Hellfest

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La fête de Satan ou la mort de Dieu

Ayant déjà traité peu ou prou le sujet dans une précédente chronique (Roule, jeunesse !), je me demandais si je devais l’aborder de nouveau sous cet autre angle qu’offrent les dérives sataniques de ce qu’on appelle rave party ou teknival ; en l’occurrence, il s’agit de la « musique » dite metal ou metal extrême, encore connue sous le nom de heavy metal, hard-rock ou encore Black metal qui nous intéresse ici, auxquels il faut ajouter de nombreux sous genres (une trentaine environ), le mot anglo-saxon « metal » renvoyant, selon les amateurs ou metalleux, à une perception auditive plus dynamique, plus vibrante, plus stimulante, avec des sonorités heurtées, dissonantes, et des résonances « métalliques » plus dures que le rock ordinaire. En fait le boum-boum habituel de la techno et son vacarme sonore violent, dans le cas présent associé aux représentations morbides du Mal, à travers des manifestations sataniques et anticatholiques clairement assumées, comme nous allons le voir…

Des circonstances familiales proches et une vive polémique provoquée par l’émission Zone Interdite de M6 en 2013 vont me décider à m’y intéresser.

D’abord, situons le cadre de cette émission de télévision. Comme son nom l’indique, elle traite de sujets polémiques ou sulfureux qui ne font pas le contenu habituel de l’information. Dans le cas présent, il s’agissait de traiter les nuisances provoquées par l’invasion des touristes en été. Le titre du reportage est d’ailleurs sans ambiguïté et même, disons-le, justifié : Invasions de touristes : quand les habitants se révoltent ! Les stations balnéaires sont visées, mais, bizarrement, le réalisateur inclut dans le reportage une session consacrée au festival annuel du Hellfest de Clisson, dans la Loire-Atlantique — festival, est-il besoin de le préciser, copieusement subventionné par les collectivités publiques… Après tout pourquoi pas traiter des nuisances de ces « touristes » du troisième type venus d’une autre planète, dont les manifestations sont multiples, de nature sonores, invasives voire provocatrices.

Le reportage se penche sur les effets des nuisances et autres troubles de jouissance subis par deux riverains locaux. Le compte-rendu est sans appel, le constat implacable, comme l’illustrent ces extraits : « Des hordes de zombies gothiques déferlent sur la villeils se disent hard-rockers, metalleux, bikers ou satanistes — La petite cité se change en film d’horreur — Des têtes de mort, des masques démoniaques, du sangIl plane à Clisson une ambiance étrange, entre morbide et Grand-Guignol — Plus de cent mille visiteurs, au look parfois effrayant, font de Sylvie, riveraine excédée, une prisonnière chez elle, condamnée à écouter de la musique metal… Sylvie est donc l’une de ces riverains, invitée malgré elle à cette rencontre annuelle qui se déroule à sa porte, et dont le rituel festif lui est imposé, que cela lui plaise ou non. Elle subit surtout les puissantes vibrations engendrées par les basses ou ce qu’on appelle le sound system, une installation audio à forte puissance, capable de générer une orgie de décibels telle qu’elle ne transmet pas seulement les vibrations par l’air, mais aussi par le sol. Avec sa fille, son mari, elle est obligée de quitter sa maison et d’aller se réfugier les trois jours du festival à une centaine de kilomètres de là, chez la grand-mère…

Une séquence la montre de l’intérieur de sa voiture, remontant à vitesse lente la rue pour rejoindre son habitation, avec un laisser-passer grand format fiché sur le pare-brise (un laisser-passer pour accéder chez elle, le comble !). Tout le long du parcours, ce ne sont que visages grimés et grimaçants assortis de cris, de grognements de sauvages, qui se penchent au passage du véhicule… Non, elle n’est pas à la fête, Sylvie ; vraiment pas : « Ils ne sont pas de notre monde », déplore-t-elle ; puis, dans un sourire retenu, presque grimaçant, elle lâche : « Je les hais !... »… À voir son visage, on comprend qu’il n’y a pas que le vacarme sonore qui la fait fuir…

Autre riverain, autre témoin, cet homme qui se retrouve piégé par une voiture garée dans la cour de sa maison, bloquant l’entrée de son garage. Présence grotesque des gendarmes qui constatent le délit mais refusent d’agir et de verbaliser. C’est tout juste s’ils ne font pas remarquer au riverain, a priori citoyen paisible et contribuable dépourvu de casier judiciaire, que le gêneur c’est lui. Un dépanneur sollicité promet d’arriver dans l’heure pour déplacer la voiture : il n’arrivera jamais. La voiture squattera les lieux, empêchant le propriétaire d’accéder à son garage…

Ce brave homme a cru découvrir un article du Code Civil de nature à faire interdire le festival. Brave homme mais naïf au point de ne pas comprendre qu’il a face à lui le pot de fer, et qu’il n’a pas les épaules assez larges pour se confronter au Diable. Lors d’une réunion publique, il soumet sa trouvaille au maire de la ville ; sur 6000 habitants, à peine une trentaine de citoyens ont cru devoir se déplacer. Le maire, assis à une table, est entouré de plusieurs personnes donnant l’impression de faire acte de présence davantage pour faire de l’intimidation musclée que pour participer au débat « démocratique ». De débat, il n’y aura pas. L’affaire est vite expédiée : la décision appartient à M. le Préfet. C’est lui qui décide. Point. Et le maire d’ajouter : il faut être tolérant. Derrière le mot « tolérant », les bouches se closent ; il n’y a plus rien à dire. L’entrevue est terminée.

