Feminismologie prospective

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Tenir un langage de vérité à l’opposé du politiquement correct imposé par la dictature du prêt à penser conformiste de notre époque, dès lors qu’il s’agit de parler de la gente féminine, on prend le risque de s’exposer à l’animosité vindicative des gardes rouges du féminisme, chiennes de garde et autres harpies de haute volée chargées de faire la police respectueuse ; « Tu n’as pas intérêt à sortir des clous, mec, sinon on te lacère ta face de blaireau à coups de griffes ! »… La femme moderne qui pose, jaspine comme une grue désormais : on n’arrête pas le progrès humain… Rien n’est plus jubilatoire pour un homme que de prendre à contrario ces dames qui ont déjà contre elles d’avoir infériorisé leurs égales en sororité, faisant d’elles des victimes de toutes les stigmatisations liées à leur sexe, puis d’avoir dénaturé, voire contesté leur féminité en voulant les élever au rang de non-femme à l’égal de l’homme, suivant en cela le mot d’ordre de l’icône du féminisme français, Simone de Beauvoir : On ne naît pas femme, on le devient ; peut-on imaginer assertion plus stupide ? Je prends des risques et me mets d’entrée en défaut en rappelant ce fait de réalité : une femme est une femme ; elle n’est donc pas un homme. Truisme qui, en apparence ne prête pas à confusion, mais dont l’évidence pour certain(e)s n’apparaît pas de façon aussi manifeste. Donc je me lance.

Article premier : la femme est faite pour le plaisir de l’homme, le premier de ces plaisirs étant de former une famille et de lui donner un enfant. Article deux : l’homme est fait pour rendre la femme heureuse. Article trois, pour faire la balance, c’est de la réussite de cette complémentarité réciproque que naît le bonheur du couple, si bonheur il y a. Mais, difficulté, et c’est là que tout se complique : qu’est-ce qui est susceptible de rendre une femme heureuse ? Qui peut répondre à la question ? Je crois même que les femmes ne le savent pas elles-mêmes. La société moderne a tellement bouleversé l’image traditionnelle de la femme qu’elle a brouillé les cartes, et de ce qui devait soi-disant devenir un bien, il en est sorti un mal. Ils ont voulu l’émanciper, lui donner l’accès à la liberté individuelle, ils en ont fait un îlot d’isolement qui n’est plus rattaché à rien ; on a voulu la rendre indépendante de l’homme, de son mari, le résultat est qu’elle est devenue dépendante d’un patron, dépendante de l’État, dépendante des banquiers. En séparant la femme de l’homme dans sa complémentarité sociale, biologique, charnelle, on en a fait une créature sans attaches, dont le dernier lien qui l’unit à son humanité est l’enfant, sa seule raison d’être, mais l’enfant conçu et vécu non comme la continuité humaine dans le cadre naturel et héréditaire de la famille, mais comme une sorte d’animal domestique de compagnie, voué d’une part à satisfaire son besoin de posséder un être vivant près d’elle pour remplir le vide de sa vie — la solitude de la femme —, mais aussi, dans un premier temps, pour répondre à l’appel de la nature qu’elle ne peut jamais contrarier ni comprimer totalement ; et dans un second temps, pour abandonner ultérieurement son enfant à la volonté de l’État-protecteur.

Comment en est-on arrivé à cette situation ? Toujours au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, deux phénomènes sociétaux vont bouleverser la vie des femmes. D’une part le droit de vote qui leur sera accordé, pour ce qui concerne notre pays en 1945, dès la fin des hostilités ; puis plus tard un puissant phénomène sociobiologique dit de « libération de la femme » qui n’était pas le fait d’une évolution naturelle, mais d’une volonté idéologique calculée dont nous allons reparler plus loin.

Si l’on accordait le droit de vote aux femmes, il fallait s’attendre, évidemment, à ce qu’elles entrent en politique un jour ou l’autre ; ce qui se fera progressivement avec le renouvellement des générations, jusqu’au jour où sera nommée la première femme ministre à part entière. Déjà, pour commencer, depuis que les femmes du monde occidental ont acquis le droit de vote et celui d’accéder à l’éligibilité, vous constaterez comme moi que le monde va mieux qu’avant, quand elles n’avaient pas ce fameux droit de vote. Pour une réussite, c’est une réussite. Les féministes nous avaient prévenu : quand les femmes seraient au pouvoir, on allait voir ce qu’on allait voir… On voit et c’est tout vu…

