Halte-là, les pétroleuses !

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Disons-le franchement, depuis que les femmes se mêlent de politique politicienne, c’est-à-dire depuis qu’elles ont acquis le droit de vote, vous aurez remarqué, comme moi, que le monde va mieux… De mieux en mieux. Ce qui est une certaine façon d’affirmer, par antiphrase, qu’il va de plus en plus mal et que rien ne va plus. J’ai perçu le malaise dès leur présence significative au sein des gouvernements de la République, particulièrement à partir de Giscard dit d’Estaing, qui fut à son époque le plus jeune des présidents de la République (48 ans). Plus jeune Président, cela voulait dire faire moderne, donner à fond dans la pipeaulogie démagogique, c’est-à-dire jouer de l’accordéon, prendre le petit-déj avec les éboueurs, regarder la France « au fond des yeux » pour mieux l’hypnotiser, et en profiter pour la plomber de 7% d’augmentation des prélèvements obligatoires — parole de « libéral avancé » ! —, faire passer avec son compère Chirac l’avortement et le regroupement familial des immigrés, et placer des femmes dans son gouvernement ; il y en aura 9, huit secrétaires d’État et une ministre de la Santé. C’était un début. Notons que c’est cette ministre de la Santé, Simone Veil, rescapée du camp de concentration nazi d’Auschwitz-Birkenau, qui, au nom de la vie qu’elle était censée protéger en tant que ministre de la Santé et en tant que femme, est celle qui sera à l’origine de la dépénalisation de l’avortement, ou plus simplement celle qui a reconnu officiellement et institutionnalisé l’avortement, aujourd’hui devenu une entreprise industrielle de mort… et de trafics !

Dans ma jeunesse, je considérais que le droit de vote accordé aux femmes était une justice. Aujourd’hui, je réserverais mon jugement. Cela dit, je ne m’opposerais pas à ce prétendu droit s’il était remis en question. Car au-delà de l’image de la femme — une image qui en a pris un sale coup en soixante ans ! — que véhicule une certaine catégorie d’hystériques médiatiques, véritables refouloirs sexuels, authentiques remèdes contre l’amour, que l’on a du mal à considérer comme femelles d’homme ou comme heureuses génitrices chargées de transmettre la vie — des monstres, quoi ! —, il en est des millions d’autres qui se trouvent confrontées aux doubles réalités de la vie familiale et professionnelle avec le matériel sociobiologique propre à leur sexe ; celles-ci doivent se battre pour maintenir à flot leur famille autant que leur foyer, dans des conditions de difficultés morales et pécuniaires parfois insurmontables qu’elles affrontent souvent avec un grand courage exemplaire ; surtout depuis que le statut de la femme au foyer a été violemment attaqué, puis dévalorisé par les féministes et ceux qui les poussent en avant, tout autant que la femme a été atteinte dans sa dignité de mère et d’épouse, c’est-à-dire de femme aimée et choyée.

*

Interruption

J’en étais là de cette chronique visant à entrer en force dans l’univers féministe, avec l’idée de casser de la vaisselle, de passer au grill ses fanatiques exaltées et les faire danser sur la flamme, quand la presse nous fit savoir qu’un certain Haut Conseil pour l’Égalité entre les Femmes et les Hommes (sic) venait de publier un Guide pratique des recommandations pour « communiquer sans stéréotypes » au sein de la fonction publique ; en caressant la douce idée, peut-être, que les enseignants, qui représentent 50% de la fonction publique d’État, sauraient aussi transmettre à leurs élèves l’apprentissage de la communication « sans stéréotypes ». C’était trop beau ; je ne pouvais laisser passer cette occasion de stigmatiser la bêtise bureaucratique faite femme, surtout quand elle porte le sceau de l’État… Je me détournai donc de mon projet initial pour m’intéresser à ce Haut-Machin quelque chose, un de ces innombrables fromages de la République qui font la particularité de notre République « Française » à nous, que le monde entier ne nous envie pas.