La réaction des metalleux au reportage de M6 ne se fait pas attendre : « On nous a traité d’alcooliques, de drogués, de satanistes, de gens irrespectueux et sales tout au long du reportage ! Je me suis sentie rabaissée », glapit une teuffeuse, laquelle, question rabaissement, est bien placée pour en parler, rien qu’à regarder sa tête hirsute de ramoneuse à récurer les cheminées de l’Enfer. J’ignore qui sont ces metalleux et d’où ils viennent ; mais la secte a de gros moyens à sa disposition, et les sites internet, les blogs, ne manquent pas, certains impliquant un degré professionnel nécessitant d’importants moyens financiers. En un mot comme en cent, la blogosphère s’enflamme. Et les chérubins de Satan y vont de leurs protestations de braves gens « pacifiques et doux » (dixit un article favorable), pétris de bonnes intentions, qu’on jette à la vindicte publique en les faisant passer pour d’horribles monstres… Non, ils ne sont pas des monstres ni des créatures de Satan. La preuve ? Après quelques tensions les premiers temps, ils sont désormais les bienvenus à Clisson ; les commerces n’ont jamais été aussi florissants, les hébergements remplis… Les producteurs de muscadet du coin se félicitent des excellents rapports qu’ils entretiennent tant avec le festival qu’avec les metalleux ; à défaut d’écouler la production locale de muscadet horizontalement, les zombis se chargent de l’écluser verticalement ; c’est « bon pour la pub » se réjouissent les Clissonnais ; Clisson est connue dans le monde entier... Une référence !

Même le Leclerc du coin s’y est mis. Son chiffre d’affaire en cette période dépasse celui de Noël, tandis que « les employés de l’enseigne y étaient d’ailleurs cette année habillés aux couleurs du festival pour accueillir les festivaliers. » Ça doit être palpitant de faire ses courses chez Leclerc, les jours du Hellfest ! Rappelons au passage que Michel-Edouard Leclerc, grand patron des centres commerciaux à l’enseigne du même nom, connu aussi pour être un grand bavard sur les ondes, est catholique et aurait même été un temps séminariste ; lui qui blablate si bien à tort et à travers, sur tout et n’importe quoi, on aimerait qu’il nous apporte sa clarté de « catholique »… Enfin, cerise sur le gâteau : « Ce sont par ailleurs des gens d’une politesse remarquable, et d’une courtoisie que beaucoup d’autochtones pourraient leur envier — Et c’est fou, aussi, le nombre d’anecdotes sur la bonne conduite des participants qu’on a recueillies… » Embrassons-nous, Folleville ! Le Malin sait subjuguer ses victimes… Que ne ferait-on pas pour sacrifier au dieu fric ! Si le Hellfest, au lieu d’être le festival du hard-rock, avait été celui du hard-porno (le Hellfesse ?) organisé par l’amicale des maquereaux et des prostituées de la ville, avec défilé de couples en tenue d’Adam et Ève dans les rues, simulacre de mariage dans la même tenue à l’église devant M. le curé, puis à la mairie devant M. le Maire, les Clissonnais et Clissonnaises n’y auraient pas vu d’objection : du moment qu’on fait des affaires !...

Les metalleux sont gens susceptibles et ne supportent pas qu’on les outrage ; que voulez-vous, ils ont des énervements de vielles filles. Suite au reportage, ils lancent une pétition rageuse, exigeant de M6 des excuses aussi publiques que plates. La chaîne de télé se contentera d’un communiqué laconique précisant — je cite de mémoire — que le reportage ne s’en prenait pas au festival, mais aux nuisances qu’il provoquait ; elle refusera de présenter des excuses. Quant à l’animatrice de l’émission, la journaliste Wendy Bouchard, ouvrant un parapluie large comme la place du village, son communiqué reprendra à la virgule près celui de sa direction.

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Si le reportage de l’émission évoque, conformément à son sujet, les nuisances du festival, par contre il passe sur son caractère foncièrement anticatholique, et encore plus anticatholique qu’il n’est sataniste. Je dirai même que le Hellfest ou « fête de l’Enfer » n’a de sens que parce qu’il s’en prend à la religion catholique, et à elle seule, même si cet aspect a été légèrement gommé suite aux nombreuses protestations des années précédentes. Et je précise, j’insiste, anticatholique et non antichrétien. On voit des individus déguisés en caricatures de prêtres ou d’évêques, on voit une croix brûler ; il me semble avoir aperçu ce qui ressemble à la silhouette d’une façade de cathédrale vaguement reproduite sur des toiles supportées par un immense échafaudage… Me serais-je abusé ? Le reportage ayant été retiré du replay de M6, je n’ai pu revoir avec plus de précision les séquences. Par contre, ce qui est bien visible, c’est cet évêque mitré au teint macabre, portant chasuble verte et surplis blanc, déambulant dans Clisson au bras d’une meuf gothique maquillée comme une donneuse de joie, chaussée de croquenots noirs montants à grosses semelles, et portant une jupette froufroutante au ras du fessier…

J’ai beau regarder les vidéos et autres photos (les sites internet évitent de trop exposer les caricatures anticatholiques), j’ai du mal à discerner des rabbins à papillotes et caftans déguisés en travestis, des musulmanes en burka échancrée jusqu’au nombril, ou des imams portant la djellaba découpée dans le bas du dos, exhibant la mention sacrificielle : « Sodomisez-moi ! Sodomisez-moi ! »… J’ai beau fouiller de mes yeux les innombrables photos, je ne vois pas davantage de négresse à plateau faisant la danse du ventre avec son pagne en peau de bananes (Té, mémé Taubira aurait dû être de la partie !), ou de nègre hirsute avec un os dans le nez jouant du tam-tam (veuillez noter que je dis tam-tam et non « djembé »)… J’ai beau appuyer du regard, pas le moindre Noir à l’horizon, pas le moindre Arabe, pas le moindre Bridé, comme si ces ethniques s’étaient volatilisés du territoire français ; que des faces blêmes, des cailladous à perte de vue, genre bolos dégénérés, avachis, plus ou moins peinturlurés et déguisés, bras tendu, faisant le signe de Baphomet, agités de transes et de grognements qui feraient honte au dernier des sauvages de la jungle.