Il suffit de constater l’immense part active que prennent les femmes dans le processus de destruction de notre civilisation pour en être convaincu. On ne voudrait pas y croire venant de l’élément féminin, mais c’est ainsi. C’est véritablement à partir des années 1970, période post Mai-68, sous la présidence Giscard, que les femmes vont commencer à jouer un rôle important en accédant à des postes ministériels multiples. C’est aussi à partir de cette époque où elles commencent à s’exposer publiquement comme jamais, qu’après les avoir vu agir et évoluer, et après avoir réfléchi sur la longueur d’une quarantaine d’années, je peux affirmer aujourd’hui que je juge les femmes totalement déplacées en politique… Dans la politique politicienne, s’entend ; non seulement elles ne sont pas à leur place, mais je les trouve grotesques, stupides, voire carrément indécentes ; je n’ai pas le souvenir d’une seule qui m’ait un tant soit peu séduite en quelque domaine que ce soit en matière de politique. Et il est clair que malgré leurs prétentions à vouloir marquer la société de l’empreinte féminine et de faire valoir leur différence, là encore, non seulement elles n’ont rien apporté au genre humain, mais au contraire, elles se sont révélées de puissants ferments de dissolution de la société.   

Ah ! elles devaient tant nous en remontrer, ces dames ! Oui, on allait voir ce qu’on allait voir ! Les hommes n’avaient qu’à bien se tenir... Mais pour se montrer aussi stupides qu’eux, si ce n’est pire, point n’était besoin d’avoir recours au génie féminin. On annonçait partout, à qui voulait l’entendre, que la femme allait révolutionner le monde, le changer, le rendre plus humain, qu’elle allait nous apporter sa sensibilité féminine, sa petite musique à elle, que l’esprit féminin allait nous faire connaître une ère de justice, de paix, de douceur de vivre, et qu’en tous cas, le règne de la violence entre hommes serait révolu avec les femmes. Les féministes elles-mêmes, qui, on le sait, ont une très haute estime de leur « sexe » et n’en finissent pas de se trouver belles, intelligentes, absolument irremplaçables, ne contribuaient pas peu à imposer cette vision rose fillette de la vie, qu’elles seules étaient capables d’opposer à la brutalité virile du mâle dominant, macho et phallocrate.

Mais en réfléchissant, que pouvaient bien nous apporter concrètement les aimables créatures que les hommes n’apportent déjà, sinon faire des enfants ? Que nous ont-elles apporté d’inattendu, de surprenant, de vraiment original, sinon de contribuer à transformer les hommes en chiffes molles, en coqs châtrés sans crêtes, ni plumes, ou en poules mouillées, dès le plus jeunes âge, c’est-à-dire dès la maternelle ? Particulièrement dans le milieu politicien véritablement sinistré par le féminisme, milieu soi-disant super macho où ils battent tous les records de veulerie obséquieuse et d’aplatissement servile devant l’élément féminin… Toujours la même histoire : les femmes représentent plus de 50% de l’électorat ; démagogie oblige, il a fallu que les politiciens, toujours en recherche de voix pour se faire élire, intègrent les revendications féministes pour ne pas paraître ringards, et en viennent à se faire plus féministes que les féministes elles-mêmes pour capter leurs voix, comme ils se sont faits plus fonctionnaires que les fonctionnaires, plus juifs que les juifs, plus immigrés que les immigrés, pour les mêmes raisons. Que les politiciens républicains soient des carpettes d’une affligeante soumission aux lobbies les plus influents, nous le savons depuis que la République existe ; eux, ils sont émasculés de naissance ; et cela ne s’est pas arrangé avec le temps.

Le deuxième grand phénomène de société qui va modifier le statut socio-historique de la femme après le droit de vote, d’ailleurs sans rien changer à sa nature, sera la montée en puissance du fameux processus de « libération de la femme » avec son programme de revendications tous azimuts. Autrement dit, les féministes vont exiger que le domaine réservé aux hommes soit accessible aux femmes à égalité de droits. Cela se marquera par certains changements visibles dans les comportements féminins : le port du pantalon, la conduite automobile, la cigarette pour ne pas dire la clope, l’accès aux professions et aux activités typiquement masculines, et aussi en faisant montre d’une certaine vulgarité langagière généralement réservée aux hommes un peu énervés et aux poissardes de naissance.

Mais à la libération sociologique de la femme allait s’ajouter sa libération biologique. Là, les femmes revendiquèrent la propriété de leur corps. Il n’appartenait plus à leur seigneur et maître, il leur appartenait en propre désormais ; elles devenaient maîtresses de leur corps : « Mon corps m’appartient ». Sauf que cela, ne peut être qu’une revendication de vierge submergée de désirs à inassouvis, car dans les faits, les choses ne se passent pas ainsi. Dans tous les cas de figure, c’est l’homme qui prend possession du corps de la femme ; et il le possède fermement ou alors il se met en danger d’échec ; je veux dire qu’il risque de faire de sa femme une ménade aigrie, frustrée, et rien n’est plus difficile à vivre pour un homme qu’une femme blindée de frustrations, pour peux que la jalousie s’en mêle.

