente aux enfers : nous avons dépassé depuis longtemps le cap de la décadence. Comme cette loi en préparation, encore sous la férule de dame Taubira, pour la protection des « droits et libertés numériques » ; quand vous entendez formuler ce genre de loi par des socialo-communistes, il faut comprendre son contraire ; autrement dit, quand ils prétendent défendre les droits et libertés dits « numériques », cela veut dire qu’ils sont prêts à censurer Internet et à sanctionner la liberté d’expression. Il serait facile de donner des exemples pour montrer ce qu’il en est dans la réalité, avant même l’existence de cette loi. Qu’en sera-t-il quand la loi sera effective ?

*

Deuxième partie : Adresse ad hominem (si j’ose dire) à Madame Taubira

Je crois savoir Madame la ministre de la Justice, garde des Sceaux, que vous êtes originaire de Guyanne ; vous êtes entrée dans la vie politique d’abord comme militante révolutionnaire indépendantiste, avant probablement de prendre conscience qu’il y a avait plus à gagner à coucouner au sein de la douillette République française que de tenter l’aventure risquée de l’indépendance (très risquée quand on voit le désastre de l’indépendantisme mal digéré sur tous les continents non-européens), tout en continuant à vous afficher proche des indépendantistes locaux pour la galerie. Ce qu’ont parfaitement intégré la plupart de vos congénères des Dom-Tom et d’ailleurs, ces belles Isles que d’aucuns ont qualifié jadis de « danseuses de la République » (expression attribuée au journaliste Philippe de Baleine). Vous êtes donc devenue élue de votre département.

Vous devez savoir, et vous devez le savoir à plusieurs titre, que votre pays, la Guyane, vitrine spatiale de l’Europe, est en train de sombrer dans le chaos, de devenir l’enfer vert de l’Amérique du Sud ; non pour les raisons que l’on pourrait croire, s’agissant d’une magnifique forêt tropicale, mais à cause ou en raison du scandaleux trafic de l’Or qui ravage ce département d’Outre-Mer. Théâtre d’un trafic du métal jaune sans précédent, il est livré à l’exploitation clandestine et son cortège de calamités ; une véritable économie souterraine entraînant toutes sortes de trafics, prostitution, crime, mitage de la forêt, pollution des rivières au mercure et aux hydrocarbures, atteintes générales à l’environnement et à la santé des populations ; une situation entraînant également la corruption de certains élus locaux, voire des représentants de l’État français, et une indulgence suspecte de la justice ; cela en dépit de l’opération « Harpie » (sauf votre respect, Madame, ils pensaient à vous ?), et bien que des miniers professionnels soient légalement autorisés à s’implanter sur les sites illégaux. Si on les laissait faire, les garimpeiros venus en fraude du Brésil seraient capables d’entrer avec des tanks, des mitrailleuses, des bulldozers, prêts à dévaster de fond en comble la magnifique forêt pour en extraire l’or qu’elle recèle. Ce n’est pas 500 soldats qu’il faudrait maintenir en Guyane, mais une armée de 5000 hommes bien entraînés et solidement équipés.

D’autant que la Guyane est affectée d’un autre immense fléau que nous connaissons bien ici en métropole : l’immigration sauvage qui envahit votre département ; on le sait, les départements d’Outre-Mer sont de véritables goulets d’invasion migratoire continue ; on peut devenir Français rien qu’en se donnant la peine de traverser le Maroni en barque et d’accoucher à Saint-Laurent. Plus fort qu’à Mayotte ! Là-bas, il faut au moins prendre le risque de traverser un bras de mer. Les immigrés clandestins ou autres représenteraient plus de 30% de la population locale (Surinamiens voisins, Brésiliens, Guyaniens, Haïtiens, etc.), entraînant, là comme partout ailleurs, des phénomènes de délinquance et de déstabilisation sociale majeurs.

En tant qu’élue député de votre département, vous êtes également à l’origine d’une loi mémorielle tendant à déclarer que la traite négrière et l’esclavage constituent un crime contre l’humanité. Le problème, c’est que cette loi s’exprime en termes assez vagues pour que l’on comprenne qu’il s’agit des seules possessions françaises et qu’elle concerne le seul colonialisme français, c’est-à-dire un pays qui n’a jamais pratiqué officiellement l’esclavage. Par contre, sans remonter à l’antiquité, la loi oublie la traite et l’esclavage pratiqués par les Arabes, les plus grands esclavagistes de toute l’histoire de l’humanité ; concernant notre histoire, elle oublie les barbaresques qui ravageaient nos côtes méditerranéennes, suscitant en 1830 une intervention énergique de notre pays dans le Maghreb pour faire cesser ce brigandage élevé à la hauteur d’un trafic d’État ; les Juifs qui aiment tant faire parler d’eux uniquement quand ils sont victimes, et qui avaient en grande partie la maîtrise du trafic triangulaire ; les Noirs qui fournissaient le bois d’ébène ; autrement dit, les Noirs eux-mêmes n’avaient aucuns scrupules à vendre leurs propres frères de race — dont vos ancêtres —, et à tirer profit de cet odieux trafic. D’autre part, quand on parle de « crime contre l’humanité », il faudrait être en mesure de répondre à cette question : qui sont les criminels, Madame ?