Pour appuyer mon positionnement, j’aurais dû faire état des paroles de certaines chansons (si l’on ose dire !) des groupes metal. Elles ont l’avantage d’être vociférées en anglais, donc personne ne comprend ; leur contenu blasphématoire passe inaperçu. Mais la publication d’extraits prendrait trop de place dans les limites de ce qui n’est qu’une chronique déjà bien étirée. Les lecteurs désireux d’en saisir la teneur peuvent se reporter sur les sites internet qui en donnent des extraits montrant jusqu’où peut aller la haine anticatholique de ce genre de personnages sinistres.

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On s’amuuuse !... On s’éclâââte !... On est gentiiils… On est mignons tout plein… Demandez, renseignez-vous : il n’y a jamais eu de violence… Les arguments imparables qui font tomber les préventions. Après tout, les Femen qui dégomment des croix à la scie tronçonneuse ou profanent des sanctuaires catholiques en s’exhibant toutes nues, s’amusent comme des petites folles, elles aussi ; enfermer le Christ en croix dans un bocal d’urine, c’est du grand art, mon bon monsieur ; vous n’y connaissez rien ! Dans les blogs, l’argumentation est à peine plus relevée. On a envie de leur demander : mais qu’est-ce qu’elle vous a fait (ou pas fait) la religion catholique ?... Bon, que certains règlent des comptes avec leur éducation catho, je veux bien, c’est un classique du genre, vu et revu… Mais pour la plupart, allez, à 99,99% des jeunes présents, s’ils ont aperçu un évêque en chair et en os une ou deux fois dans leur courte existence et encore de loin, je ne vois pas tellement en quoi ils sont concernés, d’autant que l’Église est à la ramasse depuis Vatican II, pour ne pas dire clouée à terre, plaquée au sol ; ce n’est pas les quelques milliers de curés conciliaires qui surnagent sur les décombres, dont la plupart ont dépassé l’âge canonique de la sénilité (à l’exception des prêtres et religieux de la Tradition dont la moyenne est souvent plus jeune et plus active), qui doit transformer leur vie en cauchemar torride…

On a envie ensuite de leur demander : qu’est-ce que vous en connaissez de la religion catholique ? À part les quelques rengaines anticléricales que les enseignants de la laïque, et peut-être d’autres, vous ont fourré dans ce qui vous sert de cervelle à écoper les flots de décibels qui comblent le vide sidéral de vos circonvolutions neuronales ? À part les quelques pauvres arguments éculés, du niveau de la célèbre Calotte qui faisait le bonheur des bouffeurs de curés obsessionnels d’antan, que des générations de bourreurs de crânes atteints de psittacisme pathologique se transmettent et inoculent à leurs élèves, — ces pâtes molles de chérubins pétries entre leurs mains trompeuses afin d’en faire des produits formatés aux canons de l’orthodoxie républicaine (avec la charte de la laïcité : c’est tout chaud, tout nouveau, ça vient de sortir !), et inscrire à tout jamais en eux le réflexe électoral adéquat dans les pièges à braves gens de la Gueuse ?...

Oui, que savez-vous de la religion ? Le fait religieux, qu’on vous dit à l’école… Déjà tout faux dès le départ. La religion catholique n’est pas un « fait » mais un phénomène, ce qui n’est pas du tout la même chose ; un phénomène fondé sur les mystères du divin qui constituent le socle métaphysique de la Foi, et sur l’interprétation de la loi naturelle… Non, rassurez-vous, je ne vais pas vous pourrir l’existence avec ce que vous n’êtes pas capables d’intégrer mentalement en l’état ; inutile de touiller la diarrhée liquide qui vous sert de cerveau ; il faudrait d’abord nettoyer les lieux au Karcher et faire place nette…

 Comprendre la religion catholique, c’est plonger dans l’histoire millénaire du christianisme, l’étude des civilisations anciennes et leurs mœurs, etc. Nous avons le bonheur d’être en aval du grand fleuve de l’Histoire et le privilège d’en connaître le parcours tumultueux depuis sa source. Donc d’en tirer la leçon. Et vous comprendriez une chose, cette chose qui éclate aux yeux même des plus aveugles : que Jésus est le plus grand réformateur de l’humanité, le vrai, le seul, il n’y en a pas d’autres et, à mon humble avis, il n’y en aura jamais d’autres : il est celui qui a sauvé le monde… Tout simplement. Et vous comprendriez que le bonheur de vivre dans ce beau pays de France que vous être en train de foutre en l’air — si cela peut vous rassurer, vous n’êtes pas les seuls — n’est pas un effet des hasards de l’histoire, ni le produit de la République maçonnique… Avant de vous livrer à des contorsions blasphématoires et brûler des croix, vous y réfléchiriez à deux fois !…

Parlant de vous, un journaliste de gauche évoque « …une communauté décriée comme si on vivait encore dans un moyen-âge obscurantiste. » Ah, parce que les teuffeurs satanistes sont une communauté ? Mille pardons, j’avais cru comprendre que c’était une secte… Et parce que, en plus, le Moyen-âge est obscurantiste ? Je vous prouve le contraire… Et les adeptes du Hellefest, ils sont quoi, eux ? De jeunes éphèbes dynamiques, modernes, progressistes, humanistes, ouverts à la ville et au monde ? Ils sont vieux comme la vieillesse des temps et le mal qui les ronge. Vous êtes les obscurantistes de la Grande Eschatologie, les apôtres du Diable, les succubes de l’Enfer, la piétaille braillarde et tapageuse des armées de Satan conduisant l’humanité à sa déchéance, puis à sa perte définitive…

Parmi les quelques arguments vaguement consistants que vous délayez dans vos blogs, j’ai retenu que si vous ne vous en prenez pas aux autres religions — et si j’ai bien compris — c’est parce que la religion catholique est la plus présente en France… Elle est tellement présente, pauvres parangons d’inculture, que c’est l’Église catholique, je vous le rappelle, qui a fondé la France, il y a de cela plus de 1500 ans. Mais pourquoi vous reprocher votre ignorance, puisqu’elle est programmée par vos maîtres ?... Pendant ce temps, le front des hordes islamiques progresse ; elles n’en sont plus à piaffer devant les portes de la France ; elles sont dans nos villes, dans nos murs, se déploient inexorablement avec la complicité des pétromonarchies et de vos amis les élus de la République, dans l’attente et la dissimulation. Vous savez ce que cela veut dire pour un musulman « l’attente et la dissimulation », c’est-à-dire la taqya ?...