Autre slogan, cette fois, bien plus grave : « Un enfant si je veux, quand je veux, avec qui je veux ». D’abord un homme qui ferait un enfant à une femme proférant ce type de slogan à la six-quatre-deux, ne peut décemment appartenir à la catégorie mâle ; cela voudrait dire qu’il n’a que mépris pour l’enfant dont il ne serait que le géniteur, étant lui-même ravalé au titre de simple inséminateur ; quant à la femme, elle ne peut appartenir qu’à l’espèce des maritornes de bas étage pour qui l’enfant n’est autre chose qu’une souillure secrétée par son bas ventre. Mais elles vont bien plus loin ; douées de l’aptitude biologique à reproduire l’espèce, elles vont considérer cette particularité génésique comme une aliénation et exiger, revendication ultime, le droit à l’avortement ; car pour ces femelles dégénérées, l’enfant n’est pas seulement une servitude ; il est aussi un obstacle à leur épanouissement personnel, à leur liberté individuelle ; il est considéré à leurs yeux comme un entrave au plaisir sexuel, un trouble de jouissance lié au risque de grossesse.

Le droit à l’avortement, c’est-à-dire le droit de tuer l’enfant en puissance dans le ventre de sa mère, va donner lieu à des campagnes médiatiques furieuses et sans limites, relevant de l’hystérie collective portée à son paroxysme. Ainsi on a vu des féministes assimiler le fœtus à une tumeur cancéreuse. On connaît en 1971, le fameux « Manifeste des 343 » initié par la féministe Simone de Beauvoir, dit encore manifeste des « 343 salopes », titre secondaire dont les signataires ne sont pas à l’origine, laissons-leur au moins cet honneur ; un manifeste dans lequel ces féministes se vantaient d’avoir avorté, puis réclamaient la dépénalisation de l’avortement et l’accès libre aux moyens de contraception. L’ensemble des événements autour de l’avortement aboutira à la Loi Veil de janvier 1975, relative à l’interruption volontaire de grossesse ou IVG. Quarante ans plus tard, cette loi détournée de son but a eu pour conséquence de faire de l’avortement une activité médicale banalisée remboursée par la Sécurité sociale, et dans le pire des cas une forme scandaleuse de post-contraception ; elle a eu pour deuxième conséquence d’arriver à ce que les femmes fassent moins d’enfants sinon plus du tout ; et pour troisième, qu’elles contribuent à la dépopulation de notre pays en le vidant de leurs propres congénères au profit des populations immigrées, dont le taux de natalité élevé est utilisé, voire même amplifié, pour falsifier les statistiques annuelles des naissances.

Par leur volonté de libérer leur corps de toutes contraintes sociales et biologiques, les femmes ont logiquement abouti au troisième volet de la libération de la femme : la libération sexuelle. Sans oublier les risques de maladies, de contaminations diverses et d’inévitable échec social qui vont avec. Le corps de la femme étant en soi un attribut sexuel de fait, dans le même temps où les féministes réclamaient l’égalité hommes-femmes — pardon : femmes-hommes — les femmes en général en sont venues paradoxalement à marquer leur différence et cultiver leur féminité ; elles en sont venues à exposer leur corps. Exposer son corps ou l’exhiber, cela signifiait en faire un objet de fétichisme sexuel soumis aux regards des hommes ; la femme se déshabille, envoie valser le corset, creuse le décolleté, remonte le bas de la jupe, porte des escarpins, se maquille outrageusement, et se donne des airs de femelle provocante. Elle s’affiche comme femme objet, se complaît dans l’image que lui renvoie le miroir. C’est au début des années soixante que l’on voit les filles porter les premières mini-jupes. Il y a déjà plus de cinquante ans. Sauf que les belles plantes de jadis sont devenues, sinon de dignes mamies, les mémères d’aujourd’hui confrontées aux désastres de l’âge ; et tout ce qui était haut chez elles est descendu aux étages inférieurs… Et si elles sont décharnées et sèches comme du bois sec, ce n’est guère mieux. Adieu la mini-jupe et la cuisse légère, vive l’Oréal, l’industriel du ravalement de façade ! Les plus belles fleurs se fanent vite, mais elles renaissent au printemps ; tandis que la femme n’a qu’un printemps ; il est éphémère et ne repassera jamais ; la nature est décidément cruelle : si seulement cela suffisait à ramener dames et demoiselles à plus d’humilité, à défaut de décence !