Tout d’abord restons sur une obsession de ces dames, — une obsession qui leur vrille la cervelle comme une idée fixe vous ronge l’existence, et qui est récurrente chez elles : le mot « stéréotype » ; sur trente-six pages, il est reproduit 26 fois, sans compter les bas de page où il est répété dans le titre général ; un vrai logiciel qui tourne en boucle dans leur cerveau, et qui n’est, à bien y regarder, qu’un ramassis de préjugés idéologiques, de déterminants techno-bureaucratiques totalitaires préconçus, répondant tout à fait à la définition du stéréotype qu’elles dénoncent ; au point de se demander si elles ne sont pas elles-mêmes des stéréotypes en chair et en os qu’elles devraient d’abord combattre en priorité. Mais venons-en au fait. Quelques exemples… (En gras, les extraits).

« Éliminer toutes expressions telles que : chef de famille, mademoiselle, nom de jeune fille, nom d’épouse et d’époux, en bon père de familleIl convient d’éliminer ces expressions de l’ensemble des documents administratifs, notamment des formulaires et des correspondances. Pourquoi ? Parce que ces expressions ont déjà été bannies du droit français (???). Parce que ces expressions renvoient les femmes et les hommes à des rôles sociaux traditionnels. » Ah bon, parce que, pour ces apparatchiks de la fonction publique, les rôles sociaux de père et de mère, pour prendre cet exemple, sont la perpétuation de traditions attardées et rétrogrades qui ne sauraient correspondre aux critères modernistes de la nouvelle société totalitaire républicaine ?

Les civilités sont l’obsession première des féministes, la pointe visible, acérée, de leur combat. Dans le lot, Mademoiselle est la civilité la plus visée. J’ai déjà abordé le thème dans une autre chronique (Dondons féminicoles). À noter que le terme « Madame » est considéré comme l’équivalent de « Monsieur ». Autrement dit, officiellement, rien ne vous empêche d’appeler une fonctionnaire Monsieur, et un fonctionnaire Madame ; il y a longtemps qu’on le sait : l’Administration française est asexuée, surtout depuis que la fonction publique a été réformée par les communistes (statut Thorez).

« Pour marquer le féminin et le masculin afin que les femmes comme les hommes soient inclus.e.s, se sentent représenté.e.s et s’identifient de la façon la plus simple, il faut écrire comme suit… L’enseignant.e, les enseignant.e.s ; la.le sénateur.rice, les sénateur.rice.s ; un.e conseiller.ère municipal.e, des conseiller.ère.s municipaux.ales ; la.le chercheur.e, les chercheur.e.s » L’écriture inclusive (ou exclusive ?), une nouvelle façon d’apprendre la grammaire ou de transcrire le langage égalitaire féminin-masculin qu’il conviendrait d’appliquer dans l’Administration : clair, simple, efficace… Au bout de trois-cents pages de ce cauchemar, il ne vous restera plus qu’à prier pour votre salut, et résoudre la dépression nerveuse inévitable assortie des tendances suicidaires qui ne manqueront pas de s’ensuivre.

« Pour varier afin de ne pas systématiquement mettre le masculin en premier, par habitude, ou en second, par galanterie. Exemple : égalité femmes-hommes, les lycéennes et les lycéens, les sénateurs et les sénatrices. »

1) Remettons les choses à l’endroit : la galanterie est strictement réservée aux hommes comme un art de rendre hommage (oui, homme.age) à l’univers féminin tout en lui portant une marque d’attention respectueuse. Wikipédia en résume assez bien la définition formelle : « La galanterie est un ensemble de règles de comportement des hommes à l’égard des femmes. Vécue par beaucoup comme une forme de politesse et de savoir-vivre, elle est aussi considérée comme un moyen de séduction. » Trois mots importants : politesse, savoir-vivre et accessoirement séduction… Peut-être ce comportement mâle trop stéréotypé vous est-il désagréable, voire humiliant, mesdames ; peut-être bien aussi qu’un tromblon de l’Administration publique ne saurait relever d’une quelconque marque de considération galante de la part d’un homme, et l’on peut comprendre aisément que vous préféreriez être traitées comme des souillons de bas étage, prendre deux ou trois taloches de nature à vous remettre en ordre de marche, ou vous faire violer sur la moquette de votre bureau… Il est évident que ce sont de tels comportements d’hommes virils que vous attendez pour déconstruire les stéréotypes, et ainsi normaliser les relations femmes-hommes dans la fonction publique.