Il y a des milliers de mosquées sur toute la France, et tous les jours des projets de mosquées ou de centres coraniques construits en dur naissent ici et là… Vous vous êtes donné la peine de lire deux fois le Coran comme je l’ai fait, crayon en main ? Vous vous êtes donné la peine de lire la vie officielle de Mahomet, pour savoir exactement qui est ce pseudo-prophète et ce qu’il promet au genre humain ? Je trouve d’ailleurs une surprenante communauté d’esprit entre les républicains et l’islam ; je ne me fais aucune illusion s’agissant de gens comme vous : lorsque l’heure sera venue d’avoir à choisir entre se convertir ou se faire égorger, votre conversion sera instantanée ; elle est déjà préprogrammée dans votre inconscient.

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Je crois savoir que le fondateur ou co-fondateur et dirigeant du Hellfest, Benjamin Barbaud (alias Ben Barbaud), est clissonnais. Clisson, justement. Parlons-en : 1793-94… Cela ne lui rappelle rien ? La Vendée Militaire, le génocide vendéen ? — Kléber, les Mayençais, les colonnes infernales, Cordelier, Turreau ? — Bonchamp, Lescure, d’Elbée, Charrette, La Rochejacquelein ? — Le martyre de Clisson et de bien d’autres villes, villages, hameaux de ce quadrilatère de dix mille kilomètres carrés, ravagé et ensanglanté par les Bleus ? — Clisson à elle seule, un résumé de ce que fut la guerre de Vendée comme tant d’autres Oradour vendéens ?… Voici ces lignes d’un de vos historiens locaux (Paul de Berthou, 1910) : « Après le passage des colonnes infernales, le silence de la mort plana sur les ruines de Clisson, devenues, par les atrocités qui y avaient été commises, un objet d’horreur et d’effroi, pour les rares paysans vivant encore dans les campagnes voisines. Ce silence était parfois troublé par les hideuses batailles que des bandes de chiens errants et de loups, sortis des forêts environnantes où ils abondaient alors, venaient s’y livrer, en se disputant des cadavres mal enterrés, parmi les maisons croulantes. » Le château de la ville, incendié par les Mayençais, brûla un mois durant.

Comment peut-on, sans outrager la mémoire du lieu, autoriser la tenue d’une manifestation aussi provocatrice, qui apparaît comme une insulte à l’égard des victimes assassinées ou ayant fait le sacrifice de leurs vies pour défendre le contraire exact de ce qui constitue la raison d’être du Hellfest : pour leur Foi, pour l’amour de Dieu et de leur religion catholique ? Mais que se passe-t-il ? Serait-ce les Bleus et leurs fantômes qui reviennent narguer les descendants ou ce qu’il en reste ? Ironie du sort ou bêtise d’individus ignares et irrespectueux ? On m’objectera qu’on ne vit pas que de pieux souvenirs et de mémoire. J’en conviens. Mais il y a une chose dont on ne peut se passer pour vivre et qu’on semble ignorer au Hellfest : la décence et la dignité.

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« On s’amuuuuse !... » Eh bien non, on ne s’amuse pas. On ne s’éclate pas. Dès sa création le Hellfest s’est clairement positionné contre la religion catholique ; selon ses fondateurs, le black metal est par nature anti-chrétien et sataniste. Et j’en arrive à ce dernier volet qui donne peut-être l’explication de tout, en arrière-plan. D’abord, dans cette machinerie infernale, tout est américain ou anglo-saxon, voire scandinave. Si vous voulez en approfondir la connaissance, vous avez intérêt à connaître le sabir ou le pidgin yanks… Durant les années de plomb de la guerre froide, quand on était de gauche, il était de bon ton de prendre ses ordres à Moscou ; les mêmes ont traversé l’atlantique, et aujourd’hui il faut être des bas-fonds ou des banlieues crades de New-York, de San Francisco et d’ailleurs pour exister à gauche. Il faut surtout être franc-maçon, renier son propre pays, haïr son peuple, et ne pas hésiter à le poignarder dans le dos. Rien dans le Hellfest et de tant d’autres débilités culturelles d’Outre-Atlantique qui ne soit d’inspiration latine ou helléno-chrétienne. Tout ce qui nous arrive de là-bas comme culture ou sous-culture n’a qu’un but : pervertir nos sociétés, salir l’être humain, l’anonymiser, c’est-à-dire détruire ses racines et son identité. Il est vrai qu’en matière de culture, nous n’avons pas la même mentalité foncière que les gens du soi-disant Nouveau-Monde ; Nouveau-Monde, qui n’a rien de nouveau, mais tout de la vieille humanité corrompue et sacrilège, celle justement que Jésus a combattue, et dont le Nouveau-Monde et son futile American dream (Rêve américain) ne sont qu’une démoniaque résurgence…