Restons un instant sur ce phénomène d’exposition de la femme. Exposer son corps, pour une femme, cela veut dire quoi ? Cela veut dire allumer le mâle, faire la putain. À force de se croire émancipées, de se vouloir libres de toutes attaches, de toutes contraintes biologiques, morales, sociales, voire familiales et financières, elles en sont venues à paraître ce que la plupart ne voudraient pas, mais qu’elles affichent ostentatoirement et parfois en toute innocence : des femmes de mauvaise vie. En mai 1968, les prostituées revendiquaient la reconnaissance sociale de leur activité professionnelle tout autant que la considération publique pour leurs personnes. Je me souviens, quelques années plus tard, d’une de ces filles publiques défendant sa cause à la radio et lançant au micro : « Je ne suis pas une prostituée, je suis une femme libérée ». En une phrase tout était dit ; tout s’éclairait. Des centaines de milliers d’hommes s’étaient fait étriper au cours des âges au nom du beau mot de « liberté », pour que des tapineuses de haut vol se l’approprient et le ravalent au niveau des hôtels borgnes puant le graillon et les remugles d’intérieurs mal entretenus. Il est vrai que le mot « liberté » n’a pas de sens puisque lui donner un sens c’est déjà le contredire ; d’où son utilisation incantatoire abusive bien commode, qui n’engage à rien, signifiant qu’on ne prend pas de risques dans la vie, tandis que les responsabilités on les laisse aux autres ; autrement dit, oui à la liberté pour les avantages, non à la liberté pour les inconvénients ; oui aux avantages d’être l’égale de l’homme quand la femme peut l’égaler sur le même terrain ; non aux inconvénients d’être l’égale d’un homme quand il n’est plus avantageux pour la femme de paraître son égal.

Avec le statut de la femme libérée, on atteint le degré sommital de l’émancipation féminine ; « Femme libérée » dit la chanson. Ce que j’ai surtout vu se déployer en cinquante ans d’observation, c’est surtout la libération de la bêtise féminine et la preuve qu’elle existe bel et bien. Aujourd’hui, elle atteint chez certaines femmes médiatisées des sommets sottise ; au point que la société tout entière s’en trouve désormais menacée. L’influence des slogans féministes a tellement agi sur le comportement des filles, que la libération de la femme elles l’ont pris au mot, au point d’apparaître aussi en femmes ou filles libérées, c’est-à-dire en se donnant en public des airs de putains affranchies ; avec la dégaine vestimentaire réglementaire — si j’ose dire : le collant moulant et les bottes à talons haut ; ou, dès qu’un rayon de soleil apparaît, le haut dégagé et les cuisses à l’air.

Je me souviens d’avoir croisé en ville, il n’y a guère, une jeune fille accompagnée de sa camarade, dans les dix-huit ans, fort jolie et qui le savait ; une blonde au bronzage léger, grande, élancée, attifée d’un lambeau de jeans délavé, la braguette ouverte sur le haut du pubis, les jambes du pantalon déchirées à hauteur du sexe, laissant le haut des cuisses nu, un chemisier léger rouge orangé, noué sous les seins, le nombril dégagé, bien apparent. Je précise que nous n’étions pas à la plage, ni au bord de la mer, mais dans une rue commerçante du centre de la France. Arrivé à sa hauteur, ma main part d’instinct au niveau de son nombril, sans la toucher. Parant d’une esquive le contact de la main, elle a un haut-le-cœur outré ; je lui lance en passant : « Allez vous rhabiller mademoiselle, vous éviterez ce genre de désagréments. » Si au nom de la libération de la femme, la société accepte le droit à la provocation sexuelle pour les filles, elle doit accepter son pendant logique, le droit au viol pour les hommes. Non ?

Il n’y a pas encore si longtemps des gamines de douze ans se montraient avec le haut du string dépassant du jeans ; elles n’avaient probablement trouvé rien de mieux que ce tue-l’amour de leur mère pour se faire remarquer… Pauvres gamines ! Il est vrai que pour une fois les établissements scolaires y ont mis le holà ! Avec les progrès de l’idéologie du genre, patience, elles vont finir par arpenter les rues en slip kangourou… Les filles se veulent moderne ; et pour être dans le ton, pour ne pas paraître cavettes à côté des copines, elles sont prêtes à tout, même à s’attifer en apprenties prostituées comme le mitron s’habille en apprenti boulanger pour cuire le pain. Ce ne sont plus des filles en apparence, ce sont des organes sexuels ambulants…