2) Citer alternativement des mots féminins ou masculins dans un sens ou dans l’autre n’a rien à voir, sauf exceptions, avec la galanterie, le savoir-vivre ou la préséance : c’est une question de facilité de langage. Il est en effet plus facile de prononcer homme-femme, que femm’homme.

« Il convient également d’éviter, lorsqu’elles exercent un métier traditionnellement occupé par des hommes, de souligner qu’elles conserveraient malgré tout leur féminité » 

C’est ben vlai, ça ! Souligner qu’une femme puisse conserver sa « féminité » dans une activité d’hommes, c’est évidemment le comble de la muflerie. Il serait donc plus approprié de souligner que le travail masculin ne les a pas encore transformées en boudins dépressifs ou en maritornes hystériques infréquentables.

« Il ne faut pas dire d’une femme qu’elle est un cordon bleu ni qu’elle est une mère attentive ». Tout à fait d’accord, il suffira de signaler qu’elle est une « poissarde » ou une « mère indigne » ; ou, à tout prendre, une « salope », terme prégnant résumant bien le tout.

« Il est important de dissocier la Femme (le fantasme, le mythe, qui correspondent à des images stéréotypées et réductrices telles que la figure de l’Arabe ou du Juif) » Ah bon ? Les Arabes et les Juifs seront heureux d’apprendre qu’ils ne sont que des stéréotypes réducteurs, peut-être bien aussi des fantasmes et des mythes, particulièrement les musulmans quand ils tabassent leurs femmes… « et les femmes, qui sont des personnes réelles, aux identités plurielles, et représentatives d’un groupe hétérogène. » Manifestement les femmes « réelles » aux identités plurielles du Haut Conseil n’ont jamais entendu parler du sens général ou générique d’un mot : femme ou homme sont des vocables d’emploi autant général que particulier.

« La Femme est une représentation mentale produite par la société » Ah bon, parce que la femme n’est pas un « objet » concret d’ordre cognitif, riche d’une désignation pleine de signifiants faisant d’elle une créature du Bon Dieu ?... Seulement une représentation mentale ? « L’expression suggère que toutes les femmes partagent nécessairement des qualités propres à leur sexe (douceur, dévouement, charme, maternité…) » Rien n’empêche, en effet, selon votre logique, mesdames, que la « représentation mentale » partage aussi la contrepartie de son double : charogne, égoïste, repoussante, marâtre…

« Or, dans la réalité, les femmes se distinguent par la pluralité de personnalités… dépassant largement les représentations (tiens, elles n’ont pas dit stéréotypes) que la société leur impose. » Oui, hélas, elles dépassent, et de loin, les représentations que la société leur « impose » ; elles les dépassent dans le pire ! Et la société, elle impose quoi ? D’être mères de familles ? Peut-être y a-t-il aussi un peu de la nature qui impose sa loi et pas seulement celle des hommes, à votre avis ?