Là aussi, un hasard ? Non. Le Hellfest, comme le Sonisphère, comme la plupart des multiples manifestations de hard-rock ou techno qui se produisent régulièrement en France et dans nos pays latins, ne sont que des sous-produits dérivés des sectes sataniques ou lucifériennes anglo-saxonnes destinées à rabaisser le mental des peuples d’Occident et à les avilir ; elles s’inscrivent dans la montée en puissance du Nouvel Ordre Mondial et n’ont qu’un objectif final : détruire les nations européennes et asservir leurs peuples afin d’assurer la domination des oligarchies bancaires d’origine judéo-maçonnique et protestante qui entendent s’approprier le monde et le mettre à leur botte : cela s’appelle la dictature universelle ; et pour atteindre cet objectif, il importe de détruire l’héritage civilisationnel de la « vieille Europe » (dixit George Bush junior) en s’attaquant maintenant ouvertement et prioritairement à la religion catholique, avec pour objectif de tuer l’intelligence et de transformer les peuples en daubes esclavagisées. Le Hellfest n’est qu’un vecteur de destruction parmi d’autres, comme l’est au sommet de cette agression l’Union Européenne ; reconnaissons au Hellfest de donner plus de visibilité à cette entreprise satanique, et d’apparaître comme un signe ostensible de la soumission des peuples d’Occident au Nouvel Ordre Mondial. (2013)

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Addendum

 

Bruit d’enfer et musique de drogués

La musique électronique dite « Techno » ou « Électro » serait née dans les friches industrielles de la ville de Detroit (Motown), aux États-Unis, à un moment où l’industrie automobile américaine périclitait et traversait une crise grave. Elle utilise les propriétés puissamment amplificatrices de l’électricité associées à la gestion électronique du son, et se caractérise par la superposition d’accords disharmoniques d’une guitare électrique (riffs), rythmés par les battements heurtés et violents d’une grosse caisse ou par des vibrations sonores générées à des fréquences supérieures au rythme cardiaque (sound system). Cette accélération artificielle (les boum-boum pouvant aller jusqu’à 250 bpm ou battements par minute), comme toute accélération cardiaque, produit une sorte d’émotion virtuelle, planante, vibrante, voire délirante, comme si l’individu se déconnectait de la réalité pour s’enfermer dans un monde autiste, son monde à lui, et ne plus éprouver que des sensations artificielles. On se drogue aussi avec des sons. Et l’on devient sourd aussi, ce qui est le cas de nombreux hard-rockers parvenus à l’âge adulte, atteints d’affection auditives multiples. Généralement, le teuffeur met sa tête près des baffles jusqu’à vibrer de toute sa personne en résonance avec les percussions des basses.

La Techno, « musique » foncièrement répétitive, lancinante — il serait plus exact de parler de « sonorrhée » — est beaucoup plus appréciée des teuffeurs pour son ressenti physiologique sur le système nerveux que pour sa valeur harmonique divertissante ; elle est justement anti-harmonique et produit l’effet d’une drogue abrutissante à laquelle on associe parfois les jeux de lumière stroboscopique, mais aussi des drogues chimiques dures comme la cocaïne, le crack, le LSD, l’ectasy, le crystal-meth et autres dérivés de l’amphétamine ou métamphétamine, pour renforcer l’effet de dépersonnalisation et de déconnection avec le monde réel. Oublier qu’on existe. Que le monde existe. C’est moins de la musique qu’une suite de sensations euphorisantes rythmées au son vibratoire des riffs et des basses. Elle est l’occasion de grandes « fêtes » spontanées dites rave party (délire, emballement), free party (non payante), taz (zone autonome temporaire), provoquant des rassemblements de masse impressionnants du nom de Teknival ou Technoparade, où se retrouvent les adeptes des transes collectives modernes. Certains y voient une sorte de retour dans le sein maternel (les battements cardiaques de la mère animant le fœtus abandonné à la chaleur douillette et protectrice du sein maternel) ; d’autres voient une culture tribale s’apparentant au tam-tam des peuplades primitives, une sorte de régression ou d’involution civilisationnelle, un retour au chaos originel, par la résurgence des superstitions contraires à l’ordre naturel et l’effet dissolvant d’une mentalité magique moderne typique de l’esprit de dégénérescence de notre temps, comme pour chasser les mauvais esprits ou écarter les forces de la mort, peut-être aussi par peur et haine de la vie (qu’on se souvienne de Woodstock).

Si la musique Techno ne porte en soi aucun « message » sous-jacent, sinon d’animer le vide mental de jeunes analphabètes rêvant le néant au lieu de se donner la force et le courage d’affronter la vie avec détermination, il n’en est pas de même avec la musique metal, voire black metal, celle-ci se voulant, à travers les grands rassemblements du type Hellfest ou Sonisphère, ouvertement sataniste, même si les teuffeurs tiennent à s’affirmer comme des parodistes s’en tenant au second degré. De toute façon, quelle que soit la forme de la musique Techno, Satan est à la manœuvre.

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Festivals à la gloire de Satan

Le black metal (ou dark ou trash metal) fait l’objet en France de plusieurs festivals ; ce type de « musique » est très largement dominé par les anglo-saxons et quelques européens latins dont des Français. Ainsi existent chez-nous comme festivals spécialisés dans le registre black metal : MOTOCULTOR Saint-Nolff (56) ; XTREME Albi (81) ; SYLAK Saint-Maurice-de-Gourdans (01) ; ROCK SPIRIT Albertville (73) ; METALLURGICALES Denain (59) ; FALL HALL SUMMER Torcy (77) ; HARD’N ROCK Notre-Dame-de-Gravenchon (76) ; LA VAPEUR Dijon (21) et quelques autres.