Ce n’est pas tout. Depuis que les smartphones existent, elles sont connectées… On les voit se balader avec ce bidule à la main, comme si elles avançaient au radar. Ces visions m’horripilent. Elles se font des autoportraits et s’admirent en marchant. On dirait qu’elles traînent avec elles leur cordon ombilical… Elles sont reliées à qui ? À leur mère ? Au Bon Dieu ? Aux extra-terrestres ? Toujours en train de le titiller le bidule, de le masturber… Et quand elles ne l’ont pas à la main, elles le collent à l’oreille, histoire de corser le tableau. Elles n’ont pas plus de deux neurones dans la cervelle ; que les ondes hertziennes en détruisent un, elles perdent 50% de matière grise d’un coup. À force d’être branchées, les filles vont finir par mettre au monde des bébés avec des smartphones à la place des oreilles… Mais bon sang, qu’on les remette au tricot puisqu’elles tiennent tant à occuper leurs mains !

Il est parfois permis de se demander si ces jeunes filles ont des parents… Et les parents, s’ils sont bien conscients d’être parents et d’avoir des enfants. De même qu’il est permis de se demander en quoi un jeune homme normalement constitué pourrait être attiré de nos jours par une jeune fille dite « moderne »… Il est vrai que, sortant des mêmes abattoirs scolaires de la République, ils sont du même bois dont ont fait les chiffes molles. Étonnez-vous après cela que les divorces explosent. Vivement qu’on en revienne à séparer les filles des garçons à l’école.

Si l’influence négative des parents défaillants est incontestable, celle de la société l’est encore plus. Il suffit de regarder la presse féminine. Je reste pantois devant les tirages cumulés de cette presse torchonneuse dont le contenu intellectuel est à l’esprit ce que les serviettes hygiéniques sont au linge de maison ; les tirages se chiffrent en millions d’exemplaires. Je note par ailleurs qu’elles ne craignent pas la contradiction ; ces magazines sont généralement dirigés par des donzelles féministes, tendance bobo ; elles n’hésitent pas à faire vivre leurs journaux au moyen de ce qu’elles dénoncent et combattent le plus farouchement : l’exploitation de la femme-objet par la publicité massive et la chosification de son corps. Comme quoi, pour ces dames, à égalité avec les hommes, l’argent n’a pas d’odeur ; même pas le délicat parfum des fragrances chimiques qu’elles proposent à des prix astronomiques à leurs lectrices.

Autre influence pernicieuse, si les mots ont encore un sens : la haute couture. Je crois qu’il n’y a pire que cette profession pour véhiculer une image aussi dégradée et offensante de la femme. Ce n’est plus des femmes que l’on présente à l’occasion des défilés de mode, ce sont des cadavres de déterrées. Ce ne sont pas des mannequins ou des top-modèles, ce sont des squelettes risquant la dislocation à chaque pas. L’air funèbre et glacé qu’elles arborent correspond bien à leur dégaine : pas un sourire ne vient éclairer leur visage figé, lui donner un air d’humanité, si tant est qu’on puisse parler d’humanité dans ces milieux où les individus ressemblent à des croque-morts enfarinés, évoluant dans un décor lugubre de film d’épouvante. Il s’agit pourtant de jolies filles ; mais quand on voit celles-ci emballées dans les frusques excentriques qu’on leur fait supporter, faisant d’elles des épouvantails à moineaux qui feraient rigoler les moineaux, ce n’est plus des femmes, c’est l’amour outragé. Il n’y a pas si longtemps, un groupe horloger suisse avait refusé d’associer son nom à la haute couture, à cause de l’image scandaleuse que les grands couturiers renvoyaient de la femme, en imposant à leurs mannequins des statures d’anorexiques. Faut-il s’en étonner quand on sait que ces filles sont habillées par des homosexuels ? Habillées ?... costumées serait plus convenu. Elles servent d’exutoire à leurs délires prétendument créatifs. Une inspiration et des délires que la plupart soutiennent en s’adonnant à l’alcool et à la drogue. La haute couture « française » est la démonstration éclatante que les homosexuels n’aiment pas les femmes.