J’ignore si c’est le fait de descendre d’une tribu de cannibales et d’esclaves locaux qui vous donne cette forme d’arrogance méprisante à l’égard de la France et des français, de ce pays qui vous a tout donné, sans lequel vous en seriez encore, courbée sur la terre, à cultiver le manioc, habillée d’une plume dans le derrière pour tout vêtement, et à vous coltiner la besogne et la basse besogne pendant que les hommes, adeptes sportifs du triathlon chasse-pêche-sexe, testeraient la robustesse et le confort des célèbres hamacs amérindiens — de préférence à l’heure de la sieste. Ce qui n’aurait peut-être pas été la pire des conditions pour vous, mais vous aurait privé de la sape ministérielle fournie par les maisons Dior et Chanel, payée par l’inépuisable générosité du contribuable français. Au lieu de vouloir nous apprendre à vivre, de nous donner des leçons de cette fameuse morale laïque chère à votre collègue de l’Éducation antinationale M. Peillon, et de contribuer par votre aveuglement idéologique borné et falsificateur à bouleverser nos institutions, et pire, d’attaquer les fondements de notre civilisation pérenne, vous feriez mieux de vous occuper de votre pays d’origine, d’user de votre autorité d’élue pour y rétablir l’ordre et protéger les populations dont vous êtes issue.

Mais je crois que le pire, le plus insoutenable, Madame, ce qui m’a brusquement déterminé à brandir le gonfalon de la révolte, c’est votre prétention insupportable à vouloir, selon votre propos, « changer la civilisation ». Jusqu’à présent, les politiques parlaient de changer la société, ils n’ont jamais osé aller jusqu’à parler de changer la civilisation. Le mot « changement » est un leitmotiv magique en politique. Il annonce toujours quelque chose. Quoi ? Rien ou le pire ! Cela importe peu : son effet magique suffit à mettre en transe l’électeur lambda. Mais changer de civilisation, ils n’avaient jamais poussé jusque-là, à l’exception de vos frères politiques jacobins et bolcheviks. Il aura suffi d’une péronnelle prétentieuse et pétrie de morgue parachutée de sa jungle natale dans un fauteuil ministériel pour rompre le tabou. Taubira contre quinze siècles de civilisation française, la dame ne recule devant aucun ridicule ; on n’est plus dans l’angélisme pernicieux et irresponsable, on nage dans le délire obsessionnel qui se prend au sérieux…

Avant de vous répondre, Madame, permettez-moi d’abord de ramener la notion de « mariage » homosexuel à sa véritable proportion et à sa portée véritable. Feinte ou non, que vous le sachiez ou ne vouliez le savoir, cette attaque frontale menée contre l’institution du mariage n’a jamais eu pour but de « marier » plus que deux ou trois paires de pédérastes à l’année, et à peine plus de transgenres, tribades, travelos et autres (on finit par y perdre son latin). Non, le but, selon les plans du Nouvel Ordre Mondial, est d’attaquer les fondements de la civilisation française à travers l’un de ses trois piliers, la famille, comme ils l’on fait avec l’immigration contre la nation : une attaque en règle menée au bazooka médiatique, mais pour l’instant sans grands effets collatéraux. Je rappelle pour mémoire ces trois piliers qui constituent la base de notre civilisation et que Force Française se fait pour honneur et devoir de porter haut : la nation, la famille, la religion catholique.

*

Maintenant, venons-en à ce que j’ai à vous dire, et ce sera ma conclusion.

Je ne descends peut-être pas d’esclaves, mais d’un peuple libre, travailleur, courageux, consciencieux, qui a consenti de douloureux sacrifices, et pour qui ce mot de « sacrifice » n’est pas une vaine figure allégorique ; un peuple digne, fier, qui a construit à la sueur de son front et baigné de son sang ce grand et magnifique pays qui s’appelle la France. Les Français n’ont peut-être jamais été un peuple d’esclaves, mais je rappelle que les conditions de travail étaient souvent très dures pour la plupart. Les intellectuels catholiques ont été les premiers à dénoncer la condition ouvrière des débuts de l’ère industrielle imposée par les économistes judéo-protestants, particulièrement l’exploitation des femmes et des enfants, dans un système économique impitoyable, répliqué du modèle libéral anglo-saxon ; et cela bien avant que le remarquable et sage travail sociologique qu’ils avaient préventivement accompli ne soit balayé par la tornade révolutionnaire marxiste.