Le HELLFEST de Clisson (44) et le SONISPHÈRE d’Amnéville (57) restent néanmoins les deux manifestations les plus importantes. Le Sonisphère, festival d’origine anglaise exporté dans toute l’Europe, a été annulé en 2014 après trois années d’existence, à la suite d’un désaccord survenu entre la municipalité et les organisateurs. Le festival semble n’être plus le bienvenu à Amnéville ; il ferait de l’ombre au grand parc de loisirs installé sur les anciennes friches sidérurgiques, au cœur de la métallurgie lorraine. En quelque sorte les metalleux chez les métallos. Pour l’instant, aucune suite n’a été donnée. Avec les nouvelles municipalités issues des élections de 2014, il est possible que la donne change dans les prochaines années, dans un sens ou dans l’autre. En ce qui concerne le Hellfest, il était envisagé un temps de le déplacer pour l’éloigner des habitations. Mais la vraie question reste de savoir si cette manifestation est légitime, si elle ne constitue pas une véritable insulte à la dignité humaine, une provocation contre ceux qui rejettent son contenu anticatholique ostensiblement affiché, tout autant qu’il exprime une sorte de refus de la vie par la violence du son dont se gave le teuffeur pour se déconnecter du monde réel, avec pour objectif final d’amenuiser sa capacité mentale de réflexion. Bref, il faudra plus que des arguments économiques pour justifier le maintien du Hellfest sur la commune de Clisson, et cela en dépit des entreprises locales qui soutiennent le festival.

Il existe en France des centaines de festivals de musique en tous genres (1). D’ailleurs la France est devenue le pays des festivals par excellence, festivals d’autant plus débiles qu’ils sont subventionnés par les collectivités ; à se demander si les Français n’ont rien de plus intelligent à faire dans leur misérable existence que d’organiser des lieux festifs, et de faire la fête en permanence pour oublier le vide spirituel et mental de leur vie de consommateurs gavés de tout et même du superflu. À la différence des Festivals, les Teknival sont des rassemblements « spontanés » de même type, affranchis de toute organisation. À la suite de nombreux incidents survenus les années passées du fait de l’absence même de structures organisationnelles, ils sont devenus de moins en moins spontanés, voire interdits ou limités par la loi.

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1. Si dans les festivals de rock classique, tels Rock en Seine ou les Eurokéennes, voire Les Vieilles Charrues, on ne s’affuble pas de déguisements sataniques ou blasphématoires à l’égard de la religion catholique, les teuffeurs ne peuvent s’empêcher parfois de faire le signe de Baphomet (cornes de Satan).

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Quelques mots sur le Hellfest

Les quelques 170 groupes – excusez du peu ! – programmés les 20, 21, 22 juin 2014 s’exhiberont simultanément trois jours durant sur différentes scènes ainsi nommées : MAIN STAGE (Scène principale) 1 et 2, THE ALTAR (l’Autel), THE TEMPLE, THE VALLEY, WARZONE (Zone de guerre). Les tarifs proposés sont actuellement les plus élevés connus pour ce genre de manifestations : 180 euros le pass pour les trois jours, sans parler des à-côtés. Il faut être riche pour payer son ticket d’entrée chez Satan. Les organisateurs espèrent 130 000 spectateurs. Sur les six dernières années cumulées, le Hellfest a été subventionné à hauteur de 1.200 000 euros par les collectivités territoriales. Merci, ô aimable contribuable, toi qui paye pour les parasites de l’humanité et à qui on ne demande jamais son avis ! Parmi les à-côtés, à l’intention des afficionados métalliques qui ont de la substance sonnante et trébuchante, on pourra saluer Ozzy Osbourne en personne, le pape du black metal (Black Sabbath), à raison de 650 euros le coup de paluche, y compris, tout même, une photo prise avec le « Maître » et dédicacée de sa main (tremblante). À ce compte, ils feraient mieux de se rassembler Place Saint-Pierre à Rome et en serrer cinq au Père François : c’est gratuit. Au point où en est l’Église catholique officielle dans la dégringolade qui la conduit en Enfer, je ne désespère pas qu’un jour elle en vienne à récupérer le Hellfest, et que celui-ci prenant ses aises, installe son barnum tympanisant au Vatican.

Le cas Osbourne

Pour l’anecdote, Ozzy Osbourne, alias The Prince of Darkness (Le Prince des Ténèbres), un anglo-américain originaire de Birmingham, de son prénom John Michael, est l’un des créateurs du Black Metal. Très vite, il connaît le succès avec son groupe Black Sabbath, mais aussi de sérieux démêlés avec l’alcool et la drogue (1). C’est celle qui deviendra sa seconde épouse, Sharon, la fille de son producteur, Don Arden, qui va le remettre en selle et relancer sa carrière. Tout en gérant la carrière de son mari, Sharon, femme de tête et d’entreprise, mènera la sienne et se rendra célèbre comme animatrice de talk-show ; elle connaîtra un grand succès en Angleterre et aux États-Unis en mettant en scène sa propre famille dans un show de télé-réalité The Osbourne. Ozzy est père de six enfants de deux lits, mais seuls deux des enfants de Sharon participeront à l’émission, leur fille Aimee ayant préféré mettre une distance entre elle et sa famille qu’elle trouvait trop exposée publiquement. Sharon, qui a décidément le don de transformer en or massif tout ce qui touche à son environnement familial et à sa vie intime, connaîtra un égal succès avec son autobiographie vendue à plus de deux millions d’exemplaires ; elle ira jusqu’à exposer ses maladies, et vous saurez tout de son cancer du côlon, de sa double mastectomie, de son ravalement de façade… Peut-être s’arrêtera-t-elle à la sclérose en plaques de son fils Jack et ses tentatives de suicide. Bien que le couple soit resté uni, et malgré les brutalités de son Prince des Ténèbres chéri qu’elle porte littéralement à bout de bras (2), Sharon se révélera aux États-Unis comme l’un des soutiens les plus en pointe en faveur de la communauté LGBT.