*

Revenons maintenant à l’une des plus anciennes revendications féministes, je veux parler du principe d’égalité homme-femme. Quand je dis ancienne, il faut au moins remonter à l’antiquité, sans doute au temps de Lysistrata. Mais aujourd’hui, nous en sommes arrivés au point qu’il ne faut plus en parler mais l’imposer. Or le principe d’égalité homme-femme n’existe pas puisqu’il viole l’état de nature. S’il y a égalité, ce ne peut être qu’entre deux choses semblables ; on peut encore parler d’égalité homme-homme ou femme-femme ; mais il ne saurait exister d’égalité entre deux êtres de nature différente, sauf à contredire la nature elle-même et à offenser les deux êtres. D’ailleurs l’égalité n’existe pas dans la nature ; même pas à l’école, puisqu’il y a des meilleurs, des moins bons et des mauvais qui ne sont pas nécessairement les plus mauvais — peut-être pas adaptés à l’école pour ces derniers… La vie elle-même est inégalitaire ; ce qui pousse la vie à rebours de la mort, c’est d’abord une anomalie dans l’ordre de la nature que personne ni aucun savant ne peut expliquer : la néguentropie ; mais d’une manière plus simple, c’est ce qu’on pourrait appeler le différentiel inégalitaire moteur ou inégalité motrice qui pousse la vie en avant, en opposition à l’égalité formelle qui, elle, la retient et la dévoie en une sorte de spirale dépressive entraînant la mort : cela s’appelle l’entropie ; principe thermodynamique qui conduit inéluctablement au chaos, au néant. C’est pourquoi je dis que l’égalité homme-femme ne peut être qu’une lubie de cerveau malade et dévoyé. La grande Colette disait à ce sujet : « Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que les hommes ; une femme qui est intelligente, y renonce. » Elle savait de quoi elle parlait. La relation homme-femme, dans tous ses aspects sociétaux, ne se pose pas en termes d’égalité, mais de rapports appropriés et de complémentarité réciproque.

Le mythe de l’égalité homme-femme, dans les années passées, s’est surtout révélé par l’entrisme des femmes dans le domaine réservé aux hommes. Puisque je vis, de par mon âge — et c’est là toute mon expérience —, à cheval sur les transformations profondes qui ont bouleversé la société française depuis une cinquantaine d’années, des Trente Glorieuses (Fourastié) pas si glorieuses que cela, aux décennies post soixante-huitarde, je me souviens de la première femme reçue à Polytechnique : Mademoiselle Chopinet ; je me souviens parfaitement de son nom, parce que j’avais remarqué que c’était l’anagramme du dictateur chilien Pinochet, la comparaison s’arrêtant là. La presse était tombée en état d’arrêt cardiaque devant cette jeune femme qui rompait toutes les digues ; nous eûmes droit à un battage médiatique d’une rare intensité. Elle fut présentée comme le symbole triomphant de l’égalité homme-femme ou femme-homme, comme cela vous dit... Pensez-donc ! Elle venait de faire sauter un verrou — et quel verrou ! — de la prestigieuse École Polytechnique jusqu’alors interdite aux filles. Le symbole et le tabou étaient doublement brisés : les femmes s’exaltaient et savouraient leur triomphe sans la moindre retenue !

Par la suite, nous avons eu droit à toutes les premières possibles et inimaginables. Première nationale ou première locale, l’essentiel étant, quoi qu’il arrive, de faire sauter le verrou masculin partout où il se trouvait. Je me souviens de la première pontonnière qui a conduit des ponts roulants géants dans les usines sidérurgiques ; la première femme grutière ; la première femme pompier ; la première tourneuse sur métaux ; la première femme à fraiser sur fraiseuse ; la première femme pilote d’avions de transport aérien… Trente ou quarante ans plus tard, cela n’a toujours pas changé ; vous avez encore et toujours droit à la première femme de quelque chose ; ou aux femmes qui font des métiers d’homme et ne s’en remettent pas de faire des métiers d’homme ; pas moyen d’y échapper : les premières équipes féminines de foutebol ; les premières femmes rugbywoman plutôt musclées du popotin… Vous avez à Clermont-Ferrand la première femme entraîneuse de foutebol d’une équipe masculine professionnelle, sans doute pour regonfler les tapettes de chez Bibendum… J’ai entendu la première cantonnière, mais je n’ai pas encore entendu parler de la première vidangeuse, ni de la première plombière zingueuse… Quoi que… Il me revient en mémoire la première femme plombier qui avait créé une entreprise artisanale, dont la particularité était d’employer uniquement du personnel de sexe féminin. Là aussi, la presse de l’époque en a fait ses choux gras. Puis plus rien. On n’en a plus jamais entendu reparler. Cette sympathique entreprise de nanas en salopettes, virtuoses de la caisse à outils et rompues à pourchasser la fuite rebelle, a dû crouler sous l’avalanche de Messieurs bien sous tous rapports ayant à leur soumettre des problèmes de robinets.