« On ne dira pas doits de l’homme, mais droits des humains… » Et les devoirs des humains, qu’en disent ces hauts.es fonctionnaires de l’Administration nourries, logées, blanchies, soignées, diverties par le contribuable ? Les devoirs, c’est pour la piétaille corvéable des non-fonctionnaires assujettis à l’impôt sur le travail productif ? « Certes le mot homme est réducteur dans son sens générique (Ah, bon ?...), et ce n’est pas bien de ne pas y inclure les femmes » En effet, ce n’est pas inclusif, cette affaire… Ben, Madame, parce que c’est un fait de réalité, non ? En quoi le mot « homme » est-il réducteur dans son sens générique ? Comment inclure la femme dans homme qui est un doublet générique de « humain » ? Dont acte. Sauf que ce n’est pas bien nom plus d’employer femme dans son sens générique (Oh, que ce n’est pas bien !). Il ne faut pas dire La journée de la Femme, mais La journée internationale des femmes. » Vous avez décidément un problème avec ce satané sens « générique »… Et avec votre « genre » tout court... L’on sent bien que vous n’êtes pas très sûre de votre genre, ni dans quel sens il va : côté homme ou côté femme… Et si, en définitive, c’est vous-mêmes qui n’aviez aucun sens, pas même celui d’être des fonctionnaires honnêtes et respectables ? De n’être, comme je l’ai souligné plus haut, que des stéréotypes sans imagination, incapables d’initiatives responsables, privés de contact réel avec la vraie vie, et dépourvus de toute personnalité ?

— Deux ou trois chapitres sont consacrés à la déconstruction des stéréotypes dans la vie courante, dans la publicité, la communication, la manière de se vêtir « Ne pas systématiquement représenter les hommes dans des vêtements pratiques, et les femmes dénudées ou avec des vêtements inappropriés pour l’activité réalisée », la parité femmes-hommes, promouvoir la diversité, etc. On connaît l’antienne…

« Les noms de rues, de places, de bâtiments… Parce qu’en France, 6% des rues seulement arborant des noms de personnalités portent le nom d’une femme… À Ramonville-Saint-Agne, la municipalité a donné à l’ensemble des rues d’un nouveau quartier des noms de femmes, permettant de passer de 15% à 25% de noms de femmes parmi les odonymes de noms de personnes de la commune. À Paris (maire.esse Anne Hidalgo), depuis 2014, 61% des dénominations de noms de rues ont été attribuées à des femmes. »

Ces dames auraient poussé plus loin — pas bien loin en fait —, de l’autre côté de Toulouse, au nord de la ville, elles auraient trouvé L’Union, municipalité dont la particularité est d’avoir fait disparaître les noms de personnages pour désigner les rues au profit de catégories neutres les ayant remplacés : fleurs, noms régionaux, oiseaux… Lorsque vous traversez les rues des Cailles, du Bengali, du Merle, pour passer dans l’allée Anne Franck, l’impasse Lucie Aubrac ou la rue Nelson Mandela, vous avez tout de suite compris que vous venez de franchir la commune contiguë de Saint-Jean ; et vous savez tout de suite à quoi vous en tenir quant à la couleur politique de cette municipalité : elle est annoncé sur les plaques des rues. C’est une manie vraiment républicaine de donner des noms de personnes à des rues ou autres lieux. Nos rois, nos princes, nos élites de l’Ancien Régime n’éprouvaient point le besoin de sacrifier à ce culte de la personnalité. Les noms de rues étaient souvent pittoresques, en langage du cru, ou témoignaient de la ferveur édifiante rendue par les habitants aux personnalités sanctifiées par l’Église, au point que le peuple sanctifiait parfois à sa façon, bien avant la canonisation officielle, telle sainte Germaine de Pibrac, toujours à la périphérie de Toulouse. L’Union (nom issu d’une fusion de communes sous la Révolution et qui a survécu) est sans doute un nom sympathique, mais téméraire : si elle fait la force, l’union ne fait pas nécessairement l’unanimité ; ce qui n’empêche qu’elle est, à ma connaissance, la seule commune de France ayant ce trait caractéristique à propos de ses noms de rues.