À soixante-sept ans, amoindri par une affection apparentée à la maladie de Parkinson, en plus d’être dur de la feuille — tu m’étonnes ! —, Ozzy continue à tourner et à mettre en scène sa propre légende. Les Osbourne sont comptés comme l’une des familles les plus riches du Royaume-Uni (3) ; ce qui n’est pas nécessairement du goût de tous les adeptes de la secte qui ont leurs pudeurs. De par leur célébrité sulfureuse à bien des égards, ils représentent ce qu’il y a de plus pourri-gâté dans le monde du showbiz anglo-saxon, mais avec ce côté très pharisien (Sharon n’est pas fille de Don Arden ex-Lévy pour rien, même si sa mère est catholique) qui consiste à se ménager une vie privée contraire à celle qu’on affiche en public, tout en préservant pour soi un cocon familial à peu près équilibré. Pendant ce temps, la piétaille larvaire de cet extra-monde dédivinisé chante le Diable, — lequel n’en peut plus de rire à gorge déployée et de se tenir les cotes, tout en contemplant à ses pieds l’immense pétaudière qu’il flanque partout sur la belle planète bleue.

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1. Des médecins se seraient penchés sur son cas pour essayer de comprendre comment un individu qui a absorbé autant de drogues et d’alcool a pu rester en vie. Officiel. À moins que cela ne fasse partie de la légende…

2. Dans une interview, Aimee, qui serait chanteuse, confie que sa mère est la colonne vertébrale de son père (et peut-être aussi un peu beaucoup son cerveau) ; selon son affirmation, sans elle, il ne tiendrait pas un an.

3. Le Prince des Ténèbres et sa Lilith, qui ne cèlent rien de leur train de vie entre leurs demeures cossues d’Angleterre et de Los Angeles, possèdent pour la promenade du « sabbath » une Ferrari 458 (570 ch., 325 km/h), très logiquement repeinte aux couleurs de l’enfer, noir anthracite. Mais pour les courses et rejoindre les studios, Lilith préfère son Range Rover metallic black super luxe, sièges aérés cuir blanc.

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Et maintenant, histoire de vous mettre en bouche, le programme :

IRON MAIDEN – ROB ZOMBIE – QUEENSRYCHE – SABATON – THERAPY? –POWERMAN – LYNCH MOB – SATAN – CROSSFAITH – NIGHTMARE – EROSMITH – DEEP PURPLE – STATUSQUO – EXTREME – WALKING PAPERS – SKID ROW – LEZ ZEPPELIN – KILLERS – BLACK SABBATH – SOUND GARDEN – MEGADETH – ALTER BRIDGE – SEETHER – CROWBAR – LOFOFORA – BLUES PILLS – SLAYER TRIVIUM – SEPULTURA – DEATH ANGEL – M.O.D. – TOXIC HOLOCAUST – FUELED – BY FIRE – DOYLE – DOYLRE AIRENCE – ANGELUS APATRIDA – AVENGED SEVENFOLD – SOULFLY – HATEBREED – DAGOBA – WE CAME AS – ROMANS – BUCKCHERRY – MISS MAY I – OF MICE AND MEN – DARKNESS – DYNAMITE – EMPEROR – ICED EARTH – BEHEMOTH – ANNHIHILATOR – ANGRA – POWERWOLF – IN SOLITUDE – SCORPION CHILD – YEAR OF THE GOAT – DEATH TO ALL – SEPTICFLESH – KATAKLYSM – NOCTURNUS AD – HAILL OF BULLETS – LOUDBLAST – BLOCKHEADS – KRONOS – WEEKEND NACHOS – CARCASS – NILE – BRUTAL TRUTH – GORGUTS – SCHIRENC PLAYS PUGENT STRENCH – INCANTATION – SUPPURATION – BENIGHTED – MERCYLESS – OPETH – PARADISE LOST – SOILWORK – KATATONA – THE BLACK DALHIA MURDER – UNLEASHED – REPULSION – ULCERATE – OBLITERATION – CARNAL LUST – WATAIN – ENSLAVED – TURISAS – IMPALED NAZARENE – DESTROYER 666 – GEHENNA – IMPIETY – TBA – THE ORDERER OF APOLLYON – NECROBLOOD – MONSTER MAGNET – PHILIP ANSELMO & THE ILLEGALS – CLUTCH – ACID KING – WITCH MOUNTAIN – SUBROSA – MOS GENERATOR – SAVIOURS – HERDER – HARK – UNIDA – SPIRIT CARAVAN – DOZER – HOUSE OF BROKEN – PROMISES – BLACK TUSK – LOWRIDER – ZODIAC – SATAN’S SATYRS – WATERTANK – ELECTRIC WIZARD – GODFLESH – KYLESA – KADAVAR – ROYAL THUNDER – DOWNFALL OF GAÏA – CASPIAN – CONAN – MARS RED SKY – MILLENCOLIN – AGAINST ME! – TBA – COMEBACK KID – PROTEST THE HERO – 7 SECONDS – BL’AST! – MISCONDUCT – BURNING HEADS – AYS – STINKY – BOLLOCKS – TURBONEGRO – FLOGGING MOLLY – MISFITS – MAD SIN – LAST RESORT – TAGADA JONES – THE BONES – CRUSHING CASPARS – COBRA – KVELERTAK – WALLS OF JERICHO – PRO PAIN – DOWNSET – SLAPSHOT – STICK TO YOUR GUNS – DEFEATER – ROTTING OUT – NASTY – BRUTALITY WILL – PREVAIL – FIRST BLOOD 162

Quel sabbat, mes amis !... C’est Sylvie qui va être contente !!!

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Bataclan

 

Le 13 novembre 2015 (deux ans après la chronique ci-dessus) survenait le massacre islamiste de Paris provoquant la mort de 130 personnes, plus de 350 blessés, dont près de 100 en urgence absolue, c’est-à-dire voués à une mort inéluctable pour certains, ou condamnés à vivre avec des séquelles d’une gravité extrême pour d’autres.