Ce peuple dont je suis, au fil de l’histoire, n’a jamais rien dû de ce qu’il est à personne d’autre qu’à lui-même, à sa volonté, à sa foi, à la noblesse de ses mœurs ; il ne doit rien, mais ce qui s’appelle rien de rien, aux descendants d’esclaves, aux immigrés, aux « z’issus » de la diversité ou de l’immigration, aux Arabes, aux Juifs, aux Chinois, aux métèques, bref, aux étrangers de quelque horizon qu’ils proviennent. En passant, je précise que la colonisation, dont on nous rebat les oreilles, n’a jamais concerné plus de 5% de la population française, et a coûté plus à la France qu’elle ne lui a jamais rapporté. Moi-même, il a fallu que j’arrive à l’âge adulte pour comprendre que j’étais d’extraction modeste, issu d’une famille où il n’était pas de tradition de faire des études ; je n’ai jamais eu le sentiment qu’il me manquait quelque chose ; je n’appartenais pas à ce genre de milieu familial où l’on cultive la haine sociale, la jalousie de classe, l’esprit revanchard caractéristique de cette mentalité de gauche ultra-bourgeoise, marxiste et judéo-maçonnique.

Je n’ai jamais entendu mon père envier qui ou quoi que ce soit, ni distiller son fiel et ses aigreurs contre le sort, en maudissant le genre humain du matin au soir. Je n’ai pas connu mes deux grands-pères : aucun n’est mort à la guerre de 14-18, mais les séquelles qu’ils ont subies leur ont notablement raccourci la vie ; j’ai connu mes deux grands-mères, l’une plus que l’autre : l’une Émilie, était lingère-repasseuse ; l’autre, Antoinette dite Malvina, était agricultrice ; aussi loin que je me souvienne, à l’âge où la plupart de nos contemporains prennent leur retraite, celle-ci a vendu ses quatre vaches (Roussette, Brunette, Blanquette, Friquette : eh, oui, Madame, au temps où il existait encore des paysans chez nous, les vaches portaient des noms familiers ! J’entends bien que ce n’est pas comme cela qu’on appellerait les cochons sauvages, chez vous) ; puis elle est partie faire des ménages à Nice, avant de revenir vivre chez sa fille, de s’enguirlander avec son gendre, et de repartir à l’aventure… Entre temps, elle s’était saignée pour m’offrir une jolie montre à l’occasion de ma Communion solennelle. Mes grands-mères appartiennent à cette génération de femmes qui n’ont connu que les drames de la guerre : quatre guerres terribles en moins d’un siècle ! Elles sont mortes indigentes, l’une à l’hospice de Beaulieu sur Dordogne, l’autre à l’hospice de Brive. Seules, en silence, simplement tournées vers Dieu… Eh non, Madame, elles n’étaient pas esclaves, mais elles appartenaient à ce petit peuple français dur à la tâche, dur à la vie, dur au sacrifice, qui a fait des merveilles à travers les âges, et dont les descendants aujourd’hui sont d’une ingratitude oublieuse qui me scandalise et me révolte au plus haut point.

Combien de millions de Français pourraient se reconnaître dans cette description succincte et y souscrire ? Naître Français, c’est naître riche, même pauvre, d’une richesse spirituelle et morale héritée qu’aucune contrepartie matérialiste ne peut effacer.

Vous serez sans doute choquée par mon propos ; vous vous sentirez probablement offensée tant comme femme que comme élue ; mais les élus de la République ne comptent déjà plus pour moi ; les femmes en politique (politicienne) encore moins. Alors parce que vous avez dit que vous vouliez « changer la civilisation » au nom des sornettes idéologiques que vous prétendez imposer brutalement au peuple français sans le consulter, sans solliciter son accord, sans même la moindre justification historique et philosophique, et alors que toute l’histoire de l’humanité est la démonstration flagrante de l’incapacité pathologique du « socialisme » à s’adapter au monde réel, j’ai bien l’honneur de vous faire savoir, Madame, qu’il ne tient qu’à votre dignité de femme et à la courtoisie de ne pas vous faire connaître le fond de mes noires, très noires pensées ! (2013)

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