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Voilà, parmi d’autres — et combien d’autres ! —, les aberrations auxquelles conduit le terrorisme rose des féministes (et des homosexuels en général) ; des féministes patentées par l’État républicain et hautement hallucinées. Elles s’y sont mises pas moins de quatorze pour pondre ce pensum aux trente-six pages très aérées, qu’une seule personne normalement constituée, et de culture (très) moyenne, eût torché en moins d’un mois ; quatorze personnes dont onze femmes (classées génériquement et génétiquement catégorie femelle) et trois hommes (classés génériquement et génétiquement catégorie mâle, du moins on l’espère) ; auxquels il faut ajouter cinq consultants qui n’ont certainement pas fait cadeau à l’État des quelques minutes qu’ils ont passé à réfléchir sur le sujet. Quant à la parité égalitaire homme-femme au sein de cet aréopage d’intellectuels estampillés purs produits républicains d’origine contrôlée, ce sera pour ceux et celles à qui ces femmes de bon conseil donnent les conseils : pas pour elles !

Bref, il faudrait que ces dames, que l’on dit féministes, c’est-à-dire des femmes qui ont manifestement du mal à assimiler existentiellement leur positionnement sexuel, arrivent à comprendre et se fassent à l’idée qu’à part les milieux homosexuels dans lesquels elles évoluent, la notion d’homme et de femme existe toujours chez les gens normaux ; ce n’est même pas une question d’idéologie mais une notion concrète, tangible, normale, papable, la plus évidente du quotidien qui reste pour l’écrasante majorité d’entre eux l’un des traits les plus fondamentaux de l’ordre naturel ; un ordre naturel dont ils ne sont pas prêts de violer les lois, ou d’accepter les déviances contre nature, au point de les entériner par des lois sociétales.

Il y a deux mots dans la langue française caractéristique d’une certaine civilisation qui font la preuve de sa supériorité sur d’autres : les mots galanterie et courtoisie ; des mots français qu’on retrouve dans beaucoup de langues européennes, soit comme racines, soit à peine transformés. L’amour courtois, sorte de code d’honneur exigé par les femmes dans un univers médiéval empreint de virilité dopée à la testostérone, peut se résumer en termes de limites posées aux hommes dans leurs manières à l’égard de celles-ci ; une manière des plus élégantes de se faire respecter même par le dernier des rustres, une manière aussi de dompter la fougue des soudards et autres bretteurs de la chevalerie. Les hommes de ce temps ne manquaient pas d’aplomb, ni d’une certaine virilité aussi audacieuse que conquérante, parfois envahissante, dans tous les domaines, y compris féminins ; mais les femmes ne s’en laissaient pas compter pour autant et savaient faire valoir leur autorité : elles n’avaient pas besoin d’être féministes pour mettre des distances respectueuses, et elles le faisaient avec élégance ; elles n’ont jamais manqué d’arguments dans nos sociétés occidentales pour se défendre et mettre les hommes à la raison, sinon à leurs pieds ; l’Église catholique ne sera pas chiche d’y apporter un soutien plus que déterminant ; les règles du mariage monogame qu’elle a fait imposer ont eues une double influence heureuse à la fois sur le statut général de la femme et comme élément fondamental de stabilité de la société.

Les rapports de couple homme-femme ne se définissent pas en termes d’égalité, mais en termes de complémentarité réciproque. L’égalité formelle heurte le bon sens commun, et n’a comme justification que de satisfaire les pulsions revendicatrices de certaines furies patentées ; qu’elles me laissent rêver à la femme que j’aime, la femme d’antan, celle de ma jeunesse, celle qu’on aimait, qu’on appréciait pour son authenticité féminine, pour son instinct sûr de future mère et d’épouse, parce qu’on avait appris à respecter la femme ; l’unique vers laquelle on allait tout aussi instinctivement, parce que quelque chose d’elle, que soulignait le brin de coquetterie naturelle, la touche personnelle qui n’appartenait qu’à elle, nous attirait, nous rendait heureux, amoureux, en faisait l’élue de notre cœur avant même de lui avoir déclaré la flamme ; et aussi parce qu’on savait que c’était celle qu’on allait aimer, celle en qui on pourrait mettre toute sa confiance pour construire la vie et la prolonger ; et cela juste avant que ces bruyants bataillons de pies-grièches, aigries, rendues acariâtres par leur mal de vivre, qu’on appelle féministes, toquées et massivement de gauche pour ne rien arranger, ne déteignent sur la gente féminine, et fassent de la femme moderne un monstre oscillant entre l’enquiquineuse institutionnelle hautement diplômée, et la nunuche qui donne dans tous les panneaux de la sottise féministe ; autrement dit une figuration diabolique de la femme prétendument « libérée » qui n’est autre qu’une épouvantable mégère frustrée et inabordable… Les jeunes hommes ne sont pas à la noce ; cruel dilemme quand on n’est pas homosexuel ! Femmes devenues marqueurs de société : l’avenir n’est pas joyeux, ni pour la femme, ni pour l’homme, ni pour le couple, ni pour la famille, encore moins pour les enfants… (2015)