Je ne reviendrai pas sur le contexte général de cette triste affaire ; par la force des choses, d’éditions spéciales en reportages chocs, elle a tenu le haut de l’information durant plus de deux semaines. FF a déjà dénoncé l’implication personnelle du Président Hollande, dont la politique irresponsable a rendu possible les conditions homicides de ce meurtre collectif. Je m’en tiendrai donc à quelques remarques prolongeant la chronique ci-dessus, comme si ces événements tragiques étaient la conséquence fatale d’une réalité irréfragable annoncée. Quelques observations à propos de la salle de spectacles du Bataclan où l’on releva 90 morts, soit les deux tiers de la boucherie.

Il aura fallu attendre près de cinq à six jours pour avoir confirmation que le spectacle du Bataclan ce soir-là était en réalité, non pas un spectacle de rock ordinaire, mais le spectacle d’un groupe de hard-rock heavy metal. Je me souviens d’avoir entendu un jeune reporter d’Europe 1, présent à titre privé au moment du drame, et dont les oreilles ont sifflé mais de balles réelles, témoigner que c’était du hard-rock ; puis se reprenant : « Non, même pas, c’était du rock ordinaire. » Ce professionnel de la presse venait donc de mentir, de désinformer. C’est une marque distinctive chez les journalistes du système ; nous y sommes habitués. On lui pardonnera en sachant qu’il a sauvé une jeune fille qui perdait son sang ; l’apercevant en train de s’accrocher désespérément pour monter sur l’estrade et fuir par les coulisses, il aura une réaction d’homme : « Je ne peux pas la laisser », s’est-il dit ; il revient sur ses pas, la hisse sur l’estrade, la traîne avec lui, puis il la portera sur trois cents mètres vers les ambulances qui commençaient à arriver. La jeune fille sera sauvée.

Ce qu’on finira par savoir, pire que du hard-rock, c’était du heavy metal, oui, mais satanique… Dans ce contexte, comment ne pas voir une action de commando islamiste parfaitement bien organisée (par qui ?), puisque le déclenchement de l’attaque eut lieu au moment où le groupe californien Eagles of death metal (Les Aigles de la mort) entonnaient Kiss the devil (Embrasse le diable). Tout semble s’être passé comme si quelqu’un, de l’intérieur, avait donné le signal du carnage.

Bien entendu, les rescapés et la presse se défendront de voir dans cette chanson un quelconque hommage au diable ou quoi que ce soit de tel ; ce n’est que de la dérision, protestaient-ils, effondrés ; ce n’est que du second degré, il ne faut pas y voir le mal ; on est là pour faire la fête, pour s’amuser, passer un moment de décontraction un peu sulfureuse pour le fun, pas plus… Je vous renvoie plus haut : « On s’amuuuuse ! » Ils n’ont rien compris !… ils n’ont pas compris que le diable ne s’amuse pas, lui ; ou plutôt il rigole sous cape de toute sa mâchoire édentée, puante de relents méphitiques ; il rigole du mauvais tour qu’il a joué à ses victimes ; c’est lui qui mène la danse, c’est lui qui mène le monde ; ses véritables adeptes, serviteurs zélés, que ne voient pas les énergumènes à front bas qui se démènent sur les pistes de hard-rock, agissent eux à découvert… Même à découvert, ils ne les voient pas, ils ne les décèlent pas en train de s’agiter et d’actionner les rouages de la perversion.

Autre chose. En examinant sur la liste des morts l’âge et la profession de nombreux participants, j’ai remarqué que le spectacle n’était pas seulement réservé à de jeunes braillards excités et hystériques, quelque peu précocement névrosés du genre « faut bien que jeunesse se passe ». Non, il y avait présents également beaucoup d’adultes trentenaires ou quadragénaires de type cadres moyens ou supérieurs, probablement bons pères de famille. Et cela nous renvoie à la chanson incriminée qui circule sur internet ; voici la traduction en français des paroles postées par un internaute —  je vous concède qu’il y a pire, celles par exemple où  Jésus est directement blasphémé (c’est moins risqué !) :

Qui va adorer le diable ? Qui va chanter sa chanson ? Qui va adorer le diable et sa chanson ? Je vais adorer le diable ! Je vais chanter sa chanson ! Je vais aimer le diable et sa chanson ! Qui va adorer le diable ? Qui va embrasser sa langue ? Qui va embrasser le diable sur sa langue ? Je vais adorer le diable ! Je vais embrasser sa langue ! Je vais embrasser le diable sur sa langue ! Qui va adorer le diable ? Qui va chanter sa chanson ? Je vais aimer le diable et sa chanson ! Qui va adorer le diable ? Qui va embrasser sa langue ? Je vais embrasser le diable sur sa langue ! Qui va adorer le diable ? Qui va chanter sa chanson ? Je vais vivre avec le diable et chanter sa chanson.

Mon Dieu, quel niveau ! Et ça marche ! Quelques posts plus bas, une jeune fille ou femme (son pseudo est féminin) note ce fil : « C’est en entendant ces paroles que mon père est mort… Je n’écouterai jamais cette chanson. »

Terrible ironie de cet aveu naïf et pathétique : c’est le papa, d’habitude, qui tient la main de sa petite fille par crainte qu’elle ne se fasse renverser par une automobile ; là, inversion satanique : c’est le papa qui a échappé à la main de sa petite fille. Et papa, il a fait une grosse bêtise. Il ne l’a pas écoutée, elle n’a pu l’arrêter à temps : il a été se faire tuer stupidement, bêtement, dans un bastringue du Diable…

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Note : Quelques semaines après les événements, Eagles of Death Metal est revenu à Paris s’exhiber derrière le groupe britannique U2 ; la salle  immense était pleine à craquer ! Que voulaient-ils ? Conjurer le mauvais sort ? Était présente, dans sa chaise roulante, une rescapée de la tuerie ayant reçu trois balles dans le corps. Question : qu’étiez-vous venu chercher, madame ? La quatrième qui vous aurait achevée ?... L’âge de cette dame ? Cinquante ans ! À ce point, le cas est désespéré, sans remèdes… Le but est atteint : adorer sa mort comme le culte ultime rendu à Satan.

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