 Soyons sérieux : l’égalité-homme femme en général, la parité homme-femme à tout prix dans les assemblées, sont des concepts aliénants parfaitement conformes à la vision totalitaire du Nouvel Ordre Mondial ; ils correspondent à cette manie bien républicaine de tout formaliser juridiquement, à commencer par les rapports naturels hommes-femmes, et de les traduire en termes de lois. Homme je suis, homme je reste ; il m’est impensable de concevoir mes rapports avec les femmes en termes d’égalité ou d’égalité de droits. La femme, je ne la vois pas en termes d’égalité ; je la vois plutôt gentille, douce, tendre, aimable, soumise, consentante, disponible, serviable, prévenante, attentionnée, enfin tout, quoi… J’assume ma condition de mâle, et même de mâle dominant… J’en conviens, cela fait un peu suranné, un peu miso, macho, phallo, retro, grincho… Il est vrai qu’on n’est plus habitué à entendre ce genre de langage ; ce n’est plus dans l’air du temps. Dans le panorama, je dois appartenir aux derniers dinosaures. Mais que voulez-vous, on est de sa race : je tiens à ma virilité ; et j’entends à ce que la société respecte ma nature de mâle ; patience, vous l’aurez votre monde de pédérastes ! Mais ce sera sans moi… Au-delà de mon propre cas personnel, je m’adresse à la gente féministe et autres harpies agitées du caberlot qui tentent d’implanter l’idéologie du genre à l’école dans le seul but d’abuser de l’innocence de nos petits gars, pour les émasculer psychologiquement et en faire des fiottes précoces, complètement dévirilisées.

Que les femmes se respectent, respectent leur propre nature, et alors les conditions seront établies pour que les hommes se sentent obligés de les respecter et de les aimer tout autant dans leur féminité que dans leur femellité. On ne fera jamais d’une femme un homme, c’est entendu ; mais un garçon, il est facile de l’efféminer, d’en faire une femmelette malgré lui, sinon physiologiquement du moins psychologiquement. Un garçon élevé comme une fille, cela peut faire illusion un temps, mais la nature reprend vite ses droits… parfois tragiquement ; en disant cela, je pense à la sordide affaire Reimer qui fit scandale aux États-Unis, un cas limite qui m’a bouleversé aux larmes, et devrait calmer les délires criminels des aficionados du gender.

Deux domaines restent pour moi inaccessibles aux femmes ; la prêtrise : « Il ne convient pas d’autoriser les femmes de s’approcher de l’autel » prescrit l’Église ; celle-ci a connu le temps des diaconesses, expérience dont elle est manifestement revenue. Pour autant, je ne connais pas d’institutions humaines qui auront autant honoré la femme que l’Église catholique. Cet interdit implique également le mariage des prêtres ; il suffit de connaître un peu l’histoire de l’Église pour en saisir la teneur. L’autre domaine interdit aux femmes : porter les armes. Si vous voulez vous représenter l’élément féminin à la guerre, il suffit de regarder les filles en collant marcher dans la rue et les imaginer au combat. Je veux bien admettre que certaines rêvent de porter l’uniforme en casquette pour se contempler devant la glace, les épaulettes en galons dorés et des brocailles rutilantes sur la poitrine, tels de vulgaires dictateurs d’opérettes. D’autant qu’elles en auraient facilement l’esprit. Qu’elles soient colonelles ou générales cinq étoiles, soit, mais dans la santé ou l’administration. Pour le reste, qu’elles laissent les hommes régler leurs différends entre eux ; qu’ils s’étripent ou pactisent, c’est leur affaire ; les initiatives des femmes ne sont pas toujours pertinentes, il s’en faut, et il arrive souvent qu’elles attisent le feu au lieu de le calmer. J’ajouterai que je supporte mal les femmes juges transformées en commissaires politiques ; les femmes n’ont pas à juger les hommes au plan public : qu’elles se jugent entre elles si telle est leur volonté, ou qu’elles jugent les droits communs ; pour ce qui est de juger des idées, cela reste affaire d’hommes…