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Cause toujours…

Octobre 2009. Anne Lauvergeon, déclaration au Women’s forum for the economy and society (si, si c’est un truc « français » fondé par une wonderwoman — en français une supernana nommée Aude de Thuin — pour les wonderwomen’s, les speedwomen’s, et les executive women’s, et les golden girl’s à pouvoir, dans le but de concurrencer le Forum économique de Davos, strictement réservé aux seules créatures de Dieu dignes de porter des slips kangourous). Ancienne groupie gauchiste de Mitterrand, ancienne patronne d’Areva (avec le succès que l’on sait), Anne Lauvergeon fut présentée un temps comme la femme la plus puissante du monde ; du coup elle attrapa le melon, la madame ; et le melon n’en pouvant plus de grossir, il craqua aux jointures :

« À compétence égale, eh bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant de autre chose que le mâle blanc, pour être clair. » C’est clair, c’est même très clair : le mâle blanc que je suis a pris la peur de sa vie.

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Février 2012. Christiane Taubira, descendante d’esclaves aux dreadlocks liftés par le cordonnier de la place Vendôme, est nommée ministre de la Justice pour venger ses aïeux ; elle décide de son propre chef, à la suite d’un coup de chaleur et d’une surchauffe récurrente de ses méninges, s’exprimant au nom de ses collègues du gouvernement : « Nous allons changer la civilisation » Ni plus, ni moins… Ces paroles historiques furent prononcées à l’occasion de la Manif Pour Tous contre le « mariage » homosexuel et la théorie du genre… Il est évident que pour cette ex-indépendantiste guyanaise, qui a rejoint les lambris dorés des palais de la République définitivement plus confortables que les paillottes de la jungle — décidément une référence en matière de civilisation cette dame —, les mots ont un sens, et qu’elle est consciente de ce qu’elle dit.

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Septembre 2015. Delphine Ernotte-Kunci, une inconnue parachutée d’on ne sait quel ciel aux couleurs de l’Enfer à la direction de France-Télévision, donc à la tête de la télévision officielle de l’État républicain français, connue pour être une féministe-banzaï, déclare deux mois après sa prise de fonction et de la traditionnelle prise de chou chez les femmes à pouvoir :

« On a une télévision d’hommes blancs de plus de cinquante ans. Et ça, il va falloir que ça change ! »

Quelle élévation d’esprit chez les femmes à pouvoir ! Si un jour la France et l’Europe disparaissent pour de bon, l’humanité saura la part de malheur qu’elle doit à ces petites choses si sensibles, si délicates, que Dieu a créées (il est vrai à la dernière minute, il allait les oublier : elles ont été créées après les animaux !) pour illuminer de bonheur nos tristes jours de bonshommes désenchantés. On appelle ces petites choses des femmes. Avec ou sans pouvoir.

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Et ceci…

S’il arrivait, par hasard, dans ces Chroniques de la Décadence, que mes propos choquassent la sensibilité du lecteur, pour ne pas dire la susceptibilité à fleur de peau de ces dames, que pensent-elles de cet authentique chef-d’œuvre de féminologie appliquée — si, si, la féminologie, cela existe ! — publié sur internet, la veille du second tour des élections régionales de 2015 :

Titre : « Engrosser la femelle du Front national »

« La femme frontiste n’apparaît pas moins mammifère que les autres femmes, même si on la sait nantie d’un cerveau reptilien plus proéminent que la moyenne. Comme tout une chacune, elle est soumise aux humeurs hormonales. Avec une particularité que l’ethnologie nous confirmerait : elle mouille surtout devant l’homme brute qui la rabaisse.

La sympathisante FN nous offre assurément des verges pour se faire battre. Comme elle apprécie la botte et le macho, exècre les idées féministes, jouons son jeu : battons-la de nos verges. Prenons-la au mot, prenons-la tout court. Puisqu’elle nous donne la recette pour métisser le bleu Marine, utilisons-la contre son camp.

Maîtrisons sexuellement les petites frontistes décérébrées, engrossons-les sans hésiter pour la survie d’une humanité souriante. Comme elles sont sottes et tombent facilement face aux arguments épais, bécasses attirées par la gâchette du chasseur en treillis, les choses devraient être aisées. Fabriquons une descendance crépue (j’allais dire frisée, mais je me suis fait peur !) au parti d’extrême-droite, crêpons le chignon de « la France aux français » terrorisée par l’altérité.

Refusant les avancées du planning familial, chaque grossesse débouchera sur un petit métis ou un bâtard, artiste de demain qu’elle finira bien par adopter.

Blacks, nègres, bougnoules, juifs, gauchistes, romanos, gitans, handicapés, francs-maçons et même mes gays amis solidaires : haut les queues ! Mettons nos consciences sous l’oreiller, et haro sur la croupe offerte (hélas parfois jolie !) pour une vaste copulation altruiste. Assurons une multicolore descendance à ce pays qui sombre.

Avec un seul objectif : noyer le poison dans l’œuf. »

Ce texte anti-FN, à la gloire du métissage par la femme blanche, est dû à un « médecin » généraliste, tendance ultragauche à peine déguisée, âgé de 52 ans, exerçant au Havre, habitué des milieux gays et probablement gay lui-même, connu aussi pour mener une activité parallèle de pornographe ; joli pedigree pour un toubib : si elles ne sont pas écœurées par de tels propos, on souhaite bien du plaisir à ses patientes ! Et en plus, il prétend faire de l’humour au « second degré », un humour bien gras, tout en finesse pour faire digérer son poulet : l’habitude de l’humour carabin détourné en diatribe politique, sans doute. Encore un incompris de gauche, un Charlie traumatisé ! Le texte est paru sur un blog du Nouvel Observateur… Bien vite retiré du site, mais pas assez pour échapper à la sagacité des internautes. Quelle a été la réaction des milieux féministes ? À part l’indignation d’une représentante du Parti socialiste qui y a vu une stratégie pour faire monter le Front national, le mur du silence. Pourtant, dès qu’il s’agit de laver le moindre affront les concernant, ces dames ne sont pas en peine de se faire entendre bruyamment…

L’encre de ces lignes était à peine séchée, que des centaines de femmes, à Cologne et dans plusieurs villes d’Allemagne, se faisaient agresser sexuellement par des hordes de migrants clandestins, à l’occasion du 31 décembre ; on a dénombré une quarantaine de viols. A-t-on entendu nos féministes bien de chez nous vibrer d’indignation en solidarité avec leurs sœurs allemandes victimes de ces harcèlements agressifs voire criminels ? Que nenni ! Même silence buté et complice. À croire que ces vaginocrates qui, d’ordinaire, ont la langue volubile et bien pendue, l’ont perdue ; ou alors il faut admettre qu’elles ont le caquet sélectif. On voudrait terminer sur une note méchante ; on se contentera de retenir que ces pauvres filles, quelque peu bancales côté mental et affectif, sont finalement plus à plaindre qu’à blâmer…

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