Il ne manque pas de domaines d’activités divers et multiples où elles font montre de compétence, de savoir-faire, où elles se révèlent particulièrement performantes, sans avoir à singer systématiquement les hommes. Elles excellent, par exemple, au-delà de la famille, dans tout ce qui touche au domaine patrimonial, tout ce qui se rapporte à la terre des pères, la patrie ; autrement dit, elles assument l’héritage, elles en sont les gardiennes vigilantes ; elles l’animent, le font vivre, le transmettent comme elles transmettent la vie ; elles en assurent la continuité, la permanence, la légitimité ; certes, cela relève le plus souvent du don de soi que de la véritable activité professionnelle ; mais dans son essence féminine, la femme est un don pour l’homme, un don pour sa famille ; elle se donne aux siens, se donne aussi à son pays, à sa manière, comme elle peut se donner à Dieu, comme elle peut aussi se reprendre… Combien est-il de goujats insensibles à la richesse inestimable de ce trésor de dévouement qui accompagne leur vie ? Quelles que soient les qualités des unes et des autres, c’est aussi ce qui fait toute la différence entre la femme de droite à la sérénité lucide qui sait d’instinct où réside son devoir de femme, et la femme de gauche à la cervelle détraquée, rongée par l’effet dissolvant des idéologies, véritable pie-grièche soumise à l’empire névrotique de la haine de soi, rongée par ses aigreurs, ses frustrations, et intoxiquée par le venin de son ressentiment.

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Maintenant il faut se demander, et j’en terminerai par-là, comment on en est arrivé à cet incroyable dévoiement de la nature féminine, à sa transformation en pseudo mouvement de libération de la femme : libération de quoi ? Ce sont les banquiers américains et leurs interprètes idéologiques qui vont instrumentaliser la femme pour la mettre au service du Nouvel Ordre Mondial ; ils ont les moyens, ils ont le pouvoir ; autrement dit, ils ont l’argent… L’action aura pour premier objectif de détacher la femme de son foyer afin d’en faire un agent producteur rentabilisé à égalité avec l’homme, assurant ainsi son autonomie avec cet autre gros avantage de doubler les comptes en banques. Le chef de famille qui posait son salaire, d’un geste machinal, sur le coin de la table de cuisine pour nourrir maman et sa couvée, c’est fini. Pour accéder à cette autonomie et la libérer de toutes entraves familiales, deuxième objectif, légaliser l’avortement, le favoriser ; encourager le divorce, la vie à la colle ou le concubinage de façon à former des couples névrosés sans consistance, en situation de perpétuel conflit ; puis, troisième objectif, arracher les enfants rescapés du ventre de leur mère afin de les placer, dès le sevrage, sous l’autorité de l’État, et ainsi s’assurer le contrôle des générations futures ; tout cela, bien sûr, dans le but d’anéantir la famille patriarcale nucléaire à lignage héréditaire, et d’asservir l’humanité. D’où l’éclosion à partir des années 1960 des mouvements féministes de combat et des officines infanticides de type Planning Familial.

Enfin, depuis quelques années, on est arrivé au dernier stade : instrumentaliser les homosexuels, puis imposer l’idéologie du genre et toutes ses dérives afin de détruire ce qu’il reste de la famille, en faisant de l’individu un être isolé, anonymisé, privé de toutes attaches biologiques, coupé des liens intergénérationnels qui font les races, c’est-à-dire les peuples vivaces et les nations fières ; le déposséder définitivement de toute identité humaine, charnelle, spirituelle, et ainsi aboutir au grand rêve de la République mondiale : transformer l’humanité en un troupeau d’esclaves soumis au diptyque alternatif producteur-consommateur.

On connaît la phrase de Lénine : « Qui tient la femme tient la société ». On notera combien les esprits totalitaires aiment « tenir » les gens, les sentir fermement sous leur poigne ; comme on tient des innocents en otage ; comme on tient les esprits en leur faisant subir un lavage de cerveau permanent, de la naissance à la mort. Et l’on comprend mieux pourquoi l’Éducation antinationale est le plus gros budget de l’État, en même temps que la plus grosse administration du monde, au point que jadis on la comparait à l’Armée rouge soviétique ; sauf qu’il s’agit d’une armée mexicaine de 1 400 000 fonctionnaires dont 900 000 enseignants (50% de la fonction publique d’État), véritables bourreurs de crânes au service de la mutilation des cerveaux et du formatage républicain des esprits ; la dictature universelle, par le monstre de l’Éducation abusivement dite NATIONALE, est en marche.

 Selon cette parole attribuée à Gide — surprenant de sa part, il était homosexuel : « La guerre des sexes n’aura jamais lieu, il y a trop de fraternisation avec l’ennemi. » J’ignore si, dans la réalité, beaucoup de femmes se sentent concernées par le genre de préoccupations névrotiques qui habitent les cervelles branlantes de nos féministes, mais je promets à celles-ci de me rallier à cette utopie féroce qui les possède, les obsède, les étreint, les taraude jusqu’aux tréfonds, et qu’on appelle l’égalité homme-femme, le jour où le premier homme donnera naissance à un beau bébé, comme la magnifique usine du corps féminin sait si bien les fabriquer.

Un beau bébé blond aux yeux bleus, il va de soi.

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